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R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

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R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Daniel Lestrange le Dim 31 Déc - 1:43



De toute façon.
feat. charles deering
Tu en as marre de ce Charles.
À chaque fois qu’il te parle, c’est pour te convaincre du contraire – du contraire de quoi, au juste ? Du contraire. Point. Il vient pour te contredire.
Pourtant, tu écoutes ce qu’il te dit. C’est assez surprenant, venant de toi. Tu parvenais parfaitement à l’ignorer au début, mais peut-être parce qu’il a vraiment trop insisté, tu as commencé à l’entendre, et maintenant, tu l’écoutes toujours.
Ce n’est pas que tu as commencé à être d’accord avec ses paroles. C’est que tu as commencé à les boire.
Sûrement car tu n’avais pas écouté qui que ce soit depuis plusieurs années, au lieu de normalement encaisser ce qu’il te disait, tu as commencé à l’analyser. S’il s’agissait de les lire, ce serait entre les lignes – tu as essayé de comprendre exactement ce qu’il voulait en plus de ses mots. Et voilà que tu t’y es retrouvé. Tu as eu l’impression de te voir dans un miroir, mais un miroir déformant ; tu as vu une altération de toi, tu as vu une possibilité de ton avenir.
Car Charles et toi, au fond, vous n’êtes pas si différents. Vous voulez la même chose. Vous l’avez juste abordée d’une manière différente, et principalement, lui l’a déjà eue, et toi pas encore. Il nage dans le bonheur, et le cherche encore plus – toi, tu n’y touches même pas.
Peut-être en t’entourant de Charles auras-tu une chance de l’avoir toi aussi. En tous cas, c’est ton excuse pour l’écouter quand il te parle, alors que tu ignores tout le reste de la Terre.
La dernière fois que vous vous êtes parlé, tu as cru apercevoir une once de colère dans son attitude, et ce n’est pas surprenant, puisque que si tu lui as ouvert tes oreilles, tu n’as pas commencé à faire le moindre effort. Il semblerait que même le grand et positif Charles Deering soit agacé par ton comportement, et perde patience à force.
Tu as failli, par réflexe, en être bien content. À l’idée d’être débarrassé d’une personne de plus, du moins, puisqu’il ne voudrait plus essayer de t’atteindre.
Mais sans t’expliquer pourquoi, tu ne l’as pas été, au contraire. Et Dieu sait que quand quelque chose va à l’encontre de ton bonheur, ça te tue – alors tu as réagi, pour une fois. Pas beaucoup, et pas par grandes paroles, mais ça a été assez pour qu’il se rende compte que tu n’étais plus de pierre, et pour qu’il décide qu’il faudrait que vous ayez une conversation quand vous seriez « tous les deux plus calmes ».
Tu te trouvais très calme, pourtant. Tu n’étais pas particulièrement en colère, tu as juste réagi, chose à laquelle tu n’es pas habitué. Mais quelque part, ça ne t’étonne pas que quelqu’un qui t’a déjà bien assez vu soit étonné de te voir soudain faire la grimace à l’idée de lui déplaire. Tu as parfaitement conscience de ton comportement habituel. Tu le fais justement exprès.
Tu es assis seul dans ton appartement, et tu viens de lui envoyer un message pour lui dire de venir. Tu es d’accord, il faut que vous parliez. C’est normal, puisque vous êtes sur la même longueur d’onde, selon toi.
Puisqu’il a répondu apparemment positivement, tu l’attends. Tu ne te sens ni patient, ni impatient. Tu attends tout simplement, parce que c’est comme ça, et voilà. Tu n’as pas envie d’y réfléchir plus que ça. Tu fixes ta porte en attendant d’entendre le son de ta sonnette.
Tu n’es pas sûr de quoi il faut que vous parliez, mais tu es sûr que Charles aura une idée. Autant qu’il fasse sa part du travail, la tienne, c’est de te montrer disponible. Il est déjà assez rare que tu fasses ça.
Tu n’as pas envie de faire le moindre effort, mais tu n’as pas le choix. Ce n’est pas en faisant rien que tu vas atteindre finalement le bonheur.
