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[EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

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[EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Daniel Lestrange le Mer 1 Nov - 19:01



Tu attends.
feat. lillia mizutani
Ta curiosité a été piquée par la nouvelle invitation de Liberty à vous rendre quelque part pour découvrir quelque chose. Si la dernière fois, au printemps, t’a énormément déçu, tu as gardé encore un minimum d’espoir pour cette fois-ci, principalement car tu n’as pas le choix.
Tu t’es donc sagement rendu au lieu de rendez-vous et a écouté attentivement ce que l’intelligence artificielle avait à dire. Trop occupé par ce nouvel évènement, ou peut-être parce que c’est comme que tu es toujours de toute manière, tu as ouvertement ignoré littéralement toutes les personnes qui soient venues t’adresser la parole sur ton chemin, et sur l’estrade.
Et maintenant, tu es dans un train qui est apparu de nulle part, sur des rails qui sont apparus de nulle part, partant d’une gare qui est apparue de nulle part. C’est… intéressant, te dis-tu.
Lorsque tu as compris que la ville avait été agrandie, tu n’as pas immédiatement su si tu étais déçu ou non. À vrai dire, ça ne t’a pas fait grand-chose. Cela te semblait juste un fait qu’il était bon de savoir, mais rien de si fantastique que tu devrais en être content, ou mauvais que tu devrais en râler, pour quelconque raison.
Et puis tu y as réfléchi un petit peu, et tu t’es dit qu’il était sûrement très important que tu ailles explorer ces nouveaux lieux, et de t’y intéresser de plus près. Tu t’es dit que tu trouverais peut-être quelque chose d’intéressant là-bas. Que c’est peu probable, mais que tu ne peux pas passer à côté d’une éventuelle révélation.
Tu as peu d’espoir, mais tu n’as pas d’autre choix que d’en avoir encore. Alors tu t’es embarqué dans un train. Tu n’as pas pris le premier, car trop de personnes s’y jetaient, et tu n’avais pas envie d’être dans un train bondé, à supporter tous ces gens vains, bruyants, et beaucoup trop contents, mais le deuxième t’a semblé très bien.
Et maintenant tu es assis, et tu attends que le temps passe. Tu t’ennuies, mais ce n’est pas très grave. Tu en as l’habitude.
Tu regardes par la fenêtre le paysage passer. Tu l’observes au départ attentivement, tentant d’analyser ces faux alentours de la ville que tu n’avais jamais remarqués auparavant, puis tu oublies, et laisse les arbres flous te défiler devant les yeux alors que tu te perds dans tes pensées.
Tu ne penses à rien en particulier, mais diverses idées traversent ton esprit. D’abord, tu penses au fait que tu n’aies pas pris de train depuis longtemps. Et puis, à l’état de ta ville avant que tu t’en ailles. Ensuite, au nouveau paysage qui t’attend. Tu repenses aux plages que tu as connues avant.
Tu te souviens que tu aimais bien aller à la plage. Tu aimais bien te baigner, jouer dans l’eau quand tu étais plus jeune, et te reposer en bronzant au soleil.
Mais ce n’était rien. Ce n’était pas assez. Tu n’étais pas heureux. Il t’aurait fallu une cinquantaine de ces sorties plages en même temps pour vraiment te convenir, et c’était évidemment impossible.
Qui plus est, à l’époque, tu ne savais pas. Tu ne te rendais pas compte que tu étais malheureux. Tu prétendais être heureux, alors tu te le prétendais aussi à toi-même. Tu te dis qu’aller à la plage aujourd’hui ne te ferait probablement rien.
Mais tu ne peux pas savoir sans voir. Alors comme d’habitude, tu attends. Tu t’endormirais bien pour laisser passer le temps, mais tu n’es pas assez fatigué, et tu ne fais confiance à strictement personne dans ce train, surtout parce que tu ne les connais pas… ou peut-être devrais-tu moins te méfier des gens qui ne te connaissent pas, justement, puisqu’ils ne te détestent pas encore.
Mais tu t’en fous. Ce n’est pas ce qui t’intéresse. Les gens.
Tu as décidé de ne t’intéresser qu’à toi-même, et ça ne te dérange pas de t’y tenir. Salaud.





