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Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

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Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Charles Deering le Lun 8 Mai - 1:42


De la semoule.
FT. RICK O'BRIEN

Le téléphone vibre. Je me lève du canapé sur lequel j’étais allongé un peu hâtivement. Je ne me souviens plus depuis combien de temps je suis allongé, et je ne sais même pas si je me suis endormi ou non. Je me suis perdu dans mes pensées, c’est certain, mais après, je ne sais pas. J’ai oublié.
Et je lance un regard circulaire tout autour. Il est où, ce machin ? Pour le coup, c’est bien la chose au développement de laquelle je n’ai pas participé. Je n’ai pas le moindre intérêt pour les téléphones de manière générale – je veux dire, je comprends leur utilité, mais je n’arrive pas à m’y attacher.
Il n’est pas si loin au final, sur la table basse en face du canapé. Je l’attrape et lis ma toute dernière notification.
« Nouveau message – Rick O’Brien »
Je baille en me passant la main rapidement dans les cheveux. Bon, j’ai peut être fait une petite sieste accidentelle, au final. Rien de grave, ma foi, rien de grave ! Mais à présent, il faut bien que j’émerge à nouveau.
Je déverrouille le téléphone, et y lis le message que mon bon ami Rick est dit m’avoir envoyé.
« J’ai de la semoule en surplus, t'en veux ? »
Hm ? Je lève mon regard pour trouver l’heure affichée un peu plus haut sur mon écran, et y voit marqué 12h45. Tiens, c’est l’heure de manger, je n’avais même pas remarqué ! Je choisis des heures bien étranges pour m’endormir, aussi.
À la relecture de son message, je souris. Une invitation à manger ? Ça fait bien plaisir, ce n’est pas souvent qu’on pense à moi. En y réfléchissant assez, j’ai peut-être un peu faim, au final. De la semoule serait fantastique.
Je lui réponds immédiatement positivement. Je suppose que tout cela signifie aller chez lui, aussi, je repose mon téléphone là où je l’ai trouvé, et vais me chercher des vêtements plus aptes à une sortie. Je serais presque sorti habillé comme je le suis, d’un jean déchiré et t-shirt lambda, mais celui-ci est complètement froissé. Comme marque de respect envers ce cher Rick, je ne peux que m’habiller correctement pour lui rendre visite – sans en faire trop, bien sûr. C’est mon ami, n’est-ce pas ? Un bon ami avec qui je n’ai pas besoin de faire de manières.
Habillé simplement et plus proprement, j’attrape mes cartes clé, et mon téléphone. J’y vois une nouvelle notification, un nouveau message de Rick :
« Ping quand t'es devant le bâtiment. »
Voilà mon signal. Je n’ai malheureusement rien de plus à emmener pour lui offrir, et pars donc. Il habite dans une autre résidence que moi, mais il est tout de même presque mon voisin ; ce quartier résidentiel pour absolument tout le monde est tout de même bien pratique ! Très vite, je suis en bas de la résidence B. Je sors mon téléphone de la poche, et envoie :
« Je suis en bas ! »
Gardant mon téléphone en main, et regardant la porte face à moi, j’attends un nouveau message, ou peut-être quoi que ce soit de la part de mon cher ami. Je souris. Quel plaisir, être invité par le sympathique Rick, comme ça, comme ça ! Sans que je n’aie rien eu à lui dire, il a pensé à moi. Puis-je même penser que me voir lui ferait plaisir ? Cette idée, en tous cas, est plaisante. Fantastique, fantastique. Je suis bien, ici. L’existence de gens comme Rick ne fait que rendre ce programme meilleur encore qu’il ne l’est déjà !
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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Rick O'Brien le Dim 25 Juin - 2:50


Et des boulettes.
feat. Chalulu


Le plat de ce midi ? Semoule, boulettes et légumes. Seul problème, il en a fait beaucoup trop. Pour sa défense, Rick s’est réveillé il y a peu de temps un peu distrait. Ce n’est qu’une autre excuse pour expliquer son inattention générale, au final. Il ne saurait expliquer comment il pourrait cuisiner sans trop se rater, la tête ailleurs. L’habitude ne pourrait pas tout à fait justifier cela aux yeux d’autrui. Il a une brève pensée sur le fait que beaucoup préfèrent croire ce qu’il leur est plausible que la réalité de toute façon.  Rick sort son portable de sa poche arrière, manœuvrant dans ses contacts à la recherche de compagnie qui veuille bien de sa cuisine.

Cette dernière n’est pas horrible, d’après ses papilles mais "pas ouf" non plus, comme le dirait un certain blondinet. Il prend quelques secondes de réflexion avant de choisir d’envoyer un message à Charles. Il y a peut-être une chance qu’il n’ait pas encore mangé, ce qui, de manière contradictoire, Rick espérait qu’il ait déjà fait – histoire qu’il sache que Charles prenne soin de lui.

De la réponse de son camarade, Rick en déduit que ce n’était pas le cas. Il se dit que c’est ce qu’il y a pour le mieux, et que tous deux pourront au moins manger en compagnie. Du coup, il éclaircit sa demande auprès de son ami à sa manière si peu directe de le faire.