« Ce n’est pas en insultant tout le monde non plus », te dira-t-on, mais on ne sait rien. On ne sait pas ce que tu as déjà essayé. On ne sait pas par quoi tu es déjà passé, quelles tentatives vaines tu as faites. On n’en vaut pas la peindre, de toute façon.
Tu attends. Tu sais très bien ce que tu veux, en fait. Tu veux qu’il devienne gratuitement ton ami et qu’il t’enseigne gratuitement sa méthode du bonheur. Salaud.


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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Charles Deering le Dim 31 Déc - 1:45


De toute façon.
FT. DANIEL LESTRANGE

En voyant le nom de Daniel apparaître sur mon écran, je grimace. Il n’est pas la première personne que je rencontre qui ait une mauvaise vision de l’existence, mais il y a quelque chose de particulier à son propos qui me rend mal à l’aise – et ce n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de ressentir. Je pense que je suis sur la bonne voie pour le comprendre, mais il y a encore quelque chose qui bloque, et c’est un énorme obstacle que je ne pourrai pas surmonter sans beaucoup d’efforts.
Je soupire en déverrouillant mon téléphone pour lire son message, et suis, bien que je commence à m’habituer à son attitude, surpris par son inquisition extrêmement directe :
« Ramène toi chez moi. Sonne, je t'ouvre. »
Je réfléchis un instant. Ce message est en fait une bonne chose ; c’est la preuve qu’il m’a écouté quand je lui ai indiqué que je voulais lui parler sérieusement, et une bonne fois pour toute. Ou du moins, c’est ce que j’espère – je ne vois pas pour quelle autre raison il m’inviterait chez-lui, puisqu’il me déteste visiblement, mais par ses réactions, j’ai deviné que ce n’était pas assez pour me faire du mal.
Ne suis-je pas chanceux, que Daniel m’accorde l’attention qu’il n’apporte à personne d’autre au monde ? Peut-être est-ce mon aura – peut-être les Hommes sont-ils fait pour se partager un peu avec moi, comme je le veux, au final.
Mais je ne pense pas. Ce serait penser que j’ai une quelconque supériorité sur qui que ce soit, ce qui n’est pas le cas – au contraire.
Je ne peux donc pas refuser cette aimable invitation. Je pose le livre que je tenais encore dans la main gauche sur la table, et réponds :
« Bonne idée... »
Je me lève, et attrape la première veste qui me tombe sous la main. À vrai dire, il s’agit plutôt d’un gilet, mais ça correspond très bien à la température externe actuelle, aussi ne m’en fais-je pas plus que ça. En m’assurant que ma clé d’appartement est dans la poche de mon pantalon, je sors, et me dirige vers la résidence D, où je sais déjà que Daniel habite.
J’arrive rapidement en bas de chez lui, et suis surpris de trouver la porte d’entrée grande ouverte. Je me dis que ça ne peut pas être bon pour les habitants de ces appartement, mais je me dis aussi que ça arrive, que quelqu’un a dû la pousser au maximum et oublier de refermer derrière-lui, et qu’au lieu de m’inquiéter, je devrais en profiter.
Daniel s’attend probablement à ce que je sonne à l’interphone, et je dois avouer que l’idée de le surprendre, même un tout petit peu, me plaît bien. Alors je rentre tout simplement, et monte directement jusqu’à son appartement, et sonne à sa porte.
J’attends quelques secondes avant qu’il m’ouvre. La surprise déplaisante que je lis dans son regard me ravit, et je ne peux donc m’empêcher de sourire en le voyant.
Je me demande un instant si ce n’est pas cruel de ma part, mais après tout, je ne lui fais pas de mal, et il n’y a rien d’horrible à tout simplement vouloir surprendre quelqu’un qui ne montre jamais la moindre émotion autre que l’agacement.
