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[EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

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[EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Jan Lyons le Sam 7 Oct - 2:28


Que deux fois...
FT. AKIRO LYNN

Il se laisse lourdement tomber dans le sable. Il n’est pas si surprenant qu’il soit froid, étant donné l’heure qu’il est, mais il n’y avait pas pensé ; quoiqu’il en soit, ce n’est pas désagréable. Au contraire, il se dit qu’il préfère ça à la chaleur habituelle, et il a même l’impression que ça le rend plus confortable.
Akiro lui a demandé sur quelle plage il préférait s’assoir. Il a répondu qu’il détestait les deux, mais qu’il préférait encore avoir du sable sur ses vêtements qu’être mal installé sur des cailloux ; maintenant, le rouquin s’assoit, plus délicatement semblerait-il, à côté de lui, et ne semble pas mécontent de son choix – mais ce n’est que ce qu’il s’imagine. D’autant qu’il sache, il pourrait tout simplement se sentir bien ce soir, ou être content de quelque chose d’autre.
Lui-même ne ressent pas grand-chose, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Sûrement est-ce parce qu’il est ce qu’il est, mais il trouve un certain délice à cette sensation de silence engourdie dans son esprit ; il subit sans aucun mal les insultes qu’il entend à longueur de journée, mais avec le bruit, il a plus de mal.
Il lance un regard alentour. Ils se sont assis sur le côté de la plage, ni trop près de la digue, ni trop loin de la mer – d’autres emplacements également intéressants étaient déjà pris, et puis, Akiro a l’habitude de toujours s’assoir près des murs. Il n’aime pas être au milieu. Jan préfère généralement le fond, mais il s’en moque aussi pas mal, et puis, le son des vagues proches lui est doux.
Il pourrait être au fond de l’eau, plutôt – c’est bien pour ça qu’on lui a interdit la plage depuis sa plus tendre jeunesse. L’avantage à ce programme horriblement strict, c’est que sans s’en rendre compte, il lui permet de transgresser aux règles.
Quand il l’a vu se diriger vers les vagues, Akiro a semblé le surveiller d’un peu plus près. Il est bien la dernière personne à savoir ; il est bien la dernière personne à possiblement s’en inquiéter. Les autres s’en moqueraient – ils se convaincraient du contraire, mais au fond, ils s’en moqueraient, et c’est tant mieux, c’est bien son but.
Mais ni l’un ni l’autre n’ont dit quoi que ce soit. Il s’est assis plus près de la digue que des vagues ; il les aime bien, mais elles ne valent pas la peine d’inquiéter le rouquin. Jamais deux sans trois, disent-ils, mais lui dit qu’il ne s’est laisser noyer que deux fois…
Et puis, il n’est pas mort au final.
« Mais c’est parce que quelqu’un était là pour te surveiller. »
Il ne veut pas que ses pensées commencent à faire du bruit de nouveau. À quoi peut-il penser pour s’assurer qu’elles oublient ça, et n’aient rien à contredire ? Il regarde Akiro, qui est assis silencieusement à côté de lui. Peut-être que c’est à cause des feux d’artifices qu’il sourit. Il n’en voit jamais. Parce qu’il a la poisse, dit-il.
Lui s’en moque un peu. Il est surtout curieux ; curieux de savoir si les feux d’artifices de ce soir seront aussi ridicules que le programme n’a aucune conscience de ce qu’est l’art visuel, ou si grâce à ses grandes capacités techniques, il sera fantastique. S’ils sont allés jusqu’à repousser le coupe-feu pour le permettre, il peut s’attendre à quelque chose de grandiose – mais connaissant l’amusante idiotie de Liberty ou la ville qui l’entoure, il peut aussi s’attendre à une insulte aux feux d’artifices.
« M’enfin. »
Il ne sait pas pourquoi, il se retient de regarder la personne qui est assise à côté de lui.
« J’espère qu’ils seront beaux. »
Il pense rarement ainsi d’événements tels, mais ce n’est pas pour lui qu’il souhaite cela. Il en a déjà vu, il en reverra peut-être. Une partie de lui veut se dire que c’est par bienveillance pour tous ceux qui l’entourent qu’il brise son égoïsme en espérant un beau spectacle dont il n’a que faire, mais il a presque totalement conscience qu’il est tout simplement satisfait du bonheur visible de cette même personne qu’il regarde à présent.
Leurs regards se croisent – il est 23h50, et le programme sera probablement très ponctuel. Il leur reste quelques minutes à tuer, et ce n’est pas en silence qu’ils les apprécieront. L’idée le traverse qu’ils auraient pu inviter à les rejoindre une ou plusieurs personnes plus prône à la conversation, pour leur faciliter la chose, mais il n’en avait, et a profondément pas envie.
Puisqu’il n’y a probablement que ça qui soit intéressant ce soir, qu’ils parlent de feux d’artifices. Il serait drôlement ennuyeux de parler de la fraicheur du sable sous leurs arrière-trains.
« Tu n’en as vraiment jamais vu, au final ? »
Jan aime tout savoir, mais de ça, il n’est pas certain. Peut-être exagère-t-il, et n’a-t-il tout simplement jamais pu directement y assister ; quoiqu’il en soit, il veut bien en savoir les détails. Ainsi, aussi, saura-t-il comment voir celui qui va suivre.