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Re: [EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Invité le Ven 24 Nov - 20:55

« The flame projected by the drawn bow makes the entire night sky freeze. Gallantly with a blue poem of departure, I shoot you down, my love..»
Это подарок
Elle l'appréhende autant qu'elle l'attend, la Lillia. Assise ses genoux contre son menton, elle se tient, fragile, attentive, ses paupières se ferment. Sa curiosité fût piquée aussi fort que son coeur en palpite. Un nouveau lieu, de nouvelles opportunités, de nouveaux souvenirs à la portée de main. Elle regrette de ne s'y pas être rendue avec de la compagnie peut-être.

Ses iris se tournent en direction de la fenêtre du train. Le paysage passe rapidement à côté, et au loin se tient un brouillard comme pour lui rendre impossible de voir ce qui l'attend à la fin du chemin. Elle s'emballe mais ses yeux n'en montrent rien, des battements de cils, du mascara emprunté et...

Oui, peut-être oui au fond de sa pupille on peut y distinguer une once d'espoir - une qui avait semblé disparue cela il y a bien longtemps - beauté perdue dans la rosée du matin, du soir, de bien trop d'heures. Elle se serait crue à l'extérieur enfin à voir défiler de la verdure à ses côtés. S'y aventurer voudrait-elle, s'y perdre et oublier ce qu'elle pense qu'elle.

Qu'est ce qui s'y cache ? Y a-t-il des trésors dont ils doivent percer le secret ? Des jungles au bout ? De simples forêts ? La mer ne semble qu'un pas trempé dans le lac de mystères que contiennent cette ville et ces au-delà.

Lillia s'y fixe. Elle y était venue pour passer du bon temps, l'idée de la mer, de plages. Le son des vagues lui semblaient si plaisant. Elle était de celles se sentant connectées à la nature, à apprécier le silence et le vent souffler. Parce qu'elle aimait le peindre, ses affaires d'artistes dans son sac, un ou deux tableaux tous neufs. Manquer de somnoler allait-elle, la jeune fille secoue légèrement la tête, cheveux en bataille, un peu sonnée de se "réveiller" d'un coup.

Parce qu'elle avait déjà dormi un petit moment, assise à l'aise, la jeune fille ira s'amuser à patauger lorsqu'elle y sera, pensant rester à l’hôtel ce soir. Elle y pense parce que l'atmosphère la lui appelle, que c'est lors de ces événements que les couples sont ensemble. Officiels, officieux ou non, charnels, toxiques ou relativement sain. Elle voudrait elle-même pouvoir savoir ce que cela fait. Intéressée oui elle l'était, avoir montré son intérêt à beaucoup oui elle l'avait.

Il y a ceux à qui elle pense des je t'aime.

C'était un petit quelque chose qui venait lui voler son cœur, des fantaisies à en savoir écrire des pages, des fois des visages, des fois des phrases. Y'en a d'autres qui l'intéressaient mais pour qui elle étouffait cette pensée qu'ils l'affectionnent de la sorte en retour, ceux avec qui elle parlait bien trop souvent, pour lesquels son cœur virevoltait des fois, pour des petits détails à en rire d'éclat.

Si elle aurait à décrire quelque chose qui lui plairait actuellement, ce serait - son voisin d'en face. Un visage tourné vers la vitre comme l'était le sien il y a peu. Un semblant de perdu, un brin d'intelligence dans le regard bien qu'ailleurs. Il ne la remarque pas, Lillia en est bien plus qu'heureuse.

Peut-être était-ce la manière dont se tourne ce visage d'elle, ces yeux ailleurs, ces lèvres peut-être, ce cou. C'est le deuxième train et il y a nettement moins de monde, il n'y a pas beaucoup de bruit, les trains sont connus pour être silencieux. La lumière entre les feuillages le mettent en avant, les dossiers sont d'une couleur complémentaire à sa chevelure et au peu mais présents rayons qui passent l'éclairer. Elle ne sait pas qui c'est, elle s'intéresse à une enveloppe charnelle reflétant assurance et tranquillité. Lillia se demande si elle pourrait essayer d'en faire le portrait.

Pas seulement de ses crayons, ou pastels enfouies dans son sac avec ses maintes affaires - qu'elle n'aurait pas assez d'argent à acheter sur place elle sait, comme la touriste qu'elle joue en ces jours encore pas si nouveaux que ça à Newwell-City - mais deviner de ses traits, une partie de lui.