Je me glisse à l’intérieur de son appartement dès qu’il recule pour me laisser de la place. Je garde mon air le plus calme et sérieux, mais je suis en fait impatient de pouvoir vraiment lui parler – et j’espère qu’il me donnera la chance de lui parler à lui, et pas à l’espèce de mauvais caractère qu’il s’est construit pour je ne sais quelle raison.
Je le regarde, et me dis que je serais ravi de pouvoir le rendre lui aussi magnifique. Il est si intelligent malgré sa méchanceté, je suis sûr qu’il pourrait facilement devenir fantastique. Je ne veux que l’aider, n’est-ce pas ? Il sera certainement plus heureux en devenant plus doux.
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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Daniel Lestrange le Dim 31 Déc - 1:48



De toute façon.
feat. charles deering
Ding-dong.
C’est à ta porte que tu entends sonner, au lieu de l’interphone. Tu fronces les sourcils, ne comprenant pas pourquoi, mais tu te lèves quand même pour aller l’ouvrir, et c’est bien face à Charles que tu te trouves. Il a l’air très fier de son entrée – tu fronces les sourcils. Tu n’aimes pas quand les autres pensent avoir le moindre avantage sur toi.
Tu ne dis rien, mais tu n’en penses pas moins. Tu as envie de lui fermer la porte au nez et lui demander d’aller sonner en bas, et rien ne t’empêche de le faire, mais tu recules quand même pour le laisser rentrer.
« Tch. »
Il se faufile à l’intérieur, et te regarde d’un air calme. Il attend sûrement que tu lui dises quelque chose, ce qui te semble à peu près logique, puisque tu ne lui as pas donné la moindre raison pour sa venue. De ton côté, tu fermes la porte, et t’avance à l’intérieur, réfléchissant une seconde.
Tu ne sais pas exactement quoi lui dire. Tu crois que tu sais ce qu’il veut te dire, mais tu ne peux pas non plus le deviner sans que ça vienne de lui. Tu sais que le plus simple est de lui dire que tu rebondis sur son invitation à discuter, mais quelque chose te semble trop bizarre à ce propos.
Tu serres les dents et croise les bras. Même pas une minute, et tu es déjà agacé.
Tu ne vas pas lui poser la moindre question sur la manière dont il est rentré dans l’immeuble sans sonner, car ce serait lui faire plaisir. Tu décides donc d’enchaîner sur autre chose.
« J’ai cru comprendre que tu avais des choses à me dire. », commences-tu.
Tu soupires et poses tes mains sur tes hanches. Tu n’as pas envie de parler. Tu as juste envie d’entendre ce qu’il a à te dire, et décider de le prendre en compte ou non. Tu ne veux pas non plus te sentir obligé d’y répondre. Après tout, ce n’est pas toi qui voulais parler à la base, c’est bien lui.
Tu le regardes. Tu as beau vouloir tout simplement le détester comme les autres et ne pas y voir plus loin, tu ne peux pas t’empêcher de trouver qu’il y a quelque chose de spécial à propos de son visage, et de son expression. Ils te sont plaisants, d’une manière étrange. Aussi agaçant Charles soit-il, son apparence t’est plaisante.
Ce n’est pas la première fois que tu rencontres quelqu’un de corporellement attrayant. Il y en a même sûrement qui le sont plus que lui, mais tu as du mal à te rappeler de ça quand tu le regardes. En tous cas, ceux-là ne te font généralement ni chaud ni froid. Si tu vois bien qu’ils sont beaux ou belles, tu n’en as rien à faire – ce n’est pas dans les traits de quelqu’un que tu trouveras ce que tu recherches. Mais chez Charles, c’est particulier. Tu ne sais pas pourquoi, et tu ne sais pas ce que ça veut dire, et c’est quelque chose que tu aimerais comprendre.
Tu détournes le regard pour ne pas avoir à le voir. Pour ne pas être déconcentré.
Ça sonne faux. Être déconcentré par le physique de quelqu’un. Ce n’est pas ça que ça veut dire…
« Je suppose que tu penses que je peux changer. », continues-tu.
Tu ne demandes que ça, de changer pour le meilleur, mais tu ne penses pas que quelqu’un d’autre puisse te l’apporter. Qui plus est, ta vision et la leur du meilleur n’est pas la même.