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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Akiro Lynn le Sam 7 Oct - 3:07

Qu'une fois !
feat. jan
C’est extrêmement bête de sa part, de tant s’inquiéter, comme si Jan était encore un enfant, ou comme s’il y avait même le moindre risque que ce à quoi il pense arrive, mais il tient beaucoup trop à lui pour ne pas y penser. Quand il le voit se diriger vers la mer, ce n’est pas qu’il se méfie, mais qu’il y repense, et c’est comme un réflexe de suivre tous ses mouvements de près.
Il doit avouer que même pour un enfant, ce serait particulier. L’enfant qu’il était l’était, et il ne serait pas si étonné qu’il le soit toujours – si ce n’est pas toujours un défaut, dans ce cas, ça ne peut que l’inquiéter.
Quand Jan était petit, une fois qu’il s’était rendu à la plage avec son père, il a semblé assez grand pour aller nager tout seul. Il savait nager, bien sûr, mais sûrement ne savait-il pas se protéger ; il a fermé les yeux, lui a-t-il raconté, et il s’est laissé aller au courant des vagues. Il avait envie d’entendre le son de l’eau, alors il s’est laissé y couler – et il l’a trouvé agréable, alors il est resté au fond, où il pouvait au mieux l’entendre.
Qu’une fois ça arrive, pour un enfant un peu rêveur, peut-être – mais déjà, Jan était-il vraiment un enfant rêveur ? Il ne se souvient certainement pas de quand il a été ramené à l’extérieur, puisqu’il s’est réveillé sur un lit d’hôpital, et qu’ouvrant les yeux, il n’a vu qu’un affreux plafond blanc et le visage de son père, mort d’inquiétude, et il a cru apercevoir une once de désespoir.
S’il ne s’agissait que d’un incident unique, ce ne serait rien de plus qu’une anecdote, mais petit, il était déjà égoïste ; et il avait beau aimer son père et ne pas souhaiter ni l’inquiéter, ni briser sa confiance, il avait trop aimé le son de l’eau, et quand un an plus tard il a été temps de redécouvrir les plages, il a refait la même chose à nouveau.
Il se sentait bien, lui a-t-il raconté, et il lui a semblé être violemment tiré d’un rêve quand son père est allé le repêcher.
Cette fois-ci, il lui a été complètement interdit de jamais retourner sur une plage.
Aujourd’hui, il ne pouvait pas lui refuser ce plaisir… Et puis, il y a tellement de raisons de le laisser faire. Akiro, lui-même, a très envie d’admirer les feux d’artifices de cette nuit depuis la plage, et puis après-tout, c’était il y a terriblement longtemps, et Jan fait toujours tout pour montrer à quel point il a changé depuis – pas dans le sens où il le veut, mais dans le sens où il le montre quoiqu’il arrive.
Changé sans avoir vraiment changé du tout. C’est bien Jan que voilà.
