[EVENT PRINTEMPS] Je dormais. (solo)

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[EVENT PRINTEMPS] Je dormais. (solo)

Message par Akane Ueno le Mer 21 Juin - 20:28




   Akane Ueno

Je dormais.
     Je dormais, bordel.
Pas de cours, pas de travail. Qu’est-ce qu’il se passe dans l’imagination de ce stupide robot pour qu’elle puisse penser qu’elle ne réveillerait pas tout le monde en leur envoyant un SMS à 8h du matin ? C’est à cause d’elle que je m’ennuie, et que je dors autant, mais elle se débrouille pour m’empêcher de faire ça aussi. Elle a vraiment décidé de m’empêcher de vivre ma vie.
J’émerge, et je fixe l’écran de mon téléphone. Je mets quelques secondes à percevoir les mots qui se baladent devant moi, aveuglée par la lumière de l’écran, dans mon appartement plongé dans le noir.
« Aujourd’hui 21 mars… »
« je vous invite à venir… »

Je relis le message bien quatre ou cinq fois avant de le comprendre. Je ne sais même pas pourquoi je ne me suis pas laissé quelques secondes pour émerger avant de me lancer dans du déchiffrage, mais maintenant que c’est fait, et que mes yeux me piquent bien assez, c’est trop tard.
Et je ne sais pas. Quand j’ai enfin compris ce qu’elle me voulait, la Liberty, j’ai juste relevé la tête, fixant droit devant moi comme s’il y eut une caméra et que j’eus été une actrice dans The Office, et j’ai lentement haussé les épaules.
« Uegh. »
Difficile de définir si le son que j’ai émis définissait bien mes pensées ou non. J’ai relevé la tête et ai cette fois-ci fixé le plafond quelques secondes, avant de retomber lourdement sur le dos, et lâcher un gros soupir.
« Non. » est tout ce que je me suis dit.
Puis j’ai fermé les yeux, et je me suis laissé aller aux bras de Morphée.
     
     Dans le rêve, je cours, je cours, et je cours sans cesse après quelque chose. Au début on ne dirait rien, puis il ne s’agit que d’une forme, ou parfois d’un concept, et bientôt, c’est elle.
J’essaie de lui crier de m’attendre mais rien ne sort. Elle ne se retourne pas, et continue à marcher tranquillement, et j’ai beau courir, je ne la rattrape jamais.
Épuisée, je m’arrête, le temps de respirer. Des larmes me montent aux yeux et coulent sur mes joues, sans s’accompagner des autres signes distinctifs que l’on a quand on pleure.
Quand je relève la tête, elle n’est plus là.
Et moi, je souris d’un de ces grands sourires, qui ressemble peut-être à celui du chat du Cheshire, et bientôt je ris – et je me sens terriblement mal, alors que je ris d’un bonheur intense. Puis je lève la tête, et une goutte de sang coule devant moi.
   
     Je me réveille en sursaut, les joues trempées par des larmes. Je ne pleure pas, je n’ai pas le nez qui coule, ni rien – c’est presque comme si mon visage avait décidé de s’auto-nettoyer.
Une fois encore, je fixe le plafond quelques secondes, clignant des yeux pour m’adapter à la pénombre. Je jette un coup d’œil à mon téléphone, le tenant aussi loin que possible pour ne pas trop m’aveugler, et assimile assez rapidement l’heure : il est 10h20.
Je relève mon buste et m’étire longuement, me vidant l’esprit de toute pensée négative. Je me trouve bien fatiguée ces temps-ci. C’est peut-être dû au manque d’activité quelle qu’elle soit, je me dis.
5 min plus tard, me voilà dans ma douche ; 20 min plus tard, me voilà mal fripée, à la table de ma cuisine, sur le point de manger mon petit déjeuner. J’ai un peu oublié le SMS de Liberty. En soi, je sais qu’il existe, mais j’ai décidé de complètement l’ignorer, et c’est ce que je fais ; une activité au parc pour le printemps, non mais n’importe quoi. Parfois, je me demande si cette IA n’est pas juste la carcasse d’une dégénérée.
Je n’ai même pas fait l’effort de bien m’habiller aujourd’hui ; j’ai juste envie de trainer à l’intérieur, passer la journée à m’étirer et à bailler. L’idée me traverse l’esprit que dans un monde sans télé ni internet je risque bien de m’ennuyer, mais je décide de plutôt réfléchir à ça plus tard – pour l’instant, je profite de mon petit-déjeuner.
Je prends mon temps pour manger, ne faisant rien d’autre que mâcher, et pensant à toutes sortes d’idioties qui me traversent le cortex. Au moins, pour une fois, je suis en paix.
Ma part terminée, je me lève, pour me débarrasser de la vaisselle et des déchets, fermant les yeux pour tranquillement m’étirer les bras ce-faisant.
Je rouvre les yeux, et je suis aveuglée.
« What. The fuck. »
Je sursaute et regarde absolument partout autour de moi. Je suis dans le parc, et entourée de plein de gens différents. Mon Dieu. Mon Dieu. Je me suis fait téléporter, c’est ça ?
Je porte la main à mon visage dans un mouvement de facepalm lent. Évidemment, j’aurais dû m’y attendre. La question est même, pourquoi je ne m’y suis pas attendue ? C’était tellement prévisible… Liberty qui veut tout simplement nous faire plaisir sans qu’il y ait le moindre défaut pour contrebalancer, ce serait trop beau.
Je n’ai pas mon téléphone, donc je ne sais pas quelle heure il est. Les gens semblent se taire, et Liberty prononce un discours, ou plutôt explique son projet. Je n’écoute que d’une oreille. Une fois qu’elle s’est tue, je n’attends pas avant de me trouver un coin à l’ombre ou m’allonger et laisser passer le temps. Habillée comme je suis, faudrait pas que je me fasse remarquer, et surtout, non, j’ai pas envie, c’est tout.

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Akane Ueno
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