[EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

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[EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

Message par Akane Ueno le Dim 6 Nov - 15:41




   Akane Ueno

Ça me rend malade.
Une soirée. Non, une fête.
Des blagues que j’ai entendues depuis mon arrivée dans ce programme, celle-là est de loin la meilleure. Je vois bien ça, moi, une fête comme en dictature, où en fait on ne peut quasiment rien faire, et surtout au final faut prier notre grand Seigneur… qui ça, déjà ? Je crois qu’on ne nous a même pas donné le nom du programmeur.
Peut-être que c’est parce qu’on aurait tous envie de le tuer.
Quoiqu’il en soit, on m’a demandé de venir, comme à tous les autres. J’ai bien compris que de toute façon, j’avais pas trop le choix.
J’aurais pu essayer de pas venir, pour voir ce qu’ils feraient, mais bon, je suis pas trop chiante comme fille, finalement. C’est leur première fête, je vais leur faire plaisir et venir, puis au moins je pourrai observer… C’est ce que je me suis dit.
Mais maintenant que je suis là, je commence à trouver ça glauque.
Y a vraiment tout le monde. Je pense pas que tout le monde soit aussi obéissant que moi, donc ils ont sûrement dû trouver un moyen de forcer les plus têtus à venir. Ça ne m’étonne pas, c’est leur programme après tout, ils en font ce qu’ils veulent. Comme s’ils avaient le droit de faire de nous ce qu’ils veulent.
Ça me dégoûte. Mais bon, qu’est-ce que je peux y faire ? Je suis bloquée là, et pour l’instant je n’ai absolument aucune idée de ce que je pourrais faire pour m’échapper. Après tout, je viens d’arriver, je vais peut-être devoir m’acheter une patience.
Donc je regarde autour de moi. Je ne reconnais personne. Pas que je connaisse réellement qui que ce soit, de toute manière. Comme ils le disent, c’est la toute première fête. Génial, je vais pouvoir me sociabiliser. J’adore.
Des murs se sont fermés autour de nous, sombres, et avec des motifs idiots qui font penser à un dessin animé effrayant pour enfants. Faut vraiment pas être claustrophobe.
Et maintenant, y a des décorations qui apparaissent un peu partout. Et des stands. Comme par magie. C’est limite plus effrayant que les décorations en soi… Ça me rappelle amèrement que je suis enfermée dans une sorte d’ordinateur, et que les programmeurs peuvent faire ce qu’ils veulent de tout ce qui m’entoure. Ils sont si fiers de leur programme, finalement, qu’ils ne le cachent même pas. Ils ne pourraient pas au moins me laisser un peu oublier ?
Et voilà qu’une estrade s’érige au milieu de la place, et qu’une femme qui se tient debout dessus commence à parler.
Eh, je la connais, celle-là. Où je l’ai vue déjà ?
Liberty… Non, Liberty, ça ne me dit rien, mais c’est son visage qui vraiment me rappelle quelque chose.
Je réfléchis plusieurs secondes comme une idiote, avant de me rappeler d’où je la connais. Évidemment, c’est celle qui m’a si gentiment accueillie dans ce programme. Je vois… Je comprends bien à quoi elle sert. Y a pas à dire, elle est bien choisie. Une femme aussi jolie, avec une voix si douce, elle était toute faite pour l’emploi. D’ailleurs, je commence à me demander si elle est pour de bon réelle.
Mais j’oublie rapidement cette pensée. Je m’en fiche. Je n’ai pas envie d’y réfléchir, parce que je finis par penser qu’on est tous irréels, et que même moi je n’existe pas. Même si je peux respirer, me toucher, parler, penser, râler.
Je détourne mon attention d’elle dès qu’elle a fini de parler. Je n’ai même pas envie de la regarder. Je sais qu’elle n’est là que pour nous leurrer.
Maintenant que je suis là, je ferais mieux de chercher à comprendre un peu mieux ce programme. Peut-être qu’en fouinant un peu je pourrai voir ses limites. Je me doute bien qu’aller parler à cette « Liberty » ne m’avancera pas, alors je n’ai même pas envie d’essayer.