Il a presque cru qu’il allait s’approcher de l’eau, pour la toucher pour une fois, peut-être, mais il a été bien rassuré de le voir s’assoir directement dans le sable. Il a sans doute remarqué son inquiétude et a voulu lui montrer qu’il ne ferait pas de bêtises, en admettant qu’il se souvienne de cette histoire, car ils n’en ont à aucun moment reparlé, même depuis qu’ils se sont retrouvés dans le programme. Akiro est peut-être fou de se souvenir d’un dééétaaaiill pareil…
Il s’assoit à côté du jeune homme, et très vite, un sourire se dessine sur ses lèvres. À l’idée de voir pour la première fois un feu d’artifice, il est extrêmement excité ; à l’idée de le voir à côté de sa personne préférée, il est absolument ravi. Ce dont Jan ne peut pas avoir conscience, c’est à quel point c’est romantique – mais ça, bien sûr, ne peut plaire qu’à lui-même.
Il cache très mal sa joie. Il se trouve simplet, d’être aussi heureux à l’idée d’observer quelque chose d’aussi bête et méchant qu’un feu d’artifice – et à côté de la personne dont il est amoureux, franchement, est-il une héroïne de roman ? mais il se dit aussi que ça a quelque chose de forcément beau, et de poétique, et qu’il ne devrait pas s’empêcher d’apprécier les petits plaisirs de la vie.
Après avoir largement admiré le ciel noir, et ses étoiles, et sa lune, il revient sur Terre pour jeter un coup d’œil à l’étoile qui est à côté de lui, et qui, surprise, le regardait. Il est bien trop content ; il a envie de sourire, et sourit, et il y a de ces fois où c’est si agréable de sourire.
« Tu n’en as vraiment jamais vu, au final ? », Jan lui demande-t-il.
« Quoi, de feu d’artifice ? »
Évidemment, de feu d’artifice.
« En photo, en vidéo, c’est sûr j’en ai vu… »
Il regarde le ciel, comme s’il pouvait déjà y voir ce qu’il s’imagine déjà être magnifique.
« Mais réellement, jamais. On s’en allait toujours d’une ville avant ses festivals, et on arrivait dans une où ils étaient terminés… »
Il sourit un peu tristement, mais il n’est pas réellement triste. Maintenant, c’est fini, il est là, et pour toujours, et dans quelques minutes, il va enfin voir un feu d’artifice.
« Je ne sais si c’est parce que je les rate toujours que je veux tant en voir un, ou si au final, c’est parce que je veux tant en voir un que je les rate toujours », ajoute-t-il.
Son regard s’illumine de nouveau quand il regarde Jan. C’est si facile de lui parler, parfois, il n’hésite pas, il ne bégaie plus, et il a l’impression que tout va bien. Qu’est-ce qui fait que c’est comme ça ?
Il est terriblement impatient. Il veut que le spectacle commence déjà, et ah… si seulement il pouvait se tenir contre celui qu’il aime pendant, et y rester après, mais ça, c’est malheureusement impossible.
On ne peut pas tout avoir…
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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Jan Lyons le Sam 7 Oct - 16:43


