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[Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

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[Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Liberty le Dim 12 Nov - 21:51

Raison : Tentative de suicide
Durée de séjour : 5 jours inanimé et 2 jours éveillé.

Tout RP concernant une visite de ce membre ou de ce membre à ce moment-là devra se faire sous ce topic. À moins que les visites ne se passent au même moment, merci de ne pas les mélanger.
Les RPs de ce topic ne peuvent pas avoir lieu lorsque le personnage est inanimé.

Toute demande par ordinateur sera traduite par Liberty. Elle pourra intervenir sous demande du membre.
Pour demander à rendre visite au personnage, il faudra dans l'entrée de l'hôpital rentrer son identité, la raison de la présence et l'identité de la personne à qui la visite est rendue. Le personnage hospitalisé pourra décider d'où non accepter de laisser rentrer le votre.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Dim 12 Nov - 22:52

Réveillé.
feat. personne
S’il se trouvait déprimé auparavant, ce n’était que parce qu’il ne s’était jamais trouvé dans sa position actuelle.
Ce n’est que parce qu’il n’arrive plus à fermer les yeux qu’il fixe le plafond blanc au-dessus de lui. Ce n’est pas pour s’étrangler qu’il tient son cou entre ses deux mains, mais pour y sentir sa blessure encore récente et la cacher de quoi que ce soit qui puisse l’observer – qu’il s’agisse de caméras ou du monde en lui-même.
Il a honte, mais ce n’est rien en comparaison avec son mal-être. Ou peut-être les deux se complémentent-ils ; en tous cas, il n’a plus envie que de se cacher, ou disparaître, mais à ça, il se retient de force de penser.
La manière dont il se sent n’importe cependant plus selon lui ; pas nécessairement par choix, il ne se concentre plus que sur le fait de vivre en soi, de tout simplement respirer et d’être là. Il a l’impression d’être allongé dans ce lit qu’il trouve inconfortable depuis au moins une décennie, mais ça ne fait qu’une demi-heure – il est précisément six heures du matin, mais il n’en a pas la moindre idée ; son téléphone n’a pas bougé de son appartement, et il lui faudrait faire l’énorme effort de tourner la tête pour voir l’heure sur sa table de chevet.
Il s’est réveillé terrifié et confus, dans une douleur atroce et avec une impression de faiblesse pire que jamais, dans cette salle qu’il n’avait jamais vue, et un écran avec des enceintes s’est collé droit à son visage pour lui déblatérer il ne sait trop quel message d’explications. Il a vaguement retenu le fonctionnement de la pièce ; il s’en moque bien, de toute manière, et il a très bien compris tout seul ce qu’il faisait là.
Il croit qu’il ne s’est jamais autant détesté auparavant. Ce n’est pas la simple pensée d’avoir raté quelque chose qui le dérange, mais la pensée d’avoir raté sa tentative de suicide précisément : il n’est pas idiot, il sait très bien ce que ça signifie.
Des gens qui lui rendront visite, ou pas. Ce qu’il ressentira dans les deux cas. Tout ce monde qui l’évitera, ou l’entourera en ne le voyant plus que comme le pauvre enfant qui a tenté de se tuer. Ce n’était pas là son but ; il voulait disparaître, pas se donner en spectacle. C’est même le contraire de ce qu’il voulait…
Il ne sait pas quoi faire, à présent. Il se jetterait bien sur la première arme à proximité pour tenter à nouveau, non, pour réussir cette fois-ci, mais il se doute bien que ce n’est pas une option que le programme compte lui donner. Il veut rassurer le monde, mais il ne voit pas quoi leur dire, et il ne veut pas voir qui que ce soit. Il veut être entouré et il veut être seul à la fois. Il veut revivre normalement et il veut s’en aller pour toujours aussi.
Il a conscience qu’il a besoin d’aide en cet instant même, mais il ne sait pas laquelle, et qui pourrait lui apporter. Personne ne lui apportera, se dit-il même – personne n’est assez proche de lui, et ce n’est pas comme si le programme allait lui fournir un psychologue ou psychiatre. Le programme peut le forcer à vivre, peut lui secouer au visage des choses censées le rendre heureux, mais il ne peut pas comprendre ses sentiments ou tenter de les réarranger.
Alors il fixe le plafond. Il fera quelque chose si on attend de lui qu’il fasse quelque chose. Par politesse, rien de plus. Il ne voudrait pas froisser quelqu’un en ne répondant pas à leur SMS, par exemple…
Vraiment, qu’a-t-il pu lui passer par l’esprit ? Au dernier moment, envoyer un dernier message à cet autre abruti ? Alors qu’il voulait disparaître discrètement, disparaître comme si de rien n’était, il envoie un message d’adieu… Quelle idée, et il espère que ce n’est pas à cause de ça qu’il a été sauvé.
Non. De toute manière, ce n’est pas Jan qui le comprend ou s’inquiète assez pour lui pour analyser ce qu’il a pu penser et réaliser ce qu’il allait faire. Il a dû se rater tout seul comme un grand – seul, comme pour beaucoup de choses.
Il aurait dû s’éteindre seul dans son appartement au lieu de s’inquiéter pour les autres. Il a été trop bête, et maintenant, il gâché sa chance ; il est condamné à vivre et à ne pas savoir ce qu’il veut.
Fan-tas-tique.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Jan Lyons le Dim 12 Nov - 23:28