Bon. Première chose à faire, observer les environs. Ce n’est qu’une place, mais elle est assez grande, ce serait con si pendant ma recherche je venais à me perdre.
Je regarde alentour, puis je m’approche un peu de stands et machines, pour essayer de comprendre comment ils sont faits, puis quand-même à quoi ils ressemblent. Je n’ai absolument aucune envie de faire la fête. Je ne comprends pas déjà comment il peut y avoir autant de monde autour de moi, et surtout pourquoi des gens semblent commencer à s’amuser. Ils ne comprennent pas qu’on se moque d’eux ? Ça me rend malade.
Une fois que j’ai vu à peu près tout ce qu’il y a à voir du côté où je suis, je décide de me faufiler entre les gens, pour respirer un peu, et commencer à chercher quelque chose de plus intéressant.
J’essaie de pas trop bousculer les gens, parce que j’ai honnêtement la flemme de foutre la merde ce soir, mais je fais quand même de mon mieux pour passer.
Et enfin, je vois la lumière.
Enfin, j’exagère. En fait, y a pas beaucoup de lumière, mais c’est une manière de dire que j’ai quitté ce gros rassemblement de gens. Il y en a d’autres évidemment, mais là où je suis on semble pouvoir respirer.
Je m’arrête enfin, pour regarder autour de moi, et c’est évidemment à ce moment que je sens quelqu’un me bousculer.
Nan, même pas me bousculer. Tomber sur moi. Vraiment ? Il pourrait pas faire attention ? Surtout qu’attention, je pourrais être une abrutie au cerveau lavé, qui irait se plaindre à l’espèce de statue sur l’estrade au milieu.
Alors que je sens la personne se relever, je me retourne, et avant même de la regarder, je lui dis :
« Eh, fais gaffe, quand-même. »
J’ai pas envie de l’insulter, parce que je me doute que qui que ce soit, ne l’a pas fait exprès. Puis je l’ai déjà dit, je vais pas faire quoi que ce soit ce soir, je vais me laisser une image de petite fille bien sage avant de commencer à agir quand je serai un peu plus sûre de moi.

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Re: [EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

Message par Kendall Sanders le Lun 7 Nov - 23:23

ça la rend malade y paraît.

'Et je dois bien avouer que moi aussi je suis un peu dégoûtée en voyant tout ça. Mais bon. Deal with it.'

« Tu parles d'une fête, c'est une mascarade. lâcha d'une voix désincarnée dans l'assemblée, rapidement couverte par la musique environnante.

Une voix désincarnée, ressemblant presque à celle d'une femme mûre et dans la vingtaine ; mais sortie de la gorge d'une simple adolescente, aux airs typiques d'adolescent. Vieux jean troué, sneakers, et, surtout, un énorme pull bien trop grand pour elle, avec pour motif un hérisson câlinant une éponge. Et ce, tout en faisant éclater un chewing-gum en bouche, tout en éteignant son téléphone portable. Une vision typique d'un adolescent typique – bien que plutôt étrange de par son pull –, contrastée par une voix plus mature. Telle est Kendall ; une enfant pleine de surprises. En parlant de surprise, quiconque l'ayant connue à l'extérieur de Newwell aurait été surpris de la voir se montrer à une telle fête.
« Quoi ? Ken Sanders ? Sortir ? La nuit !? Mais où va le monde ! » : une réaction à laquelle Kendall entendrait bien. Ou, plutôt, espérerait bien entendre.

Soupir.

Cela faisait quelques temps déjà qu'elle se trouvait dans cette ville, et, autant certaines choses lui plaisaient – comme pouvoir obtenir pas mal de choses qui lui semblaient inaccessibles jusque-là –, d'autres la dégoûtaient fortement. Elle n'était pas très douée en matière de relations sociales, et encore moins lorsqu'il s'agissait d'organiser des rassemblements de cette envergure. Mais, même en ne sachant cela, elle le savait. Elle le sentait. Cette « fête » lui paraissait repoussante. Tant d'efforts mis pour créer une ambiance, qui, à elle-même, comblerait le vide d'intérêt à cette nuit. Un véritable objet de dégoût pour la demoiselle, qui considérait la beauté de cette fête aussi artificielle que Liberty.
Sur cette pensée, Kendall fit la moue, alors qu'elle errait entre les passants à la recherche d'un stand de nourriture, crachant au passage dans une poubelle son chewing-gum. Liberty. Ah, quel doux souvenir elle avait de cette « femme ». Elle a souvenir d'avoir  voulu l'agresser … Malheureusement, elle n'en a pas eu l'occasion. Peut-être que, dans cette soirée, elle avait une opportunité de se lâcher, qui sait ?
… Bien sûr que non.