Première fois.
FT. AKIRO LYNN

Parler avec Akiro n’est pas désagréable. Il est bien la seule personne avec qui ce n’est pas désagréable, et Dieu seul sait pourquoi, Jan se dit-il.
« Alors ça veut dire qu’au moins, même s’il n’est pas terrible, il te semblera grandi… », répond-t-il
Il secoue la tête, souriant calmement.
« Mais je pense qu’on peut espérer qu’il soit grandiose. »
Il espère rarement grand-chose ; en fait, il n’est pas certain de la notion d’espoir. En quoi diffère-t-elle vraiment de souhaiter ? Et souhaite-t-il souvent grand-chose ? Il n’est jamais sûr de ce qu’il ressent – il ne sait pas s’il ne ressent rien, ou trop de choses. Il n’en souffre pas vraiment, il ne trouve ça vraiment pas grave, mais il aime bien tout savoir, et il se trouve qu’à son propre sujet, il ne sait pas grand-chose.
Akiro, voilà quelqu’un qui en sait des choses à son sujet. Quelle qu’en soit la raison, il le connaît mieux que lui-même ne se connaît – et vice-versa, mais cela lui semble normal. Il se dit parfois que c’est gênant, que quelqu’un le connaisse aussi bien, mais il n’est personne pour s’en plaindre, et puis, Akiro est loin de lui avoir fait le moindre mal depuis qu’ils s’y connaissent.
C’est la première fois qu’il a confiance en quelqu’un.
Ils discutent, et il n’a pas forcément à réfléchir à toutes ses réponses. Certaines, sinon beaucoup, sinon toutes, en fait, lui viennent naturellement, et il n’a qu’à répondre ce qu’il pense. Ce doit être que ce soir en particulier, ses pensées sont sages. Il ne voit pas d’autres raisons ; d’habitude, il est constamment en train de les, en train de se surveiller, et même s’il est rapide, il doit énormément réfléchir avant de parler. Soit il est vraiment seul et vrai aujourd’hui, soit il s’est tant habitué à ce travail qu’il le fait naturellement, sans plus du tout s’en rendre compte.
C’est agréable, de discuter de choses mondaines, ainsi. Il a l’impression que ce n’est que récemment qu’il a commencé à faire cela, et pourtant, qu’il se souvienne, ils ne parlaient ensemble jamais de choses importantes depuis leur arrivée dans le programme – quelque part, il a l’impression que maintenant c’est légèrement différent, il ne sait comment, et que c’est mieux. Peut-être, aussi, s’y est-il habitué, ou s’est-il amélioré.
Peut-être est-ce Akiro qui est moins gêné. Mais pourquoi aurait-il été gêné, de toute manière ? Ils ne sont que deux vieux amis, qui se connaissent si bien que tout devrait passer. Après, ce n’est que la théorie… Il ne connaît rien en pratique. Il ne sait pas vraiment ce que ça veut dire d’avoir un ami ; il les a toujours évités, après tout. Sauf lui. Est-il chanceux, ou malchanceux ?
Il sourit, un sourire légèrement mauvais – pauvre Akiro, se dit-il.
Un silence s’ensuit, mais ce n’est pas un silence gênant. Jan ne ressent pas le besoin de le combler. Il a l’impression qu’ils en ont tous les deux assez dit, et qu’il est temps à présent de laisser place au silence, au calme, au spectacle.
Il essaie de regarder l’heure sur sa montre, mais dans la pénombre, ce n’est pas très pratique. Akiro sort son téléphone et lui indique qu’il est 23h57.
« Ça ne va plus tarder, alors. »
Ils n’ont plus qu’à attendre. À force d’y réfléchir, il lui semble comprendre que lui-même est devenu impatient de voir ce fameux feu d’artifice ; enfin, impatient. Il ne peut pas être aussi impatient que la personne qui est assise juste à côté de lui. Peut-être se sent-il un peu impatient pour lui. Ce doit être ça ; le peu d’empathie que ressent jamais Jan.
En attendant, il jette un regard alentour. Il a décidé de se taire, que sa voix gâcherait la découverte de son ami – alors pour s’occuper l’esprit, il analyse ce qui l’entoure.
Ils sont tous les deux assis ensemble sur le côté, et il n’y a personne de vraiment près d’eux – personne dont le son puisse les déranger, si ce n’est pour les rires parfois, ou cris d’engouement que certains ne savent s’empêcher de pousser quand ils s’amusent trop. Il est heureusement surpris qu’il y ait si peu de monde sur la plage. Il pensait qu’elle serait complètement bondée, et forcément désagréable, mais il semblerait qu’avec tous ceux qui ont décidé de ne pas venir, tout ceux qui mangent, l’ampleur des deux plages, et ceux qui observent le spectacle d’en haut, le monde soit assez bien réparti pour ne pas gâcher l’air qu’il respire. Finalement, il avait craint le contraire, mais la soirée lui semble agréable. Pourtant, elle est si bête. Une plage. Pff.
À ce qu’il imagine être minuit pile, la première lumière colorée, suivie d’un sifflement, apparaît dans le ciel. Il jette un regard à Akiro à son côté ; le vert se reflète comme des paillettes dans ses yeux, concentrés sur le mouvement des lumières.
Il ne savait pas qu’il pouvait être aussi agréable de voir quelqu’un content comme ça, pour quelque chose de si trivial. Il se demande bien pourquoi. Mais soit ; il sourit agréablement, et observe lui aussi le spectacle.