Pour eux, meilleur, c’est être gentil. C’est être souriant. C’est être avenant.
Mais chez toi, ça n’a pas marché. Tu ne sais pas ce que c’est, meilleur, mais c’est quelque chose d’autre. Tu sais qu’en rester là serait faire mauvaise piste.
« Alors vas-y, je t’écoute. Donne-moi tes idées. »
Tu as décidé de rester direct, et de t’en tenir à la conversation. Tu n’as pas envie de l’inviter autrement. Tu ne le laisses pas s’assoir, ôter sa veste, quoi que ce soit, non ; il est là pour parler, alors qu’il parle. Tu n’as pas que ça à faire d’être poli. Ça ne te sert à rien, de toute façon. Salaud.


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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Charles Deering le Dim 31 Déc - 1:51


De toute façon.
FT. DANIEL LESTRANGE

Daniel croise les bras, l’air mécontent. Est-ce vraiment à cause de mon entrée légèrement surprenante ? Si oui, je le trouve bien susceptible pour quelqu’un qui se donne des airs je-m’en-foutiste. Puis-je, cependant, vraiment juger son attitude ? Je peine de toute manière à la comprendre, aussi suis-je peut-être complètement à côté, sur le long ou court terme.
« J’ai cru comprendre que tu avais des choses à me dire. », me dit-il avant de pousser un soupir et poser ses mains sur ses hanches.
De mon air le plus calme et pour lui montrer que je ne viens pas pour l’agresser – peut-être est-il aussi bien d’agir comme avec un petit animal avec ce genre de personnes – je hoche la tête et détourne mon attention de sa posture. Je jette un regard alentour, observant son appartement, et je suis légèrement déçu ; je pensais y trouver quelque chose de spécial, peut-être qu’il soit en bazar complet ou au contraire parfaitement rangé au millimètre près, mais il s’agit d’un habitat des plus simples, recevant le soin moyen qu’une personne normale peut apporter. Il existe une expression comme quoi l’état de la chambre de quelqu’un reflète l’état de ses pensées, et je ne sais pas si elle s’applique à son habitat entier ou uniquement à cette pièce précise – pour le confirmer ou double-vérifier mon observation, j’aimerais bien voir la chambre de Daniel, histoire de voir un peu comment s’organisent ses pensées. Peut-être sont-elles parfaitement normales, d’ailleurs, serait-ce vraiment si décevant ?
L’idée de trouver un moyen de pénétrer dans sa chambre me fait un instant sourire, mais je passe immédiatement à autre chose quand il continue :
« Je suppose que tu penses que je peux changer. »
« Je suppose que je peux changer » entends-je d’abord, et la surprise est telle que je sursaute légèrement, avant de répéter ses mots dans mon esprit et me rendre compte de mon erreur. Je ne sais pas si je suis déçu ou rassuré ; je devrais normalement être déçu, mais ce n’est pas tout à fait ce que je ressens.
Quoiqu’il en soit je le regarde à nouveau dans les yeux. Je réfléchis à ce que je dois lui répondre ; bien qu’il m’ait invité, il ne semble pas très amène à écouter mes arguments.
« Alors vas-y, je t’écoute. Donne-moi tes idées. », conclut-il.
Il me pousse pourtant à parler, je suppose donc que c’est ce qu’il veut. Je ne comprends pas pourquoi, mais si je commence à trop y réfléchir, j’ai la sensation que je vais me perdre.
Je calcule quelques secondes encore mes mots avant de hocher la tête et perdre mon air calme que j’ai légèrement forcé. Je baisse la tête et tire sur les manches de mon gilet tout en commençant :
« Je suppose, à mon tour, que tu as bien compris que bien que nous soyons tous les deux en faveur du programme, nos intérêts diffèrent. »
Je relève la tête pour le regarder dans son entièreté. « Quel âge a-t-il, déjà ?» me demandé-je sans raison réelle. 20 ou 21 ans, il me semble. Qu’importe ?