C'est au bout d'une dizaine de secondes que la Sanders fut intéressée par un des stands de nourriture : un stand de hot dogs, et ce, pour un modeste prix. Il ne fallut pas longtemps à Ken pour considérer la chose : quelques instants plus tard, voilà qu'elle repartait sillonner les stands et passants, se ressemblant tous les uns et les autres pour elle.

« Hmmm ... »

Moment de réflexion.
Le ciel, recouvert d'un bleu nuit, sombre mais reposant. Parsemé d'étoiles … Enfin, de fausses étoiles. Alors que Kendall mâchouillait son hot dog, elle observait ce ciel. C'était son monde, à présent, il fallait bien qu'elle s'y habitue … En vrai, elle commençait déjà à plus ou moins s'habituer, mais, quelque chose en elle faisait qu'il lui était impossible d'apprécier cette chance qui se présente à elle. Elle aurait aimé, elle aurait préféré que cette chance ne soi que la sienne dans tous ceux qu'elle a connu. D'autres étaient, après tout, bien plus méritants à ses yeux qu'--

« Uwah ! »

Ne faisant attention, bousculée par plus grand qu'elle, Kendall trébucha, perdit totalement son équilibre et … tomba, inexorablement. Mais voilà qu'au lieu de s'étaler complètement au sol, embrassant de plein fouet le goudron, sa chute fut plus ou moins amortie par une autre personne, qui, de son côté, restait de marbre. Enfin, de marbre. Elle avait réagi, et ce, en lançant :

« Eh, fais gaffe, quand même. »

Une remarque, pour le moins compréhensible. Il faut dire que, sur le coup, la Neutral n'a pas été particulièrement intelligente, sachant pourtant pertinemment le monde l'entourant. Mais, même en sachant son tort, elle ne put s'empêcher de rétorquer d'une voix rauque – après avoir avalé de travers une bouchée de son hot dog :

« C'est bon, je sais, pas comme si je l'avais fait exprès. »

Un regard irrité, pas sur la jeune demoiselle qui se présentait devant elle, mais tout simplement … irrité, sans véritable cible ou quoi. Un regard que Kendall porte constamment, à vrai dire, mais qu'elle avait plus ou moins mis de côté à force de réfléchir. Et voilà qu'en se relevant, vérifiant bien que sa tête n'ait pas pris de coup, tout comme le reste, elle ajouta :

« Et puis, y a trop de gens à cette fête. Enfin, fête. Je me comprend. »

Une remarque désobligeante, comme à son habitude, mais qu'elle ne pouvait véritablement se retenir de dire. Cette fête l'ennuyait, tout compte fait. Elle avait beau être là, aller à droite et à gauche, au final, elle n'avait rien à y faire si ce n'est manger, et ce, à commencer par ce délicieux hot dog qui … n'était plus dans sa main.
Léger regard intrigué, puis inquiet. Oh, non, il n'avait quand même pas …

« … Et puis merde. »

C'est après un coup d'oeil aux alentours que Kendall aperçut le cadavre de son snack quelques pas plus loin, en miettes après que des personnes aient marché dessus par mégarde. Et puis, bon, qu'il aurait été intact ou non, à partir du moment où il a touché le sol, son destin était déjà tout tracé ...


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Re: [EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