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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Akiro Lynn le Sam 7 Oct - 17:23

Qu'une fois !
feat. jan
« Alors ça veut dire qu’au moins, même s’il n’est pas terrible, il te semblera grandi… », Jan lui répond-t-il.
Il grimace pour le principe de grimacer, mais il n’est pas mécontent. Il sait bien que ce n’est qu’une blague.
« Mais je pense qu’on peut espérer qu’il soit grandiose. »
Il est surpris qu’il ajoute quelque chose pour adoucir son sarcasme. C’est beaucoup trop positif, venant de lui… Serait-ce une nouvelle manière de se moquer de lui ?
Il hausse les épaules, souriant. Bah, voyons. « Si tu es là, il sera forcément grandiose », manque-t-il de dire, mais ce ne sont pas les mots qui sortent de sa bouche.
« Je te fais confiance pour garder le secret s’il était tout pourri. », répond-t-il plutôt.
Ils discutent, ils discutent. Ils passent le temps. C’est si agréable, de discuter avec Jan. Il y a un léger vent frais, mais la journée a été si chaude qu’il n’est que bon, le sable froid sur lequel ils sont assis est comme un lit agréable en plein été, et il bavarde avec son bonhomme préféré, en attendant le premier feu d’artifice qu’il verra jamais – existe-t-il, en ce monde, plus belle soirée ? Il se sent optimiste, cette nuit. Il sait qu’elle restera pour toujours gravée dans son esprit…
Comme la preuve que la roue a tourné. Que maintenant, il a de la chance ; maintenant, il passe des bons moments, et il tirerait la langue comme un gamin au monde, s’il pouvait lui montrer qu’il va enfin voir un feu d’artifice alors qu’il les ratait toujours avant d’être enfermé ici.
Il comprend parfaitement les Rebels, mais c’est un cadeau que lui fait le programme. Il n’avait besoin que de ça… Une ville dont il ne soit pas obligé de déménager, et la personne dont il aurait souhaité n’être jamais séparé. C’est à se demander, parfois, si Newwell City n’a pas été façonnée que pour lui, pour son propre petit plaisir.
Il se demande comment ce sera, quand ils parviendront à la détruire. Il y pense, mais il ne veut y penser ; retourner à l’extérieur… Il ne pourrait pas y survivre. Il ne pourrait plus. Maintenant qu’il a goûté au bonheur, il ne veut plus s’en séparer.
Il regarde Jan, et c’est de lui que naît le mot « bonheur » dans son esprit. Il ne peut pas savoir à quel point il lui est important…
« Qu’il est con, ce gamin. »
Il se fait lui-même sourire, légèrement cyniquement cependant ; d’être face à la mer, il ne peut pas s’empêcher de penser aux tentatives de noyade de son ami. Il ne voulait pas mourir, il voulait juste être au fond de l’eau. Quel insupportable gosse ! S’il lui avait raconté maintenant, et non il y a plusieurs années, il se serait pris une bonne claque -