Y arriverait-elle donc à le comprendre sans lui demander, le connaître sans le toucher ? Ce ne sont que de moyens entre autres de socialiser se disait-elle, des moyens qui ne l'aideront pas tout à fait à moins qu'elle ne lui adresse la parole d'elle même et là elle n'avait pas d'autre choix que de retranscrite la vue au papier. Elle sort des feuilles, plusieurs, gribouille, rature, gomme, crayons et supports sur les genoux qu'elle tient prêt d'elle petite qu'elle est à s’asseoir comme une enfant sur le siège.

Elle l'observe, et s'il la voit tant pis, elle ne s'arrêtera que sous mise de condition de sa part. Partie elle l'est, inspirée elle se sent. Lillia se sourit alors qu'elle continue à tracer les traits de son voisin d'en face. Elle regarde sa figure générale, quel est l'air dégagé ? D'où vient la lumière ? Qu'est ce qu'il l'a tant accrochée sur lequel elle doit mettre de la valeur ? Elle pense qu'il a l'air "d'appartenir" au train, qu'ici est sa place, sous cette fenêtre, dans cette ville peut-être même.

Elle voudrait immortaliser ce qu'elle voit. L'immortaliser lui.

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Re: [EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Daniel Lestrange le Dim 26 Nov - 16:04



Tu attends.
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Tu pousses un soupir. Tu aimerais bien faire quelque chose mais tu ne sais pas quoi. Le paysage défilant est répétitif, et c’est bien assez pour profondément t’ennuyer.
Tu continues cependant à regarder par la fenêtre, faute de mieux. Tu en profites pour réfléchir à ce que tu peux faire pour passer le temps, mais tu réalises que tu ne sais pas combien de temps le trajet va durer de toute manière. Tu t’étais imaginé qu’il ne durerait presque rien, puisque le train ne parcourt pas de vrais kilomètres, et qu’il s’agirait tout simplement d’une téléportation ou quelque chose comme ça, mais le programme tient visiblement toujours à prétendre ne pas en être un.
C’est étrange, te dis-tu. Par moments il ne cache absolument ses capacités techniques, mais par d’autres il fait tout pour ressembler à une vraie ville dans la vraie vie. C’est quand ça les arrange, hein ? De toute manière, tu t’en fous. Dans un programme, dans la réalité, ça ne change pas grand-chose – tout ce qui compte, c’est ce que tu fais de ta vie ici.
En l’occurrence et pour l’instant, rien.
Rien de spécial, en tous cas. Oh, tu t’es bien assez fait remarquer, tu vis tout comme il faut et tu t’es forgé une image, mais ce n’est pas ce qui t’intéresse. Pour toi, il ne s’agit que de court terme ; tant que tu n’as pas trouvé ce que tu cherches, tout n’est qu’un mensonge. Prétendre vivre avant de trouver la vie. Tu n’es encore qu’un fœtus – un fœtus pressé de sortir mais qui a beau tenter, est obligé de rester à l’intérieur.
Berk. Quelle horrible image, te dis-tu.
Agacé par le paysage, la durée du voyage ou par toi-même, tu détournes la tête vers le couloir entre les sièges. Insatisfait de ta position, tu te relèves légèrement pour te rassoir et t’étire les épaules, cherchant un peu plus de confort, tout en observant ce qui t’entoure. Il n’y a personne dans ce wagon que tu ne connaisses très bien – seulement de parfaits inconnus et de vagues connaissances que tu prétends tout simplement ne pas connaître. Tu n’as que faire de la décoration du train, que tu trouves de toute manière fade, et tu ne te sens pas d’humeur à juger les gens par leur apparence. Ils sont tous sans importance, de toute manière.
Tu tournes la tête vers tes voisins d’en face. Il y a deux inconnus assis face à toi, et personne à ta gauche. Tu n’y avais même pas prêté attention ; tu le découvres à l’instant. La personne en diagonale fixe le vide, c’est à se demander si elle ne dort pas les yeux ouverts. Tu te demandes si tu donnes cet air-là toi aussi  quand tu ne fais rien, mais tu préfères te dire que tu n’as pas cet air pitoyable. Les gens tiennent toujours à avoir l’air triste dans leur vie de tous les jours, mais toi, tu n’as pas que ça à faire. Ta voisine d’en face, quant à elle, ressemble à une enfant. Elle a la tête penchée sur un dessin sur lequel elle te semble très concentrée, attitude qui te fait immédiatement penser enfant, mais le peu de ses traits et de son corps que tu aperçois te permet de constater qu’elle n’est pas très âgée. Tu ne penses pas avoir jamais vu d’enfants dans le programme, aussi te dis-tu qu’elle doit au moins être adolescente, mais tu ne sais pas exactement à quel âge on devient un adolescent. Tu lui donnerais bien 13 ans, 14 à la rigueur, mais pas plus, et il te semble étrange que quelqu’un d’aussi jeune ait été lâché seul dans le programme. Tu hausses les épaules, cependant ; ça t’importe peu. Tu ne prétends pas bien connaître ni cette ville, ni l’être humain.
Son dessin est quasiment sous ton nez, et elle ne semble pas vouloir le cacher, aussi ne te retiens-tu pas d’y jeter un coup d’œil. Tu constates donc qu’elle est en train de dessiner un charmant jeune homme.
Tu ne sais pas ce que c’est qui te donne envie de rire ; cette situation surprenante ou ton humour dévastateur ? Une grimace crispée traverse ton visage, et si elle va dans le sens d’un sourire, elle n’en est pas un ; c’est pourtant peut-être ta seule manière de sourire. Tu t’en rends compte, et te demande à quand remonte la dernière fois que tu as vraiment souri. C’était il y a longtemps, très sûrement, mais y penser ne te blesse nullement. Tu n’as pas honte de ce que tu es actuellement. Tu t’en moques, à vrai dire.
Tu regardes à nouveau son dessin. Il s’agit indéniablement de toi. Ses dessins sont ressemblants, au moins, elle doit être fière d’elle. Tu te demandes juste pourquoi elle t’a choisi comme modèle.
C’est qu’elle doit être à court.
Laissant ton expression se détendre, tu claques des doigts devant le front penché de la jeune fille pour attirer son attention vers toi. Tu te renfonce dans ton siège et quand elle lève la tête pour te regarder, tu la regardes droit dans les yeux quelques secondes avant de dire :
« Si tu fais de moi une fantaisie en me dessinant, ajoute-moi une cigarette au bec. Une roulée. Je n’en ai pas touché une depuis assez longtemps pour commencer à en rêver. »
Tu la regardes vaguement en réfléchissant. C’est pas faux ce que tu dis. Tu ne vas pas aller jusqu’aux détails de ce qu’elle doit mettre dans la cigarette mais quoi, si elle utilise ton image, autant arranger tes sentiments. Le peu que tu as.
Des cigarettes électroniques, ça ne te suffit et ne te plaît pas. Ce n’est pas de ça que tu as besoin.
Bon, du reste non-plus. Mais ça, c’est plus ton corps que toi qui le demande.
Tu cherches à lire l’expression de ta voisine d’en face. Qu’elle décide d’arrêter de dessiner parce qu’elle est gênée, qu’elle continue en ayant refusé ou accepté, tu n’en as rien à faire. Elle fait bien ce qu’elle veut, ça ne change rien pour toi. Salaud.