Je ne sais pas pourquoi, mais je ne parviens pas à le regarder droit dans les yeux quand je lui parle. Je ne manque pas de confiance en moi pourtant, et n’ai pas peur de lui – je ne contrôle tout simplement pas ce réflexe que j’ai de regarder ailleurs. Je regarde donc vers le côté, fixant la fenêtre qui donne sur l’extérieur des résidences à ma droite, en continuant :
« Je ne suis personne pour décider de tes convictions, mais je me dois de m’opposer à des violences inutiles. »
Il me faut quelques secondes pour m’efforcer de le regarder dans les yeux.
« Et j’ai l’impression qu’en plus des autres, tu te fais violence à toi-même. »
Je me sens rougir à peine ai-je terminé ma phrase. Je suis légèrement gêné, et je ne sais pas par quoi, tant puis-je m’être senti à la limite de mépriser mon interlocuteur il y a seulement quelques minutes. J’ai l’impression de dire des bêtises, et les mauvaises – ai-je, finalement, vraiment réfléchi à ce que je voulais lui dire depuis que je lui ai demandé de me laisser lui parler sérieusement ? Tout ce que je sais, c’est que je veux le pousser à s’améliorer, et que j’y tiens énormément, comme j’y ai toujours tenu avec qui que ce soit, mais je n’ai pas encore pensé à la manière dont j’allais opérer. Il n’est pas la personne avec qui ce sera le plus facile, aussi devrais-je faire un minimum d’efforts ; peut-être est-ce parce que je suis désolé de ne pas en avoir fait que je rougis. Je baisse le regard et regarde mes manches que je n’arrête pas de tirer vers mes mains, sans raison réelle.
Il est vrai qu’il y a quelque chose d’impressionnant au sujet de Daniel. Résiderait-ce dans son regard, ou dans son attitude ? Sûrement est-ce car je ne le sais pas que je me sens intimidé.
Je crois que je n’ai jamais été intimidé de ma vie. N’est-ce pas fantastique ? Même Daniel peut m’apporter quelque chose de nouveau ! Quand je dis qu’il a du potentiel ! Je suis impatient de le voir se développer – pour cela il va falloir que je trouve la bonne méthode.
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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Daniel Lestrange le Dim 31 Déc - 1:54



De toute façon.
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Il te regardait auparavant dans les yeux sans le moindre problème, mais il baisse la tête quand il te parle enfin, et semble incapable de la relever, du moins pour te faire face. Tu ne t’expliques pas ce comportement venant de quelqu’un comme Charles, mais ça t’importe peu. Tu écoutes ce qu’il te dit, car c’est bien là ce que tu avais prévu de faire.
« Je suppose, à mon tour, que tu as bien compris que bien que nous soyons tous les deux en faveur du programme, nos intérêts diffèrent. »
Il commence par énoncer une évidence. Tu espères qu’il a des choses plus intéressantes à dire, et que ce n’est qu’une introduction inutile et ennuyeuse.
Il te regarde de nouveau, mais toujours pas dans les yeux. Tu en viens à te demander ce qu’il te veut, voire ce qu’il pense. S’il continue à t’éviter autant qu’il s’intéresse à toi, tu risques de commencer à être gêné. Tu ne voudrais pas qu’une telle chose arrive, et pour l’instant tu veux seulement entendre ce qu’il a vraiment à te dire.
« Je ne suis personne pour décider de tes convictions, mais je me dois de m’opposer à des violences inutiles. », continue-t-il.
C’est bien ce dont tu avais l’impression. Mais tu te concentrerais mieux sur ce qu’il te dit s’il te regardait dans les yeux, comme d’habitude. Tu ne vois pas Charles comme quelqu’un du genre à éviter ton regard, et qu’il le fasse te trouble plus que tu ne le voudrais. Tu ne te concentres presque que sur ça, malgré tous les efforts que tu fais pour t’intéresser à ses paroles. Il joue nerveusement avec ses manches, en plus. Il te stresserait presque, et pourtant, ce n’est pas quelque chose que tu ressens trop souvent. Venant de n’importe qui d’autre ce serait normal, mais tu ne vois pas pourquoi lui hésite face à toi. Ça te fait te sentir spécial à un certain niveau, et tu détestes ça. Tu n’es qu’une sous merde inutile, un salaud. Il n’y a rien d’assez particulier à ton sujet pour faire baisser les yeux des plus confiants. Ça ne devrait être facile qu’avec les faibles.