Sixième jour.
FT. L'ÉCRAN

Sixième jour. Son estomac est tordu de douleur, peut-être par angoisse ou peut-être parce qu’il mange vraiment trop peu depuis plusieurs jours.
Comment pense-t-il garder sa forme s’il ne mange plus et ne fait plus de sport ? Il ne peut pas se permettre de détruire l’image qu’il a passé des années à construire, mais il ne se gêne pas pour le faire.
La main sur le ventre, légèrement plié vers l’avant, il marche maladroitement en direction de la place de la ville. Il s’est jeté hors de chez-lui à peine 6h ont sonnées, et seulement une minute doit être passée – il fait de son mieux pour marcher vite, afin de pouvoir passer le plus temps possible dans le hall de l’hôpital et d’avoir le plus d’occasions d’essayer d’y rentrer.
Il a arrêté de réfléchir aux raisons pourquoi il fait ça. Toutes les différentes parties de ses pensées ont apparemment accepté qu’il ne ferait plus rien d’autre à présent, et que de le questionner ne pourrait qu’empirer les choses et n’y changerait rien. Il peut à présent se diriger en silence vers l’hôpital, y rester assis en silence, et en repartir en silence, et il ne se rend même pas compte d’à quel point ça le rend mal à l’aise ; après tout, il entend de nouveau les habituelles insultes quand il est chez lui et incapable de se reposer la nuit. Elles sont d’ailleurs plus répétitives encore, et axées sur la même chose ; la même personne.
Akiro, Akiro, Akiro. Il n’y a plus qu’Akiro. Jan ne veut pas savoir pourquoi et se moque bien que ça semble étrange ; tout ce qu’il veut est que cet épisode-là se termine. Il n’est pas rare qu’une série se concentre sur un personnage en particulier pendant un épisode spécifique, et c’est ce qu’il se passe dans la vie en ce moment-même. Il n’y peut rien, et est bien obligé de s’y plier ; puisqu’Akiro a fait son grand coup, tout tourne autour de lui à présent, jusqu’à ce que la situation se règle.
Mais elle ne se règlera pas toute seule – ce n’est pas non plus les cernes de Jan qui vont la régler. Lui veut tout simplement être présent pour voir comment ça va se passer, et peut-être aider un peu les choses, car il est content pour son ami qu’il soit enfin au centre de l’attention, au milieu de la scène…
N’importe quoi…
Il veut le tirer du centre. Il veut y prendre sa place. C’est l’orateur en plein milieu qui se prend les tomates pourries et les injures, pas les participants dans les coulisses – Jan escompte bien de crier les annonces qui déplaisent du haut de ses poumons et d’être le centre de l’attention pendant que ses amis, et en l’occurrence son seul ami est en sécurité sur le côté. Il saura essuyer les taches, encaisser les coups, il en a l’habitude ; c’est même pour ça qu’il sait que c’est beaucoup trop difficile à supporter pour quelqu’un qui n’a jamais pris cette place. Il faut bien que quelqu’un le fasse, et il n’y a pas de raison de l’infliger aux autres.
Il veut le voir pour lui dire qu’il sera toujours avec lui, qu’il pourra lui servir de bouclier, qu’il pourra faire fuir ou attirer les gens avec ses talents d’orateur s’il le souhaite, que ce n’est pas un problème, qu’il est là pour ça. Il veut lui pardonner sa bêtise tant qu’il ne recommencera jamais.
Il ne voit pas pourquoi il se prendrait les coups autrement. Il a l’air d’oublier qu’il ne s’est pas pris beaucoup de coups depuis qu’ils se sont retrouvés.
Il entre dans le minuscule hall de l’hôpital et tombe presque contre l’écran au beau milieu où il va rentrer les mêmes informations que d’habitude. Il devrait sentir sa présence depuis le temps. Liberty devrait lui donner un pass, pour le principe parce qu’il a été si dévoué, et puis quoi, de vieux amis qui s’en sont tant dit à une époque peuvent bien se voir à l’hôpital…
Identité ?
J-A-N L-Y-O-N-S, Monsieur
Il serait bien pratique que cet écran retienne les derniers identifiants rentrés comme un ordinateur, mais ce serait aussi assez embarrassant – il croit bien que personne d’important ne l’a encore vu ici, avec son air désespéré. Mais il n’est pas désespéré, et il commence de toute manière à savoir par cœur taper tout ça à toute vitesse. Voilà un skill qu’il n’avait pas auparavant…
Raison ?
Visite.
Identité de la personne visitée ?
A-K-I-R-O L-Y-N-N, Monsieur
Une icône de chargement s’affiche, et Jan se voit obligé d’attendre la réponse. Ne lui dites pas que ce foutu ordinateur va se mettre à laguer, maintenant…

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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Liberty le Dim 12 Nov - 23:34


Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn
Akiro
L'écran qui est à côté de ton lit pivote et s'approche de toi. Dessus s'affiche en majuscules :
DEMANDE DE VISITE
En dessous, des informations sur la personne qui te rend visite sont visibles :
Jan LYONS, 17 ans, Résidence A
En plus petit, en dessous, tu peux lire :
Demande de 6h03
Deux boutons s'affichent sur l'écran tactile, un vert affichant AUTORISER et un rouge affichant REFUSER. Tu peux appuyer sur celui que tu veux et ça permettra ou non à la personne concernée de rentrer dans ta chambre.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Lun 13 Nov - 0:09

Réveillé.
feat. l'écran
Il entend le « bzzt » d’un appareil léger se déplaçant près de son oreille. Il pense immédiatement à l’écran qu’il a vu en se réveillant, mais ne se retourne pas pour vérifier.
Il reste parfaitement immobile, et ne pense à rien pendant un petit moment, avant de commencer à hésiter. Il ne sait pas encore s’il veut faire l’effort de recommencer à exister pour de bon, ce qui impliquerait tourner la tête pour voir ce qu’il se passe à côté de lui, ou s’il veut prétendre qu’il n’est plus là maintenant qu’il a fait ce choix et qu’on l’en a empêché. Il ne sait pas combien de temps il se tâte, penchant un moment pour une option puis un autre pour l’autre, avant de tourner subitement la tête.
Aïe.
Mauvaise idée. Il a voulu se débarrasser de ce problème en s’en occupant, tout simplement, mais dans ce qu’on peut vaguement qualifier de son enthousiasme, il a oublié qu’il avait une blessure dans la gorge assez importante pour être atrocement douloureuse. Il regrette immédiatement son choix mais malgré ses larmes aux yeux, lève la tête vers l’écran quelques centimètres au-dessus de lui.
Il le fixe un moment avant de pouvoir vraiment se rendre compte qu’il affiche des mots qu’il a la capacité de lire. Il est fatigué, faible, et déprimé, mais il fait tous les efforts du monde pour poser son regard sur chaque lettre et l’aligner avec la suivante pour lire comme un élève de cours préparatoire – maintenant qu’il s’est bien fait mal, il ne va pas gâcher son effort en ne prêtant pas attention à ce que lui dit l’écran.
« DEMANDE DE VISITE », comprend-t-il.
Demande de visite. Il analyse les mots comme s’ils venaient d’une autre langue, ne comprenant pas immédiatement ce qu’ils impliquent – puis il se rappelle qu’il est dans un hôpital, qu’il est éveillé, et qu’il connaît bel et bien des gens dans la vie. Maintenant qu’il a compris, il est surpris ; il ne s’attendait pas à de la visite aussi tôt. Il se demande si ce n’est pas qu’il a perdu le fil du temps, et cette pensée le fatigue étrangement – mais il se persuade que ça ne peut pas être ça, qu’il n’est pas encore fou, et qu’il doit s’agir d’une visite rapide, tout simplement. Il ne comprend tout simplement pas de qui il peut s’agir, d’autant plus qu’il doit être environ six heures du matin, s’il a bien compris le message d’accueil qu’il n’a pas trop écouté à son réveil ; eût-il été dans le monde réel, il se serait sans-doute agi de ses parents, mais là, il ne voit pas.
« Han », ses parents. Il espère qu’ils ne savent pas… Non, il sait qu’ils ne savent pas. Est-ce vraiment mieux ?
Il cligne des yeux pour ne pas se laisser partir trop loin dans ses pensées, et les baisse lentement vers la prochaine ligne. Il espère y trouver l’identité du fou qui s’est jeté sur sa chambre dans les minutes suivant son réveil.
« Jan LYONS »
Il redirige ses yeux vers la gauche pour relire la même chose.
« Jan LYONS »
Encore une fois.
« Jan LYONS »
« 17 ans, Résidence A »
Il tremble. Il croit sincèrement qu’il tremble – non, il tremble. Il tremble vraiment. Il ne comprend pas pourquoi il tremble. « Jan LYONS », mais ça n’a aucun sens…
Il vient de se demander qui serait assez fou pour lui rendre déjà visite, et voilà sa réponse. Elle n’a pas le moindre le sens, et il ne peut pas s’en satisfaire. Non, il ne peut pas associer cette pensée et ce nom.
Il repense pour la première fois depuis son réveil à sa vie en tant que telle en se souvenant des SMS qu’il a trouvés dans son téléphone quand il l’a regardé pour une première fois depuis et une dernière fois avant longtemps, puis en entendant résonner sa sonnette dans ses souvenirs de son appartement. Et maintenant, il regarde l’écran, et voit écrit « demande de visite » et « Jan Lyons ».
Il comprend tout, à présent.
C’est un rêve. Il ne s’agit que d’un rêve.
Il s’est réveillé un jour dans une nouvelle ville dont il n’avait jamais entendu parler et qui s’avère être un programme. Il est obligé d’y vivre une vie absolument normale, entouré de gens qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam excepté pour une personne, Jan Lyons. Jan, de tout le monde ! La personne qu’il n’a pas supporté quitter, à qui il n’a jamais arrêté de penser malgré des années de séparation, elle est là et elle semble n’en avoir rien à faire de lui malgré toute l’attention qu’elle lui avait apporté dans la vraie vie, et quand il s’agit de situations importantes, d’un coup, comme par magie, elle est la seule à s’en faire.
C’est si illogique qu’il aurait dû s’en rendre compte il y a bien longtemps déjà. Il a toujours su qu’il avait une imagination débordante – il se demande quand il se réveillera, maintenant qu’il sait. Il se demande depuis combien de temps il dort. Il espère que ce n’est pas qu’il est dans un coma ou quelque chose comme ça, car dans le monde réel, il aurait au moins deux personnes à inquiéter, et il ne pourrait pas le supporter…