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Re: [EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Invité le Sam 9 Déc - 15:43

« I wonder if you’re the same now as you were back then. That bent up bicycle you got around on. Walking a ridiculous tightrope, blood oozing from your knee, these days are somehow awfully empty»
Это подарок
« Si tu fais de moi une fantaisie en me dessinant, ajoute-moi une cigarette au bec. Une roulée. Je n’en ai pas touché une depuis assez longtemps pour commencer à en rêver. »

Ses mots la tirent de son sérieux.

Lillia cesse ses traits et lève la tête. C'est la tournure de phrase et la surprise qui lui font monter le rouge au joues. Elle resserre ses genoux contre elle, ses feuilles avec. Cela ne dure pas plus longtemps puisqu'elle expire et lui sourit gentiment.

J'essaierais. »

Elle s'y exécute parce qu'elle trouve l'idée drôle, et aussi qu'elle ne s'y était pas attendu. Elle ne comptait pas vraiment le garder avec elle ce portrait, donc pourquoi ne lui exaucer ce vœu et le lui donner ? Ou au moins, proposer. Il n'a pas à vouloir le garder avec lui si ça ne l’intéresse pas.

Lillia essaie de faire avec le fait d'avoir des yeux jugeurs la fixant. Si elle se concentre assez, elle peut en faire abstraction. Le son du train se balançant la berçait légèrement. Ses yeux fixent le papier un moment, elle se ressaisit. Sa main se remet à dessiner, comprendre le modèle en face d'elle. C'est un bel homme il n'y a pas de doute. Encore jeune homme plus qu'adulte, ce doit être sa nuque qui le lui indique, le peu de pilosité faciale, le nez discret, ses yeux. Elle fait souvent des allez retours, et se prend à ne pas craindre de le regarder droit dans les yeux s'il le faut. La petite a cet expression de curiosité en le regardant, puis de sérieux, puis aucune expression, elle penche la tête des fois pour attraper où exactement sur sa nuque s'arrête sa chevelure, pour en voir comment se trace ce pli de veste. Elle manquerait de s'étaler sur le siège plus qu'elle ne devrait.