Qui aurait été sûrement trop largement punie, alors peut-être est-ce mieux qu’il l’ait appris quand il avait quelques années de moins.
Lorsqu’il voit Jan tenter de regarder l’heure sur sa montre, sans même y réfléchir, il sort son téléphone et l’allume pour la voir.
« Il est 23h57. », dit-il simplement.
« Ça ne va plus tarder, alors. »
Boum, boum, boum.
Il jubile tant qu’il peut sentir son cœur battre fort dans sa poitrine. Le feu d’artifice… Le feu d’artifice ! Il arrive, il va enfin le voir, et c’est si bête, mais il est si content. Il se demande quel effet ça fait en réalité, car les photos sont toujours aussi ridicules. On lui a souvent raconté les grands bruits d’explosion, le sifflement de certaines fusées, et le claquement de certaines lumières qui tombent en pluie ; il s’imagine que c’est une magnifique cacophonie, et meurt d’envie de l’entendre au moins une fois.
Ces trois dernières minutes lui semblent durer une éternité. Il se demande s’ils ne sont pas en retard, mais il n’ose pas regarder l’heure de nouveau, de peur que ça commence quand il aura les yeux rivés sur son écran. Il n’arrive plus à penser qu’à ça, ces lumières qui sembleront l’aveugler mais ne l’aveugleront pas, et ces horribles bruits qui ne dérangent pas car ils s’accordent si bien avec le spectacle. Il est si excité à l’idée d’être minuscule, sur la plage, face à tout ça, qu’il se voit presque attraper Jan par le bras et le serrer contre lui, pour se sentir seul au monde avec lui, en plus de ça.
Chose qu’il ne fera pas, évidemment ; ça ne plairait qu’à lui. Alors il croise les bras, fort contre sa poitrine, et fixe le ciel en attendant.
Et là, une fusée verte monte lentement dans le ciel.
« Han ! », il ne peut s’empêcher de haleter.
Il la suit du regard, et quand elle explose, il a l’impression qu’elle rentre directement en lui. L’explosion résonne jusque dans son cœur, et il ne s’en est pas encore remis, que d’autres fusées, de différentes couleurs, et bientôt différentes formes, suivent.
Ses pensées se taisent, et il n’y bientôt plus que le spectacle face à lui. Il se sent minuscule, et il a l’impression d’avoir la tête qui tourne, mais dans un bon sens.
Il se dit rapidement qu’il aurait adoré voir ça quand il était enfant – puis il a le sentiment qu’il est encore un enfant.
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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Jan Lyons le Sam 7 Oct - 17:48