« Jan LYONS »
L’écran reste immobile face à lui, et a l’air de se moquer de lui.
« Demande de 6h03 »
Six heures trois. C’est ridicule. Le couvre-feu se lève à six heures, ça voudrait dire qu’il est allé directement à l’hôpital, et qu’il s’est levé extrêmement tôt exprès – c’est juste ridicule, c’est exagéré, et puis, comment aurait-il pu savoir qu’il était réveillé ?
Jan sait beaucoup de choses, mais à ce point ? C’est peut-être aller trop loin. Quoi, c’est une nouvelle méthode pour le manipuler ? Il est vrai qu’il serait capable de beaucoup d’efforts pour arriver à ses fins ; bien qu’il le cache excellemment, ce n’est pas face à Akiro qu’il sera discret.
Depuis combien de temps doit-il attendre sa confirmation ? Le rouquin lève lourdement la main vers l’écran – ses muscles lui font un mal, c’est pas possible – et avance l’index pour sélectionner sa réponse.
« Jan LYONS »
« Demande de 6h03 »
N’importe quoi.
Il hésite une seconde encore avant de d’appuyer au beau milieu du bouton rouge.
« REFUSER »
Il laisse son bras retomber contre lui, et retourne son corps lentement pour se recoucher sur le dos. Il a soudainement mal au ventre et envie de vomir, mais il s’en moque. C’est trop tard, à présent, c’est fait.
Ce n’est pas un moment pour se moquer de lui. Il ne peut plus supporter Jan – il ne peut plus supporter son comportement, il ne peut plus supporter qu’il se moque de lui. Tant pis pour ses propres sentiments, il a décidé qu’à présent
Il allait se faire souffrir pour le principe de, sûrement.
Mais c’est trop tard.

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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Liberty le Lun 13 Nov - 0:13


Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn
Jan
Après avoir chargé autant de temps qu'il en a fallu pour Akiro de répondre, l'écran affiche :
Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Jan Lyons le Lun 13 Nov - 0:39


Sixième jour.
FT. UN REFUS

L’icône reste sur l’écran pendant des décennies, non, des siècles. Jan s’énerve, tapote contre l’écran et se retenant d’y donner un grand coup de poing, mais rien ne se passe. Il hésite à s’en aller et demander à la mairie à Liberty si elle veut son poing dans le visage, mais il ne veut pas courir le risque de rater le moment où le chargement se termine.
Ça n’était jamais arrivé auparavant – du moins aucune des fois où il a fait la même chose, et ça commence à en faire beaucoup, assez pour qu’il se soit fait à l’idée qu’au moins, cet ordinateur est constant dans sa rapidité à traiter les informations. Le programme est trop sophistiqué est irréel pour qu’il s’agisse d’un bug lié à un démarrage récent puisqu’il est tôt le matin. Il ne se serait pas trompé d’heure, quand même, et il ne serait pas encore 6h ? Ce n’est pas possible, Liberty l’aurait déjà attrapé par le col.
Non, vraiment, il ne s’explique pas la lenteur de la machine aujourd’hui. Il espère que ce n’est pas qu’il a trop essayé, tellement qu’il n’en a plus le droit, ou quelque chose comme ça. Il ne pensait pas un ordinateur à l’intérieur du programme capable d’un bug, et il ne s’explique pas celui-ci-
À moins que…
Non. Bien sûr que non. Il est inutile de se faire des faux espoirs. L’idée l’a traversé que ça signifierait qu’Akiro soit réveillé et que pour une raison ou pour une autre ils vérifient sa capacité à recevoir un invité, mais ça ne pourrait pas prendre autant de temps, et puis il est 6h du matin. Ce serait une drôle de coïncidence qu’alors qu’il passe ses journées entières ici-même à vouloir rentrer, ce soit dès la première heure qu’il en ait un jour la possibilité. C’est probable, mais tout de même… Pas assez pour espérer quoi que ce soit. Il s’agit sûrement de lag.
Il continue à taper impatiemment contre l’écran, en ayant oublié sa douleur au ventre et ne se rendant pas compte qu’il commence à transpirer. Il le fixe des minutes durant, attendant le moindre changement, quand tout à coup la mise en forme habituelle réapparaît.
Un message s’affiche sur l’écran, et il croit le connaître, mais le lit tout de même par réflexe.
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
Il lève d’abord les yeux, prêt à attendre que s’écoule la minute qu’il reste habituellement sur l’écran avant de taper sa deuxième version du formulaire d’entrée, mais d’un coup rebaisse la tête pour le relire lentement et attentivement.
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »

« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Jan »
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Jan »
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Jan on rentre »
Le message n’est plus affiché sur l’écran, mais il est imprimé dans son cerveau.
« Nous sommes désolés, mais la personne à qui vous tentez de rendre visite vous a refusé l'entrée. »
« Stop »
Il recule d’un pas sans s’en rendre compte. Il a l’impression qu’il va tomber. Le monde tourne autour de lui, il a énormément envie de vomir. Il se sent pâlir.
Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai, ce n’est tout simplement pas possible.
Pourquoi ?
Il y a trop de pourquoi-s. Pourquoi ci, pourquoi ça – pourquoi Akiro lui refuse l’entrée, pourquoi est-ce qu’il n’arrive pas à se contenter de l’idée qu’il va bien ?
« On rentre »
Il se rapproche de l’écran, prêt à recommencer quand même.
« Non ! »
Il veut une explication. Il ne peut pas comprendre ce refus. Est-ce que ça ne va pas ? Est-ce qu’il ne veut pas le voir ? Mais pourquoi ?
Ne pas vouloir voir de monde dans ce genre de situations, mais Jan ? Akiro ne veut pas voir Jan ? C’est le monde à l’envers !
Est-ce qu’il est mort pour de bon, maintenant ? Il n’est pas mort, mais il l’a perdu – c’est ça ? Les autres l’ont gagné mais lui l’a perdu ? Qu’est-ce qu’il a fait ? Il peut se rattraper ? Il peut réessayer ? Il peut retaper les informations jusqu’à ce qu’il craque et le laisse entrer. Il peut faire ça, mais n’est-ce pas le contraire de ce qu’il veut ? De ce qu’ils veulent ?
Il sait qu’il est vivant, mais il le savait de toute façon, non ? Il veut savoir s’il va bien. Il ne peut pas au moins lui dire s’il va bien ? Ou s’il ne va pas bien ? Il veut savoir. Pourquoi ne répond-t-il pas à ses messages ? Pourquoi ne lui ouvre-t-il pas la porte ? De chez lui, ou de sa chambre d’hôpital ?
Jan lève la tête vers l’endroit où devrait apparaître la porte d’entrée vers l’hôpital. Il n’y a rien d’autre qu’un mur.
Ce doit être un cauchemar. Akiro réapparaît et il le déteste. Il le déteste forcément, parce que sinon, il lui ouvrirait. Pourquoi le déteste-t-il ? Comment Jan peut-il se faire détester de quelqu’un ? Il est censé être parfait. Il est censé être adorable. Il y a une personne sur qui il voudrait que ça fasse effet, et elle le déteste !
Il recule violemment de l’écran contre lequel il s’était appuyé, et ravale sa salive.
« On rentre. »
Il se retourne. Il va rentrer.
Il a du sommeil à rattraper – ou peut-être qu’il va juste vomir tout ce qu’il n’a pas mangé ces derniers-temps.
Il ne voulait pas qu’il soit juste vivant, il voulait qu’il soit à nouveau présent.