Message par Akane Ueno le Mar 8 Nov - 21:27




   Akane Ueno and Kendall Sanders

Ça me rend malade.
Me retournant, je constate que c’est une nana, et qu’elle s’est quand même complètement étalée. On est doué ou on ne l’est pas, je suppose.
Je la regarde rapidement de haut en bas. Clairement, je l’ai jamais vue de ma vie. Pas très grande, assez frêle, elle a de la chance que je sois de pas trop mauvaise humeur, parce que même si j’ai pas des épaules de camionneur, j’ai la terrible habitude de frapper les gamins mal éduqués.
Ce qu’elle est peut-être, puisqu’au lieu de répondre un « Désoléééééee » d’une petite voix comme n’importe quelle personne normale, elle préfère me regarder de travers et me répondre :
« C'est bon, je sais, pas comme si je l'avais fait exprès. »
Ouais, je m’en doute, cocotte, pas la peine de t’énerver.
Bon, au moins je ne suis pas la seule à être irritée par cette fête de bouffons. D’ailleurs, en se relevant, elle ajoute :
« Et puis, y a trop de gens à cette fête. Enfin, fête. Je me comprends. »
Bah ça tombe bien, si on oublie sa fâcheuse tendance à me tomber dessus et pas s’excuser, on pourrait presque bien s’entendre. On dirait qu’elle aussi trouve toute cette mascarade ridicule.
Je la regarde une fois de plus de haut en bas, et je commence à me demander si elle peut vraiment faire partie des Rebels. Elle semble avoir une opinion peu différente de la mienne, mais quelque chose en elle me dit qu’elle n’est pas du type à se rebeller.
Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est frêle et serait ridicule dans un groupe de rebelles classiques, ce qui serait atrocement sexiste et plutôt ridicule venant d’une fille, ou si ce n’est pas – par hasard – à cause de ce regard larvesque. Je ne lui ai même pas parlé, mais elle dégage une sorte de… comment dire.. ? De flemme intense.
Et ça se confirme presque quand elle regarde d’un air vide ce qui semble être son hot-dog qu’elle a fait tomber en elle-même tombant, et dit tout simplement « … Et puis merde. » Elle semble si loin d’une fille colérique. C’est un peu mon opposé, quelque part. Mais pourtant, on pense la même chose de cette fête idiote.
On ne bouge ni l’une ni l’autre. Je ne sais pas trop si je devrais l’insulter, laisse couler, ou sociabiliser comme une personne gentille et patiente que, bien-sûr, je suis. Quelque part, elle m’intrigue, et j’aimerais bien comprendre où elle se place vis-à-vis des groupes.
Je la regarde. Je regarde les restes de son hot-dog au sol. Je la regarde de nouveau. Puis le hot-dog.
J’ai toujours trouvé ça triste, la nourriture qui tombe par terre. Que ce soit le coup classique de la boule de glace qui tombe au sol et fait pleurer les enfants, ou tout simplement un casse-croûte comme ça. Je ne sais pas pourquoi, ça me serre au ventre. Parce que quand on est adulte et quelque chose comme ça nous arrive, on ne peut plus pleurer de tous nos poumons comme le font les enfants, et réclamer à Maman ou Papa d’en acheter un nouveau. Non, on ne peut que soupirer, regarder ce qui reste de notre nourriture qu’on avait si envie de manger, et subir.
C’est de la déception. Tout simplement. Et la déception est un sentiment que je ne peux pas supporter.
C’est un sentiment négatif comme un autre, c’est certain, mais selon moi il est de loin le pire. Je préfère être triste ou énervée à déçue. Je ne sais pas comment le décrire. Comme si ma bouffe tombée sur le sol pouvait m’affecter plus que la mort d’un proche.
La mort d’un proche…
Ha. Je sais pas comment j’ai réussi à partir aussi loin dans mes pensées. Me voilà en train de fixer les vagues restes d’un hot-dog qui n’était même pas à moi d’un air vide.
Je soupire, puis je regarde de nouveau la nana en face de moi. J’ai l’impression qu’elle se fout de tout. Ça doit être pratique.
Mais peut-être que je me trompe, et qu’elle est réellement en colère. Dieu sait qu’il est difficile de comprendre les sentiments d’une personne rien qu’en la regardant.
Je soupire. Bon, à ce stade là du silence maladroit, je ferais mieux de lui parler un peu.
« Pas de chance. »
Et voilà tout ce que je dis à propos de son repas gâché. Bordel, j’étais perdue si loin dans mes pensées que c’est à peine si je commençais pas à me sentir émotionnellement rattachée à ce hot-dog.
Je devrais être en train de chercher un moyen de m’enfuir, et moi je commence des thèses philosophiques sur ce que l’on ressent quand on fait tomber son casse-croûte par terre.
J’attire mon attention de nouveau sur la demoiselle. Ou ce qu’on ne ressent pas, d’ailleurs.
« M’enfin, c’est pas la peine de t’énerver, d’façon ce hot-dog il n’existait pas. », je dis, et de suite je lève les yeux au ciel, d’une manière qui pourrait sembler edgy et dark mais qui est en fait pleine d’exaspération.
Pourquoi je ne pense qu’à ce hot-dog ?! J’ai même pas faim ! C’est comme si à ce point-là, il était devenu une métaphore pour ma vie.
Je suis fatiguée, j’en ai marre de moi, j’en ai marre de ce programme, j’en ai marre de cette fête pleine de gens, j’en ai marre de la musique de merde qui passe au fond, et bordel, ce hot-dog il était important, ok ?! Je suis sûre que sa chute a gâché sa soirée.
Il existait pas, que je dis. Bordel. Je me reconnais plus, des fois.