Juste cette fois...
FT. AKIRO LYNN

C’est un beau feu d’artifice.
À vrai dire, il est grandiose. Jan a eu exactement ce qu’il voulait ; un miracle de technique, et une association choisie avec un soin, proche de la perfection. Chaque fusée est parfaitement suivie de la suivante ; c’est définitivement beau. Il est pris par le spectacle, en n’en retire pas les yeux une seule seconde.
Il voit bien en quoi ça plaît. Même lui ne le trouve pas désagréable. Après tout, c’est gratuit ; ça ne lui coûte rien, d’être assis là, sur une plage, et regarder un spectacle se dérouler sans qu’il n’ait rien à faire. Ça ne demande pas la présence de quelconque humain, ou une voix. Ce sont des lumières qui apparaissent dans le ciel par elles-mêmes – d’autant plus qu’ils sont à l’intérieur d’un programme, ce qui l’impressionne toujours autant – et illuminent le ciel, puis s’en vont, sans ne rien demander à personne. L’idée le traverse qu’il se sent bien, et qu’il aimerait bien que ce moment ne se termine jamais.
Pourtant, s’il durait pour toujours, il s’impatienterait. Il a d’autres choses à faire, et il ne compte pas vivre sa vie avec un feu d’artifice constant derrière lui ; ça deviendrait lassant. C’est ce qu’il ressent qu’il aimerait ressentir pour toujours… et encore. Des fois, il pense des idioties, il ne devrait pas tant s’attarder sur celle-ci.
Il ne sait pas combien de temps le feu d’artifice a duré. Il ne s’est pas ennuyé, c’est certain, aussi peut-être a-t-il duré un petit moment sans qu’il ne s’en aperçoive. En tous cas, il ne compte pas allumer son téléphone pour regarder l’heure avant qu’il soit complètement fini, de peur de gâcher la pénombre dans laquelle il se doit d’être ; c’est pour l’instant le grand final, comme ils appellent ça. Il a su parfaitement le reconnaître quand il l’a vu arriver. Bien souvent, des gens se trompent, pensant, ah, là, c’est le grand final, alors qu’il y en a encore derrière, mais Jan ne se laisse pas avoir ; il ne sait pas pourquoi ni comment, mais il reconnaît toujours exactement ce qui va boucler le spectacle.
Ça vient à peine de finir, et les résidus de fusée tombent encore délicatement du ciel vers la mer ; c’est le moment où les yeux d’absolument tout le monde sont encore rivés sur le ciel, soit en attendant plus, soit profitant des dernières poussières de lumières qu’ils puissent admirer, mais lui rabaisse son regard vers le sol. Il a une idée derrière la tête ; une idée qui le dérange, que des pensées qu’il essaie depuis tout à l’heure de garder muettes rejettent, mais une idée qui l’occupe entièrement. C’est lui qui décide après tout – qui qu’il soit vraiment, dans tout ça. Il fait ce dont il a envie, quand il a envie de quelque chose, quand il est une pensée plutôt qu’une autre.
Il tourne doucement la tête vers son côté droit, et trouve Akiro les yeux toujours dirigés en l’air, admirant visiblement les dernières étoiles bleues et dorées qui se fondent dans la nuit, et vont disparaître dans la mer. Il a l’impression de les voir se refléter dans ses yeux, bien qu’elles ne fassent clairement pas assez de lumière ; est-ce de là que vient l’expression « avoir des paillettes dans les yeux » ?
Regardez le…
Il se rapproche de lui plus qu’il ne l’est déjà, et instinctivement, attrape son épaule la plus éloignée – quoiqu’il y pose plutôt délicatement la main – avant d’approcher son visage du sien, et rapidement, déposer un baiser sur sa joue.
Il frisson le parcourt alors qu’il éloigne aussi vite sa main et son visage. Il y a quelque chose d’interdit dans ce qu’il fait, mais personne ne les regardait, et puis, il en avait envie…
Cette boule de beauté, quand elle sourit, comme ça, on ne peut pas ne pas avoir envie de l’embrasser toute entière. S’ils avaient été seuls, il aurait voulu le serrer contre lui, histoire de profiter ensemble et autant du spectacle qui s’offrait à eux, mais si la plage est moins peuplée qu’il ne l’avait imaginée, elle l’est tout de même.
Il s’assoit différemment, amenant ses genoux contre son corps, et il fait semblant de regarder ailleurs. Il se sent rougir, cet idiot. En fait, il a un peu peur que quelqu’un l’ait vu, mais c’est fait, c’est fait, c’est bon, et personne ne les a vus.
Voilà, le feu d’artifice est fini, et tout le monde se lève pour s’en aller. C’est à leur tour de faire de même. La soirée continue… La vie continue.
Bientôt, ils parlent à nouveau, du feu d’artifice, des paillettes dans les yeux d’Akiro, et il ne le dit pas, mais Jan pense très fort, « Tu sais que je t’aime, toi ? »

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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