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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Rozetta Kuchinashi le Dim 19 Nov - 11:46


Jour 6 pour Akiro - ft. un écran

Après avoir reçu le texto de Rick, Rozetta s'était torturé l'esprit. Pourquoi Akiro avait-il fait ça ? Pourquoi n'avait-elle pas remarqué à quel point il allait mal ? Pourquoi n'avait-elle pas pu l'aider ? Elle était restée allongée sur son lit la moitié de la nuit, tourmentée par des pensées qui n'avaient pas lieu d'être. Elle n'était responsable de rien, c'était son choix, son propre choix. Rozetta n'avait pas à se sentir coupable. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle. Elle s'était endormie, des larmes au coin des yeux, vers trois ou quatre heures du matin, serrant son oreiller contre elle.
Elle passa d'affreuses nuits à se tourmenter, à pleurer parce que son doux ami qui méritait tout le bonheur du monde avait tenté de se suicider. Elle rejetait la faute sur le programme, cet enfer qui retenait prisonnier tant de personnes et qu'elle tentait de détruire. Elle finit par décider de rentre visite à Akiro, un soir où elle n'arrivait pas encore à dormir, mais vu que le couvre-feu était passé depuis bien longtemps, elle s'endormit avec cette seule idée à l'esprit.
Elle se réveilla le lendemain, vers dix ou onze heures, s'habilla en vitesse, de son uniforme qu'elle doubla avec un cardigan jaune, brossa ses cheveux et courut jusqu'à l'hôpital, sans même avoir mangé quoi que ce soit. Rozetta avait son itinéraire bien en tête, elle voulait savoir comment Akiro allait, s'il avait ou non survécu à sa tentative et s'il se portait bien ou non. Une fois à l'hôpital, elle se précipita vers l'écran, à bout de souffle et reprit ses esprits avant d'entamer la procédure qui lui permettrait, ou non, de voir Akiro.

Identité ?
Mademoiselle Kuchinashi Rozetta

Elle s'attendait à voir Liberty débarquer à chaque instant et l'éloigner de l'écran de peur qu'elle le fasse exploser et prendre feu rien qu'en le touchant de ses petits doigts. La bague ne l'empêchait pas de le toucher alors il ne devait pas être possible de créer un feu à partir de celui-ci. La seule pensée divertissante que Rozetta eut depuis quelques jours fut aussitôt chassée par la présence de l'écran, qui malheureusement n'avait pas explosé.

Raison ?
Visite
Identité de la personne visitée ?

Le coeur de Rozetta se pinça. Elle n'aurait jamais pensé faire ça un jour, du moins, pas pour une personne si douce et gentille qui méritait mieux que ce foutu programme et une tentative de suicide. Elle entra le nom, doucement, son air si triste imprimé sur son visage. Elle détestait faire ça. Peut être qu'elle n'aurait pas dû venir au final.

Monsieur Akiro Lynn

Elle pensa, comme pour interroger l'écran ou son ami hospitalisé.
Tu es en colère ?
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Liberty le Dim 19 Nov - 23:17


Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn
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L'écran qui est à côté de ton lit pivote et s'approche de toi. Dessus s'affiche en majuscules :
DEMANDE DE VISITE
En dessous, des informations sur la personne qui te rend visite sont visibles :
Rozetta KUCHINASHI, 15 ans, Résidence B
En plus petit, en dessous, tu peux lire :
Demande de 11h06
Deux boutons s'affichent sur l'écran tactile, un vert affichant AUTORISER et un rouge affichant REFUSER. Tu peux appuyer sur celui que tu veux et ça permettra ou non à la personne concernée de rentrer dans ta chambre.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Mar 28 Nov - 19:41

Réveillé.
feat. l'écran
« Bzzt » entend-t-il à côté de son lit. Il ne bouge pas immédiatement ; il croit le reconnaître, et s’il s’agit bel et bien de l’annonce d’une visite, s’il ne peut pas prendre tout son temps, il peut bien se laisser quelques secondes pour émerger.
Il est immobile dans son lit depuis des heures – depuis qu’il s’est réveillé, tout simplement. Il pourrait, s’il voulait, se lever et faire quelques pas dans sa chambre, mais quand il y a quelques heures il a essayé de soulever son torse, la chambre a tourné autour de lui et il s’est senti sur le point de s’évanouir et d’en même temps vomir. Il s’est rallongé et a décidé de se donner du temps.
Il est vrai qu’il s’ennuie, mais il préfère toujours ça au sentiment de culpabilité qu’il ressentait ce matin si proche de son réveil, et les larmes de frustration qu’il a laissé couler. Après bien une heure à ne cesser de penser à la plus terrible chose qu’il ait jamais faite selon lui – car la tentative n’était pas grand-chose à ses yeux, apparemment – il a réussi à passer à autre chose, et se forcer à imaginer des histoires, penser à des événements du passé qui n’ont strictement rien à voir avec le présent, et ça l’a au moins occupé jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’idées et ne s’occupe plus qu’à en chercher de nouvelles ; quoiqu’il en soit et cependant, entendre le bruit de l’écran s’approchant de nouveau de lui l’a ramené au monde réel, et a reposé en son esprit l’image de son propre doigt sélectionnant un refus.
Il se demande qui lui rend cette visite cette fois-ci. Il se demande un instant s’il ne s’agit pas encore de Jan – mais car il le connaît trop bien, il se dit vite qu’il n’essaiera probablement plus. De toute manière, il espère que ce n’est pas lui, et peut-être est-ce pourquoi il s’en convainc ; quoiqu’il ait à moitié conscience qu’il espère aussi que ce soit lui, auquel cas il ne trouve plus de logique à quoi que ce soit.
S’étant laissé quelques secondes pour au moins accepter la situation, il lève le regard et trouve sans surprise l’écran pointé vers lui, semblant l’attendre patiemment. Plus rapidement cette fois-ci, il lit son annonce :
« DEMANDE DE VISITE
Rozetta KUCHINASHI, 15 ans, Résidence B
Demande de 11h06 »
Il cligne rapidement des yeux. Rozetta ?
« … Oh. »
Il n’en pense pas grand-chose, ou ne sait d’abord pas trop quoi en penser. Il s’agit de Rozetta, et… voilà, se dit-il. C’est Rozetta.
Mais il n’est pas satisfait de se savoir penser ainsi, de sa propre réaction. Il n’est ni content, ni déçu – pourtant Rozetta n’est pas personne. Elle est quelqu’un, quelqu’un qu’il apprécie beaucoup, oui, il est content qu’elle lui rende visite…
Content, mais à la fois pas content. En réalité, il n’est pas mécontent qu’elle lui rende visite car il lui rend visite, mais qu’elle puisse, qu’elle ait à lui rendre visite. C’est sa situation qui lui déplaît, et indéniablement, tout ce dont elle est la cause aussi. Ce n’est pas la faute des gens s’ils lui rendent visite, mais de la sienne.
Il le sait, et ou mais il se sent mal à l’aise.
Il lève encore la main d’une manière qu’il trouve pitoyable. Il l’approche de l’écran vers son centre, encore indécis. Il sait que ce matin il a choisi de refuser, mais ce n’est pas pareil. Il avait une raison de refuser ( « J’en avais une ? » ) alors qu’ici non – qui plus est, plus de temps a passé, disons.
Il ne se trouve pas de raison de dire non, et il a trop peur de blesser Rozetta ( « Alors que Jan non ? ») alors il accepte, tout simplement.
Il repose son bras après avoir sélectionné son choix et serre le poing. Il se sent anxieux. Il ne veut pas la voir car elle ne veut qu’elle le voie ; mais il ne voulait pas devenir celui qui refuse les gens. Pour Jan, c’était particulier. Avec quelqu’un comme sa nouvelle visiteuse, il ne se permettrait pas d’être cruel ( « Ou trop sentimental. »)

useless hrp:
tfw you criticize Jan for being in denial but when you reject him you start to be in denial
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Liberty le Mer 29 Nov - 21:53


Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn
Rozetta
Après avoir chargé autant de temps qu'il en a fallu pour Akiro de répondre, l'écran affiche :
Votre requête a été acceptée.
Une porte apparaît à la place du mur derrière la borne. Elle mène sur un couloir avec plusieurs portes; sur chaque porte figure le nom de la personne qui l'occupe. Quoi que tu essaies de faire, tu ne pourras ouvrir que la porte de la personne à qui tu as demandé de rendre visite.
Tu peux donc entrer dans sa chambre et rester autant de temps que tu le souhaiteras (couvre-feu fonctionnel). Pour partir il te suffira de prendre le même chemin qu'à l'aller, pour toi, la porte d'entrée n'aura pas disparu.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Rozetta Kuchinashi le Jeu 30 Nov - 19:51


Jour 6 pour Akiro - ft. un couloir

L'écran répondit positivement, après quelques instants d'attente qui avaient paru durer une éternité pour Rozetta. Elle avait un carnet de poèmes dans sa poche et le serrait dans ses mains comme pour évacuer le stress de la réponse. Elle y enfonçait ses ongles, une petit goutte de sueur perlant sur son front. Est-ce que ce n'était pas un peu intrusif de venir ainsi le voir alors qu'il devait avoir mille personnes plus importantes qu'elle à voir ?

Votre requête a été acceptée.

Elle avait soupiré de soulagement. Elle n'était qu'une simple amie et il lui avait autorisé l'accès. Une porte s'ouvrit et elle la regarda fixement, elle n'avait pas confiance en ce programme et ce couloir blanc lui faisait peur. Elle avança lentement, regardant les noms sur les portes. Comment se faisaient-ils que des gens avaient besoin d'aller à l'hôpital ? C'était une preuve de plus que ce programme ne servait absolument à rien, on y était quand même malade et on pouvait "mourir". "Mourir" parce que Rozetta était sûre et certaine que notre véritable corps dans le monde réel restait intact. Pourquoi un bête programme pourrait-il prendre le dessus sur notre esprit ? N'empêche qu'elle était tout de même là, circulait dans Newwell et se nourrissait comme elle le ferait dans la vraie vie. Cette pensée arracha une grimace à la jeune poète : jamais elle n'accepterait Newwell comme sa nouvelle vie.
Et pourtant, elle allait voir Akiro, parce qu'elle s'inquiétait.
A vrai dire, elle s'inquiétait plus pour son état mental que physique, aussi avait-elle couru jusqu'ici, sans même prendre de petit-déjeuner, elle avait pris ses plus jolis poèmes pour lui remonter le moral et s'était promis de ne lui poser aucune question sur le pourquoi du comment de son acte, sauf s'il souhaitait lui en parler. Elle marchait lentement, un pas après l'autre, regardant les différents noms sur les différentes portes. Et elle y arriva.

Akiro Lynn

Rozetta s'arrêta devant la porte et regarda fixement le nom. Elle ne pouvait toujours pas y croire, et pourtant elle était là. La porte était blanche, immaculée, comme la pureté qui s'émanait de la personne qu'elle s'apprêtait à voir quand elle lui parlait. Elle tremblait et serrait toujours le carnet contre elle, comment devait-elle le saluer ? Avec un ton enjoué ou triste ? Elle n'était déjà pas bien joyeuse de base. Que devait-elle lui dire ? Comment devait-elle se tenir ? Comment était-il ?
Elle toqua doucement à la porte et l'ouvrir lentement. La pièce était tout aussi blanche que le reste, et Akiro était couché dans son lit, il avait l'air mal, aussi les pas de Rozetta se dirigèrent automatiquement vers lui. Son carnet en mains, elle s'approcha lentement, un petit sourire se voulant rassurant, les cheveux roux de Akiro tranchant avec le reste de la pièce.

«Bonjour... Rick m'a prévenue, j'avais envie de te voir alors... Me voilà.»

Elle lui sourit, avec un petit rire nerveux.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Sam 16 Déc - 23:01

Réveillé.
feat. rozetta kuchinashi
Toc toc.
« Bonjour... Rick m'a prévenue, j'avais envie de te voir alors... Me voilà. »

La première fois qu’Akiro a rencontré Rozetta, il s’est senti si mal qu’il a dû s’en aller avant d’éclater en larmes, ou de hurler peut-être. Elle est extrêmement gentille évidemment, et malheureusement peut-être, car ça ne fait que contribuer à ce qui la rend déprimante, du moins, pour quelqu’un de sensible comme le rouquin.
Sensible, se dit-il, voilà bien un défaut qu’il déteste chez lui. Il croyait même s’en être débarrassé ; en grandissant, il avait appris à avoir plus confiance en lui, ou du moins à faire semblant assez longtemps pour que ça devienne au moins un petit peu vrai.
« Bonjour... Rick m'a prévenue, j'avais envie de te voir alors... Me voilà. »
Va-t-il fondre en larme cette fois-ci ? Peut-être pas, lui semble-t-il ; il a déjà assez donné d’angoisses et frustrations aujourd’hui. Il regarde la jeune fille se glisser à l’intérieur de la pièce et il ne sait ni que dire, ni que penser.
Il se sent ridicule. Il se sent presque humilié, ainsi couché dans un lit d’hôpital, preuve de sa propre faiblesse. Il ne sait pas si qui que ce soit peut comprendre, si quelqu’un dans cette ville pourrait se dire qu’il ne veut peut-être pas que qui que ce soit le voie - ni connaissances, ni ami de toujours et seul amour, apparemment – et décider de le laisser se reposer en paix. Il n’en veut pas à Rozetta d’être là, évidemment, il n’est énervé que par lui-même ; il voudrait pouvoir se cacher et disparaître… disparaître, évidemment, tout le monde l’a compris, pense-t-il, mais en cet instant même c’est ponctuellement qu’il pense. Il voudrait être invisible le temps au moins de s’être remis de ses propres émotions.
« Bonjour... Rick m'a prévenue, j'avais envie de te voir alors... Me voilà. »
Pour ne pas se trouver sans mots, il analyse ceux qu’il vient d’entendre pour y trouver une réponse. « Rick m’a prévenue », dit-elle.
« Rick ? »
Détestable. Il trouve sa réaction détestable. Et bonjour, c’est pour les chiens ? demande l’expression commune. Il se redresse du mieux qu’il puisse dans son lit et s’éclaircit la gorge avant d’enchaîner, prétendant ne s’être pas lui-même entendu :
« Bonjour, Rozetta. »
Mais c’est pire encore, n’est-ce pas ? Sa voix fébrile ne convient pas à son air solennel, et comment peut-il espérer se donner un air aussi sérieux alors qu’il est clairement à la merci de son existence même dans ce lit d’hôpital, un bandage visible autour de son cou ?
Il l’a senti, ce bandage, en voulant retoucher plus tôt l’endroit qu’il se souvient avoir poignardé. Il ne l’a pas vu, mais il le trouve relativement large, quoiqu’il ne sache pas si c’est justifié ou non, ne pouvant jauger la taille de sa blessure – il ne saurait dire s’il est d’un blanc immaculé ou si une horrible tache de sang le décore, et cette idée ne le rassure nullement. Et il le touche encore maintenant, se sentant pitoyable, et ne se confirmant que plus encore qu’il l’est bel et bien.
Il baisse la tête. Il ne sait pas se donner la moindre crédibilité, et il ne le saura jamais. Il ne sait pas ce qu’il peut y faire à présent, il voudrait qu’elle s’en aille et l’oublie, mais c’est bien sûr impossible – et veut-il vraiment être oublié ?
Quoiqu’il en pense, ça ne changera rien. Il a tenté de se suicider et cette image restera la sienne à jamais. Quelqu’un qui a voulu abandonner. Le triste jeune homme. Akiro…
Ce qui a laissé tomber.
Il secoue vaguement la tête. Il se déteste.