Comme s’il s’était rendu compte qu’il t’agaçait, après quelques secondes de silence, il relève la tête pour te regarder dans les yeux. Il semble avoir fait un énorme effort pour cela, mais il finit de parler sans problème :
« Et j’ai l’impression qu’en plus des autres, tu te fais violence à toi-même. »
C’est peut-être de l’avoir vu rougir qui a fait que tes joues aussi se sont colorées. Ou peut-être est-ce son air presque innocent quand il a t’a sorti cette dernière phrase, ou la phrase elle-même.
C’est mignon, te dis-tu. Mais tu te dis aussi que tu es pathétique. Tu sais très bien qu’il y a quelque chose chez lui qui te plaît, tu ne sais pas trop quoi ou comment, mais tu es censé t’en foutre. Rougir, c’est pour les autres. Aimer, c’est pour un Daniel gamin. Et c’est bien pour ça que tu sais que tu n’aimes pas Charles, et que tu ne l’aimeras jamais.
Tu le veux peut-être quand même un peu.
Au lieu de penser à des bêtises, tu devrais t’occuper de lui répondre. Mais en cet instant même, cette conversation n’a plus la moindre importance à tes yeux. Tu penses à autre chose. Tu as décidé que tu voulais autre chose.
Tu le fixes toujours droit dans les yeux. Tu ne le lâcheras pas. Tu ne le laisseras pas te lâcher. Et tu veux qu’il arrête de bouger ses bras, là. Tu t’approches soudainement et d’un seul coup de lui, tu attrapes le dessous de son menton et tu le soulèves pour que son regard ne quitte pas le tien, et tu tiens ses deux mains dans la tienne.
Tu lui réponds, tout de même.
« Pas assez pour me retenir de faire violence aux autres. »
Tu as obtenu ce que tu voulais, qu’il te regarde et qu’il arrête de tirer sur ses manches. Mais comme d’habitude, tu ne sais pas ce que tu veux.
Tu restes quelques instants comme ça, immobile, à le tenir ; et puis, sans réfléchir tu le serres contre toi en plaçant ta main qui tenait les siennes dans son dos. De l’autre tu attrapes sa nuque pour rapprocher son visage du tien, et tu l’embrasses.
Qu’il le veuille ou non, tu l’embrasseras. C’est ce que tu dis. Parce que c’est ce que tu as décidé de faire.
Mais au fond de toi, tu espères que ça ne le dérange pas.
Tu ne t’en fais pas plus que ça, pourtant, quand après l’avoir embrassé plus sauvagement que tu ne le devrais, tu le repousses et passe ta main sous son espèce de gilet. Tu la glisses sous son pantalon et la fais passer tout autour de son corps avant de baisser d’un coup son pantalon et son caleçon avec.
C’est parfois à se demander à quel point tu sais ou ne sais pas ce que tu veux.
Tu trouves son pénis déjà en érection, et tu es surpris, mais tu es aussi un peu content. Pas assez, jamais assez ; mais ça, ça te plaît. Tu le mets dans ta bouche, et tu ne veux plus le regarder dans les yeux, maintenant, tu as décidé que tu allais le sucer.
Tu tiens ses deux fesses comme si elles t’appartenaient, et tu le suces sans te gêner. Tu le suces jusqu’à ce qu’il éjacule, et tu hésites à le cracher sur ses pieds avant d’avaler. Puis tu te relèves d’un coup, et tu te jettes sur lui pour l’attraper comme si tu avais peur qu’il s’enfuie.
« Je te veux toi » tu dis sans y réfléchir, à tel point que tu n’es pas sûr de l’avoir pensé au préalable, et tu lui retires son gilet d’un coup, et le jette par terre derrière-lui.