De différents crayons à papier de mines plus ou moins grasses roulent sur le siège où elle s'assoit, elle en prend puis les remet dans un désordre. Il lui faut quelques temps pour s'assurer ne pas se tromper de crayon. C'est avec l'intérieur du train qu'elle a du mal. Les paysages n'étaient pas trop son truc. Elle arrivait à avoir une image générale des différents objets et leur positions les uns par rapport au autres mais pour la propreté du fond il lui faudrait prendre plus que vingt minutes. Ce serait le temps qu'ils prendraient pour arriver, et ils étaient au milieu du chemin dejà.

Elle souffle, ce n'est pas si grave.

Le temps passe et elle n'y prête pas tout à fait attention. Ce doit faire un peu plus de quinze minutes qu'ils sont dans le train. Le temps avant leur arrivée est affiché, elle fait un mouvement de tête, Lillia, il ne lui reste pas beaucoup de temps, et apres il lui faudra tout ranger. Elle n'y a pas prêté assez attention. Ainsi elle se presse.

Sa main lui fait un peu mal, mais elle tient à le finir comme il le faut, cette enfant. Avant les toutes dernières minutes, Lillia souffle sur son dessin, gomme les derniers traits. Le dossier n'a pas fini si mal que ça, elle sourit, contente, confiante. Puis elle le tend d'une main à son voisin d'en face.

Je vous l'offre. Ne vous sentez pas obligé de le prendre par contre, si ça ne vous intéresse pas, je peux le garder sans problème. »

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Re: [EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Daniel Lestrange le Jeu 14 Déc - 19:12



Tu attends.
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La jeune fille rougit, elle panique peut-être même un instant. Il est vrai que tu n’es pas l’être le plus rassurant, que cela vienne de ton apparence, tes paroles, ou plus simplement ton attitude. Ça ne te dérange ni ne t’arrange ; tu te moques bien de ce qu’elle pense ou ce qu’elle ressent. Qu’elle prenne mal ta remarque ou non, qu’elle soit gênée ou n’en ai rien à faire, ça ne changera rien à ta vie. Pour cette raison, tu ne changes rien à ton air vide quand tu la regardes en attendant sa réaction.
Elle finit par soupirer, et sourire calmement. C’est intéressant, ou tu t’en moques. Tu n’en es même pas sûr.
« J’essaierai. », répond-elle.
Tu ne sais pas si elle t’a pris au sérieux ou si elle joue de dérision. À vrai dire, tu ne sais pas non plus si tu étais sérieux ou non. Tu ne te souviens pas avoir réfléchi à tes mots avant de les prononcer, et tu ne saurais dire si ça signifie que sur un plan général tu ne les pense pas, ou qu’ils viennent du cœur, admettant que tu en aie encore un. Quoiqu’il en soit, tu la laisses dire, tu la laisses faire, quand elle recommence à dessiner. Tu ne prends même pas la peine de sourire en réponse, parce que tu ne vois pas pourquoi tu le ferais.
Elle dessine, et elle semble se prendre assez au sérieux. Elle ne se gêne pas pour te regarder à présent, se servant clairement de toi comme modèle. Tu es légèrement surpris, car tu ne t’y étais pas attendu, mais tu ne réagis pas plus que ça, l’événement te semblant si pathétique. Tu t’ennuies, de toute manière. Tu ne la regarde pas vraiment elle, tu regardes le vide face à toi – admettant que le vide existe, d’ailleurs, car cette expression te semble si faible. Il y a toujours des choses en face de toi quand tu regardes le vide, alors quoi, est-ce que les choses sont juste vides ?
Les minutes passent et rien ne change. Elle est si occupée à ce qu’elle fait que tu commences à l’oublier, ou à oublier que tu lui as adressé la parole. Elle manque tellement d’importance, cette jeune fille. Tu ne l’as jamais vue et tu ne la reverra peut-être jamais, et ça ne changera rien à rien, qu’elle t’aie dessiné ou non. Si elle te dessine, c’est qu’elle en a dessiné bien des autres avant, te dis-tu, et tu n’en es qu’un parmi tant d’autres, tu n’en doutes nullement. Il n’y a rien de spécial à ta pose ou ton apparence, ni même à ton regard purement cynique et désagréable, sans aucun mystère, donc ses modèles sont probablement tous aussi fades si elle s’est intéressée à toi. Au final, ce dessin ne concerne qu’elle. Tu n’es qu’une image des plus lambda, et il ne s’agit pas vraiment de toi.
Et là, elle te tend le dessin.
«  Je vous l'offre. Ne vous sentez pas obligé de le prendre par contre, si ça ne vous intéresse pas, je peux le garder sans problème », dit-elle.
Tu regardes le papier qu’elle te tend, puis tu la regardes elle. Elle est mignonne, te dis-tu. Elle a l’air sympathique. Des gens doivent l’apprécier, cette fille-là. Il y a quelque chose dans le ton sa voix qui t’agace. Tu secoues la tête dans le sens de la négation, et tu lui fais vaguement signe de rétracter son bras. Tu ne peux pas t’empêcher d’esquisser un de ces sourires dont toi seul as le don – un sourire méchant sans l’être.
« Garde le, tu le mérites plus. C’est toi qui as passé du temps et travaillé dessus, pas moi. »
Sur ces mots, tu te relève. Tu sais que l’arrivée du train est imminente, et tu te dis que tu n’as plus rien à faire là. Et puis, tu n’as pas envie de lui parler, à cette fille-là. Salaud.