HRP:
ENFIN
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Rozetta Kuchinashi le Dim 17 Déc - 11:01


Jour 6 pour Akiro - ft. le rouquin

Akiro semblait perdu, mal en point, ce qui peina Rozetta. Elle eut envie de poser la main sur la sienne et de lui sourire. Mais Rozetta ne savait pas sourire. Elle ne pouvait pas non plus se montrer rassurante, en tant que Rebel, elle aussi avait toutes ses raisons de vouloir disparaître et d'essayer de se suicider. Mais elle se contentait d'être là, présente pour Akiro qui avait besoin de soutien et d'amour, qui méritait tout le bonheur du monde mais ne pouvait pas y goûter. Mais voilà, elle était là, debout près de son lit d'hôpital dans lequel il était cloué, et essayait d'apporter une présence qui se voulait rassurante.

«Bonjour, Rozetta.»

Elle posa une main sur le bord de son lit, en voyant le jeune homme si mal. Le bandage immaculé autour de son cou la rendait triste. Elle avait tant de peine, elle aurait aimé lui donner la moindre once de bonheur qu'elle pouvait ressentir, elle aurait aimé lui montrer que tout n'était pas perdu, qu'il fallait se battre peu importe les circonstances. Mais Rozetta n'était pas douée avec les mots, malgré ses talents de poète. Elle ouvrit le carnet dans ses mains et le feuilleta un instant pour tomber sur quelques poèmes qu'elle avait notés, ils n'étaient pas d'elle, mais elle les trouvait beaux. Elle avait décidé de les amener, pour peut être les lire à Akiro, si elle ne trouvait pas de sujet de conversation ou si elle ne savait pas comment lui remonter le moral. Elle choisit un extrait, un extrait qu'elle espérait pouvoir inspirer son ami. Elle s'éclaircit doucement la gorge et lut d'une voix douce.

«Ce sourire,
Ce masque,
Cet excès de bienveillance…
À se nourrir du bonheur de l’autre on en oublie d’être heureux.
Ce regard,
Ce mensonge,
Quel est ce mal qui te ronge?
À trop enfouir ses secrets le réel devient poreux.»


Elle referma son carnet qu'elle rangea dans la poche de son uniforme avant de lever ses grands yeux tristes vers lui. Qu'allait-il penser d'elle maintenant ? Elle était pathétique, avec ses poèmes plus déprimants que rassurants, son air de chien battu, et toujours ce même uniforme. Elle s'en voulait au final d'avoir lu cet extrait de poème et chercha à se justifier.

«On était tous inquiets, Akiro. Tu es quelqu'un qui mérite beaucoup mieux que de mourir dans ce foutu programme. Si tu as besoin d'aide, nous on est là.»

Elle hocha la tête comme à son habitude, lorsqu'elle était convaincue de ce qu'elle disait et sourit doucement à Akiro. Un sourire, venant de Rozetta, c'était plutôt rare, et aussi mignon. Elle prit une main du jeune homme dans les siennes, tout en lui souriant. Si il devait aller mal alors elle serait là pour l'aider, il ne devait plus souffrir en silence. Si il voulait quitter le programme alors elle se battrait avec lui. Si il avait un quelconque problème alors elle l'aiderait.

Mais elle ne voulait pas le voir disparaître.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Jeu 21 Déc - 2:03

Réveillé.
feat. rozetta kuchinashi
Rozetta s’avance vers lui et pose une main sur son lit, avant de sortir un carnet et de réciter un poème.
Il la fixe. Est-elle vraiment en train de lui réciter un poème ? Des textes qu’il connaît, de ces phrases toutes faites, elle illustre bien la mauvaise manière qu’ont les gens de répondre à quelqu’un qui se sent mal. Elle est gentille, Rozetta, elle est douce, et elle pense toutes les bonnes choses du monde, mais qu’elle est nulle quand il s’agit de le rassurer ! C’est dans ces moments-là qu’il ne la comprend pas ; il ne pourrait pas s’imaginer rentrer dans la chambre de quelqu’un qui a tenté de se suicider et sans trop rien dire, commencer à lui réciter des poèmes. C’est si ridicule, invraisemblable, que c’est rafraîchissant d’une certaine manière – n’est-ce pas mignon ?
Elle referme son carnet et le range dans sa poche avant de le regarder. Elle n’a pas l’air sûre d’elle, et ça le rassure d’une certaine manière ; il y a toujours quelque sincérité derrière la maladresse, trouve-t-il, et son hésitation montre qu’elle veut bien faire, mais ne sait pas comment. C’est toujours mieux, pour lui, que si elle avait pensé avoir déjà la solution à tous ses maux.
« On était tous inquiets, Akiro. »
Il détourne le regard, plus par défaut que par quelconque exaspération. « Bien sûr que vous étiez inquiets », se dit-il, vous n’êtes pas des monstres sans cœur et je le sais. Si personne ne s’était inquiété il aurait été plus vexé que blessé ; il se serait dit que son entourage était bien étrange. Il sait que l’on s’en fait dans ces situations-là, il sait qu’il est entouré de gens bien, « je n’ai pas essayé de m’en aller pour ça, hein. » Il essaie de ne pas penser à ce qui l’a poussé à vouloir quitter tous les mondes dont il fasse partie, et en revient à son amie.
« Tu es quelqu'un qui mérite beaucoup mieux que de mourir dans ce foutu programme. Si tu as besoin d'aide, nous on est là. »
Il retourne la tête pour la regarder, de haut en bas, comme s’il la redécouvrait. Qu’a-t-il à faire d’être dans le programme ou pas ? Il sait bien qu’elle ne l’aime pas, mais elle y accorde trop d’importance à son goût. Il lui est surréaliste qu’elle puisse penser que le programme ait quoique ce soit à faire avec ses sentiments ou son vœu de disparaître.
Oh, il en a une en soi. Il sait bien qu’il se sent renfermé dans cette ville dont il ne peut fuir. Mais pour cela, il n’en veut qu’à lui-même et à son expérience, son passé ; le programme n’est coupable de rien. À vrai dire, il y voit autant de qualités qu’il y voit de défauts – et il prêt à faire comme s’il n’existait pas, du moins quand il s’agit de ne penser qu’à lui-même. Il se fiche bien de mourir ici ou ailleurs… N’est-ce point amusant qu’elle pense qu’il mérite de mourir en dehors ? Il sait que ce n’est probablement pas le cas, mais quelle fixette fait-elle, ma fille, quelle fixette !
Nous on est là, nous, les Rebels, c’est ça ? « Ah, Rozetta, tu es bien adorable. Je m’en moque tant ! »
Il la regarde un instant dans les yeux, ne sachant trop quoi lui dire. Pour bien des raisons, il aimerait qu’elle lui foute la paix, mais il sait qu’elle pense bien faire, et il l’aime beaucoup… Que ne sait-il ce qu’il veut lui-même ! Pour déterminer ce qu’il lui vaudrait mieux répondre pour ni ne l’inquiéter, ni la vexer, il repense à tout ce qu’elle a dit et fait depuis son arrivée, et finalement, il sourit.
Il baisse la tête, et se laisse rire un peu. C’est si absurde, si ridicule, mais tellement sa faute à lui.
« Ne t’en fais pas, je le sais, tout ça… », commence-t-il en taisant son bête gloussement.
Il sent des larmes se dessiner aux coins de ses yeux. Il ne les laisse pas couler, mais il est simplement fatigué, il est trop fatigué…
Il relève le regard vers elle, doucement, sentant ses lèvres se décrisper, et c’est avec des yeux bien plus mélancoliques qu’il puisse en avoir conscience qu’il achève de lui répondre :
« Je sais que j’ai fait une bêtise, et je suis désolé. J’ai assez confiance… Ça… Ça va aller. »
Sans une feuille et un stylo, il n’a jamais vraiment su s’exprimer.
Il sait qu’il a fait une bêtise, dit-il, mais se voit-il recommencer ? Il n’a pas tout à fait eu le temps d’y réfléchir, trop occupé à se morfondre qu’il était. Il lui semble être entre deux, là où il en est, à vouloir en finir pour de vrai ou à vouloir survivre plus que jamais.
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Rozetta Kuchinashi le Mer 3 Jan - 23:13