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Re: [EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

Message par Kendall Sanders le Dim 11 Déc - 23:21

ça la rend malade y paraît.

'Et je dois bien avouer que moi aussi je suis un peu dégoûtée en voyant tout ça. Mais bon. Deal with it.'

Pas de chance.
Le seul et unique commentaire qui sortit de la bouche de l'autre jeune fille. « Pas de chance ». Je vais t'en mettre, de la chance, moi. Honnêtement, Kendall aurait préféré ne recevoir aucun commentaire au sujet de son pauvre snack plutôt que ça. Un commentaire aussi miteux à ses yeux que le hot-dog, et aussi inutile que … Liberty, tiens. Si déjà la soirée lui semblait lourde et ennuyante, aussi utile que … Liberty, alors se faire bousculer pour faire tomber la seule et unique source d'un possible bonheur, aussi artificiel soit-il, c'était pas nécessaire. Surtout qu'il n'a eu le temps que de prendre une ou deux bouchées. La Sanders n'avait même pas mordu dans la moitié.

Soupir. Combien Ken pouvait en pousser par jour ? Aucune idée, mais à force, cela devenait tellement une habitude qu'elle avait nullement besoin de les compter.

« M’enfin, c’est pas la peine de t’énerver, d’façon ce hot-dog il n’existait pas. »

Lançant un regard méprisant vers l'inconnue, Kendall ne put s'empêcher de faire une grimace. La grimace du dégoût. A moins que cela soit celle qui n'a pas besoin que l'on étale la vérité sur sa face, aussi. Mais voilà, ce deuxième commentaire était tout aussi inutile que le précédent aux yeux de mademoiselle Sanders, qui commençait à perdre patience dans cette soirée inutile. Trop de bruit, on ne s'entend pas, on se bouscule, se marche dessus, on renverse les gens, ce qu'ils tiennent, et cette MUSIQUE, cette musique à vomir ; oh, si Kenny le pouvait, elle la changerait, cette musique débile. Une musique qui était censé raviver l'envie de s'amuser chez les gens ; mais qui, au contraire, lui donnait envie de tout casser.
Mais elle ne le ferait pas.
Parce que Kendall reste Kendall, soit une adolescente aussi dangereuse qu'un hérisson – et encore, elle est incapable de se défendre.

Le regard méprisant toujours crispé sur son visage – devenant peu à peu désintéressé par ce qui l'entoure, Kendall ouvrit la bouche ; et ce, pour un long discours :

« Je suis pas stupide, je sais bien qu'il existait pas. Seulement, quand tu as cette chieuse de Liberty qui te force à t'amuser en faisant bien exprès de mettre tout en place d'une manière qui aurait plus tendance à te casser les couilles, faut bien essayer d'en tirer quelque chose, grogna-t'elle, avant qu'un rictus ne se dessine sur son visage. Problème, c'est que la seule chose qui me permettait d'apprécier un minimum la nuit vient littéralement de se faire écraser sous les pieds des passants. »

Pointant du doigt le cadavre de son hot-dog, celui-ci était depuis devenu une charpie immonde collée au sol de la place. S'il était encore un minimum reconnaissable, il ressemblait à présent à une bouillie immangeable, dont la saleté des chaussures s'était incrustée dans la mie de pain et la saucisse ; prenant une alors couleur relativement sombre. Aussi sombre que l'humeur de son ancien propriétaire après sa perte.

« Bref. »

Levant les mains tout en haussant les épaules, d'une façon presque dramatique avec ce faux sourire au visage, toujours aussi lasse, Kendall venait, en cet instant, de très vite tourner la page. Pour elle, cette histoire de hot dog était finie, et, surtout, elle voulait passer à autre chose. Elle n'allait pas passer non plus trois ans à se poser des questions existentielles sur du pain et une saucisse, comme si ces deux ingrédients assemblés formaient une existence qui lui était indispensable pour son bien-être.
Voilà, histoire classée. Elle a dépensé de l'argent pour rien, et avait encore quelques heures devant elle à ne rien faire d'autre que s'ennuyer lourdement en attendant que l'heure de libération sonne – en parlant de cela, la soirée était si mauvaise à ses yeux qu'elle aurait préféré la passer en cours plutôt qu'ici.
Elle s'apprêtait à partir, mais avant qu'elle ne fasse ne serait-ce qu'un seul pas, la Sanders leva les yeux au ciel, se rappelant de quelque chose : la fille.