Tu colles ton front contre le sien en griffant inconsciemment son dos. Pas assez fort peut-être pour alerter les cerveaux artificiels contre toi, mais tu es certain qu’il le sente passer. Tu ne te gênes pas, non, et tu as envie d’encore l’embrasser, mais tu ne sais pas pourquoi tu hésites.
Avec tout ça, c’est ça que tu ne comprends pas ; que tu puisses finir par hésiter, alors que tu le boufferais tout entier. Il ne s’agit que de quelques secondes avant que tu te décides à faire quelque chose, tu ne vas pas juste laisser passer ça. Salaud.


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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

Message par Charles Deering le Dim 31 Déc - 1:55


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Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cette réaction là…
Je l’ai aperçu rougir, et je n’ai pas eu le temps de me dire que c’était un peu mignon avant d’être déstabilisé par sa manière de me fixer avec insistance. J’ai eu l’impression de sentir mon estomac se retourner ; pourquoi, oh pourquoi, me suis-je demandé, un être comme Daniel m’impressionne-t-il autant ? Est-ce parce que je me trouve incapable de le comprendre ?
Et là, il m’embrasse… Il s’est jeté sur moi, m’a attrapé par le menton et les deux mains, car je suppose que je le dérangeais à trop bouger… Il m’embrasse et je suis trop surpris pour penser quoi que ce soit, ou tout simplement l’en empêcher.
« Pas assez pour me retenir de faire violence aux autres. », m’a-t-il dit.
Compte-t-il me faire violence ? Il sait pourtant bien que le programme l’en empêchera. Si ce n’est pas ça, que veut-il dire alors ?
Peut-être est-ce sa manière de m’embrasser. Il est vrai qu’il y met une passion violente, il m’embrasse sans vergogne, comme si c’était entendu, comme si je lui appartenais, même ! Et je ne l’empêche pas, non – je sens mon corps trembler dans son étreinte, et je me demande pourquoi je ne l’ai pas repoussé quand il m’a attrapé un peu avant, alors qu’il m’en a largement laissé le temps ; et je me dis que c’est que j’ai beau être surpris, j’ai beau me sentir légèrement stressé, ça ne me déplaît pas tout à fait.
Je suis impressionné, d’une certaine manière. Je n’aurais vraiment jamais pu prédire qu’il allait faire ça. Il y a tant de beauté, parfois, à l’imprévisibilité… Et je n’aurais su prévoir que Daniel voudrait de moi, et je crois que ça me fait bien trop plaisir pour que je m’oppose à ce qu’il me touche, ou fasse ce qu’il veut de moi. Quand il cesse enfin de m’embrasser je ressens comme un vide, et j’aimerais lui dire quelque chose, mais je suis sans voix. Je le regarde en évitant son regard, je le regarde bouger et je me demande ce qu’il va faire. S’il va me lâcher, s’il va regretter sa décision irréfléchie – et je sais combien je serais déçu, car j’aimerais qu’il m’embrasse une fois encore, j’aimerais me partager avec lui, prendre un peu de lui avec moi…
Je ne me laisserais sûrement pas faire par n’importe qui, je sais juste que Daniel est vraiment spécial ; je n’ai jamais autant hésité face à quelqu’un, et ce n’est pas que je l’aime, oh non, ce n’est pas possible, ça, c’est qu’il m’impressionne, m’attire d’une façon étrange, autant qu’il me dégoûte, peut-être. Je suis confus par cette action soudaine, et c’est peut-être ça qui la rend si bonne. Il m’aura séduit si vite, peut-être est-ce ainsi qu’il a vécu si longtemps sans jamais se faire tuer par personne…
Séduit, je ne sais pas si je le suis, ah ! Je sais bien que Daniel n’est pas des plus gentils, des meilleures personnes ici, mais il m’attire, et puis-je le dire ? Il m’aura excité, car maintenant, je veux qu’il me violente un peu plus, quoi que Liberty en ait à dire.