Jour 6 pour Akiro - ft. le rouquin

Il savait déjà tout ça. Rozetta le regardait. Elle n'avait jamais su remonter le moral des gens, c'était clair et net, mais elle, contrairement à un certain Rick, n'était pas occupée de la semaine. De plus elle n'avait jamais eu envie de mettre fin à ses jours, elle ne savait pas comment réagir face à tout ça... Que devait-elle dire ? Elle n'avait que ses poèmes pour communiquer. Que ce soit les siens ou ceux d'autres auteurs. Elle se contentait d'être là, et ce n'était sûrement pas suffisant. Elle n'était pas grand chose de plus qu'une bête connaissance...

«Je sais que j’ai fait une bêtise, et je suis désolé. J’ai assez confiance… Ça… Ça va aller. »

Elle secoua la tête. Non ça n'allait pas aller ! Il avait essayer de se suicider, c'était un acte qui nécessitait des raisons conséquentes pour être accompli, non ? Qu'est-ce qu'il s'était passé, oh, Akiro dis-le, souffle-lui à l'oreille, fais-en un poème mais dis-le ! Rozetta avait toujours ce regard inquiet sur son visage, son visage si triste, vide de toute joie. Pourquoi était-elle venue ? Elle n'allait que le déprimer un peu plus. Elle n'était vraiment pas la personne à voir en pleine déprime. Et pourtant elle était venue et Akiro avait accepté de la voir.
Elle se demandait encore pourquoi il n'avait pas refusé. Elle n'aurait pas été vexée. Elle aurait compris. Mais Rozetta avait une mission. La jeune adolescente sortit une enveloppe de sa poche et la tendit à Akiro. Se rendant compte qu'il était peut être un peu trop faible pour la prendre, elle lui posa près de lui, sur son lit.

«Rick m'a donné ça... C'est pour toi.»

Elle ne savait pas ce qu'il y avait dedans, Rick ne lui en avait pas touché un mot. Elle avait pourtant accepté de lui transmettre car, peut être, le message contenu à l'intérieur pourrait remonter le moral d'Akiro. Ou au moins le faire sourire un court instant. Elle tritura ses mains avec un petit sourire qui se voulait rassurant, mais était-ce vraiment un sourire ? Rozetta faisait de son mieux, et elle n'arrivait pas à dégager cette aura douce et chaleureuse qu'elle aurait aimé dégager. Une aura que beaucoup de gens avaient. Pas elle.
Elle n'aurait pas dû venir.

«Je l'ai pas lue non plus donc... Je sais pas ce qu'il y a dedans et je pense qu'il vaudrait mieux que tu la lises quand je serai partie.»

Elle regarda l'heure. Rien ne la pressait, mais elle ne voulait pas trop embêter Akiro, elle voulait qu'il se repose et qu'il se remette vite sur pieds pour qu'il revienne en ville et que Rozetta et lui discutent à nouveau comme avant, qu'elle n'ait plus à s'inquiéter de son état. En tout cas, pour la première fois de sa vie, Rozetta remercia Liberty d'avoir bien pris soin de son rouquin préféré -pour une fois qu'elle la remerciait non ironiquement. Elle sourit doucement à Akiro, les mains dans le dos.

«Je pense que je vais te laisser te reposer maintenant... Il faut que tu prennes soin de toi.»
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Akiro Lynn le Dim 7 Jan - 19:57

Réveillé.
feat. rozetta kuchinashi
Rozetta lui tend une lettre qu’il ne l’a pas vue sortir, avant de se raviser et de choisir de la poser à côté de lui, sur son lit. Il décide de ne pas questionner ce geste, il suppose qu’il a sûrement l’air si pathétique qu’il ne puisse pas lever la main, et la lettre l’intrigue plus que quoi que ce soit d’autre.
« Rick m'a donné ça... C'est pour toi. » lui dit-elle.
Il lève les yeux pour la regarder, et la voit essayer de vaguement sourire. « Quelle scène pathétique », quelle insulte à la personne de Rozetta que de la forcer à être dans une telle situation… Akiro pense que tout est de sa faute, et que si mourir ne l’aurait pas dérangé, ce sont ces pitoyables conversations qui lui font regretter sa tentative de suicide. Il aurait dû prévoir qu’il la raterait – et pas seulement parce que son plan était minable ou parce que ce programme le protège bien plus qu’il ne le devrait, mais aussi parce qu’il est trop malchanceux pour que les choses arrivent comme il les veut.
Mis à part tout ça, il remarque tout de même qu’encore une fois elle mentionne Rick ; il ne réagira pas cette-fois, se sentant déjà trop coupable de rendre l’atmosphère ici gênante pour oser questionner quelconque propos, mais il ne peut pas s’empêcher de se demander ce que Rick O’Brien, du moins le seul Rick qu’il connaisse, a à voir avec quoique ce soit ici. Qu’il connaisse Rozetta, soit, mais il ne les visualise pas nécessairement comme une paire ; pourquoi parle-t-elle tant de lui, comme si c’était normal, comme si quelque chose rendait sa présence nécessaire ?
Il lui a écrit une lettre, soit, c’est une excellente raison de mentionner son nom – mais il ne comprend pas pourquoi il lui a écrit une lettre en soi, ni pourquoi elle ne lui explique rien. Il a l’impression qu’il y a une chose qu’il devrait savoir, mais il n’arrive pas à trouver ce que ça pourrait être.
« Je l'ai pas lue non plus donc... Je sais pas ce qu'il y a dedans et je pense qu'il vaudrait mieux que tu la lises quand je serai partie. » ajoute-t-elle.
Il ne comptait pas lui demander ce que l’enveloppe contenait.  Il sait très bien que quelqu’un comme elle a la décence de ne pas lire les lettre des autres. Elle n’avait pas besoin de lui donner ce détail, mais elle l’a fait, et il suppose que c’est principalement parce qu’elle veut partir. Parce qu’elle veut s’enfuir…
Elle ne doit pas aimer être enfermée. Et ce n’est pas l’atmosphère lourde de cette chambre qui doit l’aider – Akiro la comprend, il aimerait bien partir lui aussi.
« Je pense que je vais te laisser te reposer maintenant... Il faut que tu prennes soin de toi. » conclut-elle en souriant un petit peu mieux cette fois-ci.
Il regarde ailleurs. Il ne pense pas prendre soin de lui, pas plus qu’il ne pense se faire du mal – il prévoit de respirer, d’exister tout simplement, et rien de plus. Il a trop honte et est trop déprimé pour faire quoi que ce soit d’autre, et il n’est pas sûr que qui que ce soit puisse vraiment le comprendre. Oh, réellement, il ne pourrait pas être plus incompris qu’il ne l’est maintenant ; il ne se comprend plus lui-même non-plus.
Mais il ne peut pas laisser Rozetta partir comme ça. Qu’elle s’en aille, il s’en fiche, il l’aime bien mais ça le reposera, sauf quand il sera en train de se crisper en repensant à ce qu’il aurait pu lui dire, mais il aimerait bien ne pas lui donner l’impression d’être venue pour rien… « Ou d’avoir parlé dans le vide. »
Il se redresse dans son lit, s’étirant un peu le dos au passage. Il l’observe et avant qu’elle s’en aille, lui dit :
« Merci, Rozetta. »
Il hésite un instant, puis ajoute :
« Hey… À bientôt. »
Il inspire, il a l’impression d’avoir beaucoup trop de mal à faire ça, mais il est vrai qu’il a ce souvenir qui se balade par là.
« L’autre jour, j’ai été inspiré par une discussion que j’ai entendue et j’ai écrit un essai qui pourrait te plaire. En tous cas, je pense… le style, ce qu’il dit… Enfin… En-en tous cas, il faudra que je te le montre. Bientôt. »
Il ne la regarde plus, il fixe le vide face à lui ; mais il sourit, un sourire un peu vide, mais qui aura la qualité de lui être venu naturellement. Il aimerait seulement qu’il ne soit pas si nerveux.
Il la laisse s’en aller. Il sait qu’elle au moins ne lui fera pas quelque chose d’aussi cruel qu’un adieu.
Et maintenant, il est seul à nouveau, et se laisse s’enfoncer dans son lit… Il aimerait bien être dans le sien, mais il doit faire avec celui-là pour l’instant. « La faute à qui ? »