« Ah, oui. »

Posant son regard bleu-vert sur l'adolescente aux twintails, elle resta plantée là quelques millièmes de secondes, se perdant un peu sur le visage de son interlocutrice. Des millièmes de secondes que celle-ci avait peut-être senties passer, avant que la paresseuse se daigna enfin de faire ce qu'elle se devait de faire depuis le départ : être polie.

« Désolée du coup de t'avoir bousculée, je suppose. Même si j'ai pas fait exprès. Nan, en fait, si j'avais fait exprès je m'excuserais même pas. Mais, dans un sens, j'ai pas trop à m'excuser là vu que c'était pas mon intention … Mais bon, je t'ai quand même dérangée sur le coup. Donc ouais. Pardon ? »

Et ce, une tirade entière sur un ton aussi monocorde et motivant qu'un professeur de littérature en première heure ou dernière heure de journée. Heureusement pour l'autre demoiselle, sa voix prit une certaine sonorité par la suite :

« Enfin, ouais … Du coup … Hm … Je m'appelle Kendall. Kendall Sanders. Ouais, pour la présentation, tout ça. On doit avoir à peu près le même âge, donc autant on risque de se recroiser plusieurs fois. Qui sait. »

Décidément, il était difficile de savoir si Kendall était douée pour les interactions sociales. La politesse pouvait être là, mais cette honnêteté et cette franchise, au point de ne pas filtrer ses pensées, pouvaient paraître plutôt dérangeants ...


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Re: [EVENT HALLOWEEN] Ça me rend malade. (Libre)