Message par Akiro Lynn le Sam 7 Oct - 18:13

Qu'une fois !
feat. jan
C’est magnifique, c’est fantastique ! À chaque fois que quelque chose de nouveau arrive, il a l’impression que c’est ce qu’ils appellent le grand final, et que ça va se finir sur une note qu’il trouvera grandiose de toute manière, mais ça continue, il y en a toujours plus, et toujours mieux. Il n’aurait jamais imaginé que voir des explosions de lumière dans le ciel noir puisse être aussi passionnant. Son regard suit chaque détail du spectacle ; il n’en rate pas une miette. Il n’arrive même pas à penser, tant il est concentré sur les lumières au-dessus de lui.
Mais quand le vrai grand final arrive, là, il le reconnaît pour de bon ; il sait que c’est lui. Il l’attendait autant qu’il le redoutait. Ça veut dire que tout ça va prendre fin, mais c’est aussi le pic du spectacle, les feux les plus beaux, les explosions les plus fortes.
Il ne sait pas que dire, il ne sait pas que penser. Quand enfin tout est fini, et qu’il entend les sifflements et applaudissement des gens, il ne peut retirer son regard du ciel. Il reste des poussières de fusée dans le ciel ; on peut encore voir leur fumée dessiner d’anciennes explosions blanches sur le ciel noir, et quelques paillettes tombent lentement d’en haut, certaines disparaissant au fur et à mesure, et certaines ne s’éteignant que dans l’eau tout en bas. Il regarde les fantômes de fumées, puis les paillettes, puis la fumée, puis les fantômes de lumières ; il ne sait pas où donner de la tête pour profiter du spectacle dans son entièreté, sans en avoir manqué une seule seconde, un seul détail.
Un frisson le parcourt quand il sent une main se poser sur son épaule. C’est comme un violent retour à la réalité, mais une violence qui lui est douce ; le bras contre son dos et la main contre son épaule sont les choses les plus agréables qui puissent l’entourer. Il a à peine le temps de les réaliser présentes, cependant, que Jan dépose ses lèvres contre sa joue, et l’y embrasse. Maintenant, il sourit comme un idiot, car il était si occupé qu’il avait oublié de sourire, et maintenant, il est content, il est beaucoup trop content.
Jan s’enfuit presque en retirant et son bras, et son visage de sa proximité. Il le regarde, et sent à nouveau son cœur battre dans sa poitrine. Il regarde ailleurs, il fait comme si de rien n’était… ou évite-t-il son regard de peur de lui donner envie de se jeter dans ses bras ?
Jan avait envie de l’embrasser, Jan l’a embrassé… Il n’est pas possible qu’il réalise à quel point il a embelli sa soirée, qui était pourtant déjà magnifique. C’est dans ces moments-là qu’Akiro se dit qu’ils s’en moquent bien des autres, et qu’il passerait la vie au bras de son amoureux, et l’embrasserait quand il souhaite, s’il ne s’agissait que de ressentir constamment ce genre de plaisir-là ; mais il se visualise lui-même rougir tant qu’il exploserait comme une fusée d’un feu d’artifice, à la pensée que quelqu’un les voie ensemble ainsi.
Et si lui pourrait s’habituer à vivre dans une rougeur constante, il sait bien que son doux ami ne pense pas de même.
Il se sent à l’aise. Ce n’est pas grave, se dit-il ; il le serrera contre lui autant qu’il le voudra quand ils seront rentrés à la maison.
… Qu’il le veuille ou non !
Il sourit plus encore. Est-il possible de sourire au-delà de son propre sourire ? Ils sont tous les deux idiots, mais il aime qu’ils soient idiots ensemble.
« Alors, alors, il était aussi grandiose que je l’ai trouvé ? », dit-il d’un ton joueur.
À son tour de faire comme de rien n’était ; et puis, les explosions du feu d’artifice battent encore dans son cœur, si bien qu’il a l’impression qu’il ne pourra jamais s’en séparer. Apparemment, ça se voit, du moins c’est ce que dit Jan… Et tant mieux, se dit Akiro, car il faut bien profiter de et montrer son bonheur quand il est là.
Que la soirée continue… elle est si belle. Il écrira définitivement quelque chose à son sujet; des tas de choses, même, et toutes des brouillons, car il ne pourra jamais mettre les bons mots sur la beauté qu'il lui a trouvée.
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Akiro Lynn
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Re: [EVENT ÉTÉ] Que tant de fois... (Akiro Lynn)

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