La lettre dit :
« Akiro,

Si je pouvais être là, je te demanderais à quoi tu penses. Qu’est ce qui occupe ta tête – t’entendre parler voire te passer un stylo que tu l’écrives, si ça t’arrange. Tu dois bien t’attendre aux habituels questions et suggestions qui sous entendent que ton entourage soit déçu que tu ne comptes pas autant qu’ils voudraient sur eux. Tu as bien le droit de leur en vouloir.

Je ne suis pas là pour te faire la leçon, parce que je suis mal placé pour et que je suis même pas à tes côtés pour te dire ça directement. Une lettre me paraissait plus appropriée pour te tenir mes propos te dirais-je. L’aise à la plume tu l’as, tu comprendras mieux mes intentions peut-être. Tu n’as pas la pression de m’avoir à tes côtés à attendre que tu en dises ou en pense quelque chose immédiatement en plus. Tu as le temps.

Je passerais pas par quatre mille chemins, c’est moi qui t’ai trouvé sur la place de la ville. Tu devais bien t’en douter – au vu que je t’écrive ça spécifiquement. Je te vois d’avance t’excuser, imaginer qu’il n’y a pas pire que de trouver le corps d’une connaissance inconscient, que ça n’arrivera plus. C’est assez compulsif au final, mais si ma description ressemble bien à ce que tu me dirais alors, je pense que tu n’écoutes pas encore tout à fait ce que j’ai à te dire.

C’est compréhensible, tu te vois encore seul. Non, tu dois être encore seul avec toi-même, et ça même en compagnie. C’est être face à ses propres contradictions, qui font beaucoup trop de bruit dans ta tête pour que tu puisses vraiment te pencher vers l’extérieur. Font-elles moins de bruit qu’avant ? Est-ce que recevoir de la compagnie rajoute sur tes épaules des craintes et des attentes auxquelles tu ne sais répondre ? Je t’écris dans l’espoir que mes propos, non pas forcément te rassurent, mais puissent résonner en toi.

Je ne vais pas te dire être là si tu en as besoin car tu le sais, ni te dire de prendre soin de toi car tu le sais qu’il le faut – que tu le fasses ou pas, c’est un tout autre sujet. Ce n’est pas tant des rappels à la règle, mais plus une question de mots qui te parlent. Autant tu souhaiteras peut-être de la solitude, à cela je te laisse. Si tu le demandes, je t’en enverrai régulièrement, des lettres.

Sincèrement,
Rick O’Brien »

Voilà au moins une réponse à une question.
Mais cette lettre ne l’intéresse pas. Ce n’est pas Rick qui ne l’intéresse pas, la lettre…
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

Message par Rozetta Kuchinashi le Dim 11 Fév - 15:00


Jour 6 pour Akiro - ft. le rouquin

Elle commence à s'éloigner, un mince sourire sur son visage. Il la remercie et elle ne sait pas quoi dire. Rozetta n'aimait pas dire au revoir, c'était toujours un moment maladroit pour elle. Elle ne savait même pas si il sortirait bientôt et même si c'était le cas est-ce qu'elle le reverrait vite ? Elle posa doucement la main sur la poignée de la porte mais la voix d'Akiro la fit se retourner une fois encore.

«L’autre jour, j’ai été inspiré par une discussion que j’ai entendue et j’ai écrit un essai qui pourrait te plaire. En tous cas, je pense… le style, ce qu’il dit… Enfin… En-en tous cas, il faudra que je te le montre. Bientôt.»

Elle se sentit flattée. Un écrivain partage rarement son travail, surtout avec une simple poète comme elle dont les mots peuvent dire mille et une choses sans vraiment vouloir dire quoi que ce soit. Son mince sourire se fit un peu plus franc et ses yeux s'illuminèrent légèrement. Elle avait très envie de le lire, et que Akiro se projette un peu dans le futur la rassura ; il n'allait pas si mal, il avait juste eu besoin d'aide et elle n'avait pas été là. Personne n'avait été là, mais maintenant elle le soutiendrait.

«Je le lirai avec plaisir. A bientôt, Akiro.»

Elle appuya sur la poignée et quitta la pièce, refermant doucement la porte derrière elle. Elle suivit le couloir par lequel elle était arrivée, ses pensées se bousculant comme toujours dans sa tête. Elle aurait aimé savoir pourquoi Akiro avait tenté de se suicider, elle aurait aimé tout savoir, mais elle ne pouvait pas, cela aurait été beaucoup trop indiscret de sa part et elle n'osait jamais s'imposer. Elle se souvenait de sa première rencontre avec lui, elle l'avait déprimé, l'avait-elle déprimé aujourd'hui aussi ? Rozetta n'était décidément pas bonne pour rassurer les gens et les faire se sentir mieux.
Elle arriva dans le hall à nouveau et le couloir se referma derrière elle. Est-ce qu'au moins sa visite avait fait du bien à Akiro ? Elle en doutait fortement et traînait des pieds. Elle devait rentrer chez elle. La tête basse, elle sortit de l'hôpital, les mains dans ses poches et soupira. Si seulement elle était plus joyeuse et plus chaleureuse, peut être qu'elle pourrait apporter un peu de joie aux autres. Elle tapa dans un petit caillou qui se trouvait devant elle.

«T'es vraiment inutile, Rozetta...»

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Rozetta Kuchinashi
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Re: [Séjour à l'Hôpital de Akiro Lynn] Suite à 23h55.

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