Message par Akane Ueno le Lun 19 Déc - 22:31




   Akane Ueno and Kendall Sanders

Ça me rend malade.
Alors que je suis toujours en train d’essayer de me remettre de la connerie que je viens de dire, je remarque que la nana en face de moi arbore une grimace de dégoût – grimace qui vire peu à peu vers un air de mépris.
Bon, soit c’est le « Pas de chance », soit c’est la philosophie du hot-dog qui ne lui a pas plu. Pour être honnête, je ne suis pas certaine duquel c’est. Avec ces gens, on est toujours surpris, de toute façon. Des fois, parler d’une chose telle que la chance peut les énerver, sans raison réellement valable. Après, pour ce qui est de « Ce hot-dog il existait pas »… Bon, c’était une remarque conne, on l’avait compris, mais ça va pas la dégoûter non-plus, la pauvre choute ?
« Je suis pas stupide, je sais bien qu’il existait pas. », qu’elle dit.
Ah, d’accord. En fait, ma remarque était tellement nulle qu’elle l’a prise pour une insulte à son intelligence. Ça lui est pas venu à l’esprit que c’était juste moi qui était idiote ? Ces gens se prennent la tête pour un rien. Je sais bien que je suis du genre colérique, mais je m’irrite pas pour la moindre petite phrase non-plus, faut pas déconner. Elle a quoi, celle-là ? Elle veut un snickers ?
« Seulement, quand blabla blabla blabla bla… »
Et elle râle, et elle râle, je l’écoute même pas, ça m’intéresse pas.
J’ai presque envie de lui dire, « Ça va aller ma chérie, t’inquiète pas, faut pas pleurer pour ça ». Pourquoi elle s’énerve ? Puis elle est honnêtement impolie, cette gamine. Je ne vous cache pas que ça ne me plaît pas.
Je fixais un peu le vide, puis je vois qu’elle pointe le doigt vers le cadavre de son hot-dog. Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a dit ? Elle est peut-être partie dans un délire philosophique elle aussi, j’en ai pas la moindre idée, j’ai pas écouté. Moi qui parle d’impolitesse, je me fous peut-être un peu de sa gueule, là.
« Bref. »
Elle lève les mains en l’air et hausse les épaules, lançant un atroce sourire qui pue la haine à 10 km. Ou peut-être que ça, c’est juste moi qui le voit.
Je la fixe d’un air vide. J’ai pas trop d’inspiration, là. Au pire elle va se faire foutre, non ?
J’ai rien de particulier à lui dire, mais j’ai aussi une très grande flemme de riposter de quelle que soit la manière. Puis je suis quasiment sûre que j’avais décidé de rester sage le temps de la première fête, je peux pas me mettre à donner des bonnes leçons à ceux qui le méritent de suite.
Tch.
Ah, tiens, je crois qu’elle me parle. Ou non ? Je suis quasiment sûre qu’elle a dit un truc, mais là elle me fixe juste. Merde, j’ai loupé un épisode, encore ?
« Désolée du coup de t'avoir bousculée, je suppose. Même si j'ai pas fait exprès. Nan, en fait, si j'avais fait exprès je m'excuserais même pas. Mais, dans un sens, j'ai pas trop à m'excuser là vu que c'était pas mon intention … Mais bon, je t'ai quand même dérangée sur le coup. Donc ouais. Pardon ? », qu’elle enchaîne.
Ah, tiens, cette fois j’ai écouté. Vous êtes fiers de moi ? Vous devriez.
C’est qu’elle me tape sur les nerfs, celle-là. Je sais pas pourquoi, la manière dont elle s’exprime, et même ses expressions, me donnent envie de la frapper. Elle pourrait pas s’excuser, nettement et simplement, comme tout le monde, et puis s’en aller, comme tout le monde ?
« Enfin, ouais … Du coup … Hm … Je m'appelle Kendall. Kendall Sanders. », qu’elle ajoute, d’un ton vaguement plus vivant.
Mais… Mais je m’en fous ??? Pourquoi elle me dit son nom ? C’est la meilleure, cette fille est super malpolie, et puis ensuite, comme ça, elle me donne son nom, tranquille, et pourquoi pas son adresse tant qu’on y est ?
On a le même âge donc on va se recroiser ? Mais ça n’a aucun sens… … Non, définitivement, aucun sens. Et après elle critique mes hot-dogs philosophiques. On ne va pas à l’école, donc clairement…
Ugh.
Bon. Elle me saoule.
Je la remettrais bien en place, en temps normal… mais il semblerait que là je n’aie pas d’autre choix que rester patiente.
Ha. Elle ne m’a rien fait. Elle m’a bousculée, soit, mais c’était accidentel. Puis elle a bien fini par s’excuser. Elle doit juste être nulle en interactions sociales, voilà. On va lui pardonner.
Pour cette fois.
Je rejette mes couettes en arrière, je hausse les épaules, et je soupire légèrement, en fermant les yeux. Avec ce programme de merde, je n’ai pas d’autre choix que d’être patiente. Je me défoulerai plus tard.
« Akane Ueno. Enchantée. »
Simple, concis.
« Je vois pas vraiment en quoi nos âges joueraient un rôle en une éventuelle nouvelle rencontre, mais soit. De toute manière, il faut bien faire connaissance avec nos « voisins », je suppose. »
J’appuie bien sur le mot voisins, pour qu’elle visualise que j’y mets des guillemets. Faudrait pas qu’elle croie que je suis assez conne pour croire qu’on habite à côté, et qu’ensuite elle le prenne mal. Pour une fainéante, elle s’irrite bien facilement, je trouve déjà.
Je regarde rapidement autour de moi. Pas qu’il y ait quoi que ce soit d’intéressant à voir, mais vous pensez vraiment que je réfléchis à la moindre petite action que je fais ? Je ne suis pas de ces gens faux qui passent leur vie à prétendre qu’ils sont quelqu’un d’autre que ce qu’ils sont réellement.
Je suis juste obligée d’être sage et polie, de temps en temps.
« Bref. Je vais pas m’éterniser en plein milieu de la foule. J’ai prévu de faire des trucs de toute façon. On se reverra peut-être une autre fois… Allez, salut. »
Je la regarde très rapidement une dernière fois, puis je tourne le dos et m’éloigne rapidement, me faufilant entre les gens. Tiens, maintenant je vais bien regarder sous mes pieds que personne n’ait fait tomber un casse-croûte dans lequel je pourrais marcher.
Faut que je cherche comment redevenir libre, merde. Je peux pas gaspiller mon temps avec des sales gosses.
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Akane Ueno
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