Il me repousse sans s’en faire, et je ne peux pas en demander plus. Mon estomac est toujours aussi serré ; cette angoisse qui me fait trembler, je n’y suis pas habitué, et que n’aimé-je pas découvrir de nouvelles choses ? Il passe sa main sous mon caleçon et le descend avec mon pantalon… Ce ne serait pas aussi facile si je n’étais pas aussi maigre, hein ? J’ai du mal à les trouver à ma taille, mais on dirait que ça t’arrange.
Si je n’étais pas déjà rouge, je rougirais de savoir mon pénis déjà en érection simplement car il m’a embrassé ; ah, comme si c’était entendu… Et il y dépose ses lèvres, et… Ah, que me fait-il ?
Ne demande-t-on pas l’avis de l’autre personne avant de faire cela ? Ne dit-on pas au moins quelque chose ? Et voilà que je sens ses lèvres sur mon appendice, et sa salive le recouvrir… Je me force à me taire en tenant ma bouche de mes deux mains, je ne sais pas pourquoi, car je ne suis de toute manière pas des plus discrets. Il me tient par le derrière et je me laisse entièrement faire, comme si je n’étais pas capable de bouger, comme si je ne me sentais pas sur le point de tomber. J’appellerais ce qu’il fait passion si je pensais qu’il en avait la moindre, mais venant de lui, je ne vois rien d’autre pour le définir que violence.
Violence qui m’est si douce.
Je griffe ma propre joue comme m’agripper plus fort pouvait empêcher mon gémissement plus fort que les autres de sortir quand j’éjacule – découvrirais-je aujourd’hui que je préfère être pris par surprise ?
Je laisse tomber mes mains aux côtés de mon corps quand je le vois se relever, mais c’est maintenant que je ne peux plus émettre le moindre sens. Mon excitation me fait respirer fort, mais rien de plus ne sort ; je suis encore trop surpris, et confus, sûrement partiellement par mon plaisir. Il attrape mon corps entier et me serre contre lui, et j’ai l’impression qu’il veut m’empêcher de m’en aller, comme si je ne l’avais pas laissé faire tout ça.. !
« Je te veux toi », dit-il sèchement, et je le fixe cette fois-ci, car sincèrement, vraiment, je ne savais pas. Je ne savais pas, et j’en pense quoi ?
Il griffe mon dos sur toute sa hauteur en collant son front contre le mien. Sa griffure me fait trembler, je sens comme une sorte d’électricité traverser mon corps entier. Je crois que s’il pouvait me griffer plus fort, je le laisserais, car finalement peut-être sa violence est-elle la seule chose que j’apprécie chez lui… Mais l’idée de Liberty me traverse rapidement l’esprit, et cette chose que j’ai faite pour m’assurer sa visite, ah, quelle erreur, me dis-je parfois ! Et quand il ne m’embrasse pas, et je ne comprends pas pour moi, mon adrénaline me rattrape et je passe ma main contre son dos.
« Baise moi, mais ne me griffe pas. » dis-je…
Oh, il y a de ces choses que je ne m’entendrais pas dire ! Mais j’ai l’impression que mon cœur battant et l’envie qui me traverse m’empêchent de m’exprimer normalement, et je ne sais pas comment lui expliquer que me blesser, même si j’aime ça, amènera quelqu’un qu’on ne veut pas voir…
Comme si je ne me sentais plus, je l’embrasse. Quoi ? Il ne peut pas juste donner l’air de vouloir m’embrasser encore une fois et ne pas le faire. Je l’embrasse avec une passion que je n’aurais jamais pensé avoir en arrivant là.
Moi qui voulais parler, c’est raté. Mais peut-être pourrai-je l’amadouer pour qu’il me montre sa chambre ? J’ai une théorie à confirmer moi, ah ! Mais je serai peut-être trop occupé pour regarder. Il m’a poussé à changer d’avis… C’est fantastique, c’est étrange, j’aime ça, j’aime les surprises,
j’aime qu’on abuse de mon être pitoyable.
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Charles Deering
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Re: R-18 [Appartement 3] De toute façon. [ft. Charles Deering]

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