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Re: [EVENT ÉTÉ] Tu attends. [ft. Lillia Mizutani]

Message par Invité le Sam 16 Déc - 22:14

« I thought I wanna go home, but you grasped my hand firmly. That motion, certainly, touched on the vase.»
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Il se relève et lui tourne le dos sur ces mots.

Elle tient le papier contre elle, et ne peut que faire un hochement de tête. Lillia sourit bêtement.

Cela aurait le bon d'avoir été une bonne expérience. Elle s'était penchée sur un inconnu dont elle observait la carrure, sa forme la plus extérieure. C'est bien comme ça qu'on commence non ? Les gens s'attachent à qu'ils pensent peuvent leur ressembler, à ceux qui les attire pour ses mêmes raisons. Elle disait qu'on ne pouvait pas tout à fait dissocier l'apparence du fond, parce que comment on prend soin de soi en dit aussi sur soi.

Ce ne sont que des voiles protecteurs. Une autre manière de masquer l'authentique, tu es ce que tu apparais en partie mais pas totalement - car tu ne peux t'exprimer tout à fait librement. Elle ne le suit pas, persuadée que ces derniers mots étaient un au revoir discret. Lillia range ce qu'elle a quelque peu éparpillé, elle panique, son sac est un peu lourd et il ne faudrait pas qu'elle ne puisse pas descendre en même temps que le reste parce qu'elle est encore là à phaser.

On l'entend se murmurer à elle même, des onomatopées de frustrations parce que ses feuilles ne rentrent pas sans qu'elle ne les plies. Elle soupire, dans son attiral d'été - sentir le vent entrer dans le train avec son arrêt la fit frissonner. Lillia essuya la sueur de son front, une fois tout cela plié.

Elle garde encore entre ses mains le portrait qu'elle avait fait. Peut-être ici trouverait-elle un cadre qui lui permettrait de l'afficher ou le ranger chez elle. Pour l'instant c'était se préparer pour l'aventure. Le pas un peu pressé, elle descend du train. Elle se dandine légèrement, par le poids du sac un peu trop grand pour elle surement. Elle est toute contente Lillia. La brise lui est douce, à Lillia.

C'est de ses petits charmes qui lui donnent envie de rester ici, protégée, couvée comme le faisaient ses grand parents, seulement, différemment. Elle pense qu'elle s'y fait, parce qu'elle n'a pas le choix et que c'est mieux pour elle. En sorte, Lillia se dit abandonner quelque part, mais c'est surement aussi un moyen pour elle de passer à autre chose, en sorte, pas tout à fait encore. La guerre à l'extérieur - si elle est si affreuse, c'est qu'il n'y a plus de monde pour profiter des bienfaits similaires à celui-ci. Le voyage doit être restreint, à moins d'aller là où la guerre ne touche personne. Sa maison était-elle à l'abri ? Lillia prie, que l'on lui laisse ça.

Elle attend.

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