- Ping quand t’es devant le bâtiment

Il n’avait pas tout à fait demandé à Charles s’il voulait manger avec lui. Là encore, il indiquait au jeune homme de lui envoyer un signal, comme si toute décision était entre ces mains et que lui n’avait rien à dire, que le brun serait satisfait dans tous les cas. Ceci est loin d’être vrai, cependant. Il aurait été déçu si on lui avait refusé, mais aurait compris au final. Ne point savoir demander de mots et de questions comme le feraient la plupart est un des défauts qu’il se trouve. Il assume grandement de la réponse qu’il obtient et en déduit quelle est la décision de ceux à qui il s’adresse, plutôt que de leur demander directement. Par crainte que ce soit, il ne serait expliquer, pour ne s’attendre à rien peut-être, après tout il n’a rien demandé. Cette obstination viendra, il le sait, revenir le frapper à la gueule plus tard pour sûr.

Enfin, peu de sens à se prendre la tête avec ce genre de choses. Ce n’est pas un problème qu’il doive adresser, il estime – à tort. Cependant, il ne trouve pas de problème parallèle actuel apparent avec son approche pour le moment. Faire attendre un invité et aussi très impoli, il remarque, il a encore à quoi s'affairer.

L’état de son appartement est…  étonnamment passable. Il s’était attendu à retrouver des vêtements éparpillés alors qu’il portait son attention plus aux sols et environs que potentielles distractions – cuisine, lecture, dessin, vaisselle – l’ayant occupé jusqu’à lors.  Passant à côté d’un miroir, alors qu’il faisait encore le tour, il n’avait pas trop l’air fatigué non plus, vêtu d’un t-shirt noir avec « i only look awake » dessus et des jeans. Il sourit légèrement, ce n’est pas le type de vêtement qu’il porterait à son bureau de tabac ça, bien qu’avec du recul, il se souvient y être allé en chaussons à cause de douleurs, et un t-shirt avec « hi. » inscrit dessus.  

Bon temps, pourrait-il dire, mais c’est un truc de vieux. Même s’il se trouve vieux, et qu'il ne va pas en rajeunissant. Sans grand étonnement, il s'attrape à être nostalgique alors qu'il se déplace vers la porte de son appartement. Il fera les couverts et réchauffera le plat si nécessaire, mais normalement ça ne prendra pas beaucoup de temps à Charles pour arriver. Alors qu'il passe sa carte pour ouvrir sa porte, il se demande si Charles a assez faim, ça l'arrangeraient qu'ils mangent autant qu'ils puissent ce midi qu'il n'ait rien à gaspiller plus tard. Il a beau se dire qu'un programme n'en n'aura rien à faire de ses tentatives pour préserver l'environnement, il voudrait garder des habitudes saines, entre d'autres qui le sont, notamment moins.

Rick reçoit le message de Charles alors qu'il descend les escaliers. Il y jette un coup d’œil rapide, un sourire court tout en continuant son chemin. Il ne lui faut pas beaucoup de temps avant d'atteindre la porte d'entrée, qu'il saisit en tendant le bras.

-"Salut, il lui dit simplement, en lui tenant la porte, j'espère que t'as faim, y'a vraiment pas mal de semoule là haut. Et des boulettes."


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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Charles Deering le Ven 30 Juin - 3:19


De la semoule.
FT. RICK O'BRIEN

Très rapidement, Rick arrive à la porte, et me l’ouvre en grand. Oh, que c’est attentionné ! Je n’avais pas besoin de tout ça. Je m’attendais plus à ce petit bzzt habituel des portes d’entrée et à monter les escaliers tout seul, pour le retrouver en haut. Déjà voir la bouille de mon cher ami est une agréable surprise, et un plaisir immense. J’aurais presque l’impression d’être vraiment invité avec le vœu de me voir !
Mais n’est-ce pas ce qu’il se passe ? Sûrement l’attitude de Rick est-elle normale, après tout. Haha. Je n’ai l’habitude d’avoir des amis. Puis-je me sentir apprécié ? Je suis sûr que je le peux. Tant de positivité fait tant de bien !
« Salut, j'espère que t'as faim, y'a vraiment pas mal de semoule là-haut. Et des boulettes. », dit-il.
Je n’ai pas très faim, mais ce n’est pas grave. Si je me m’auto-convaincs que j’ai faim, ça devrait aller. C’est donc souriant que je réponds tout simplement :
« Salut ! Pas de problème, c’est tant mieux ! »
Le repas importe peu pour moi. Tout ce qui compte est que nous passions un moment agréable ensemble. Je n’ai jamais été vraiment intéressé par la nourriture de toute façon… enfin, qu’est-ce que j’en sais ?
Peut-être ai-je été le plus grand fan de nourriture, par le passé. Peut-être étais-je un fin gourmet, ou, qui sait, peut-être ai-je eu un jour de la peau sur les os et ai-je été gourmand. Mais il est bête de ma part de penser que mon passé puisse avoir été très différent de mon présent – il ne s’agit que de spéculations dues à mon ignorance totale à ce sujet.
La façon la plus logique de voir les choses serait de dire que j’étais exactement le même de toute manière, car on est ce qu’on est, et on ne peut pas changer. Mais n’est-on pas ce qu’on est grâce à, ou à cause de nos expériences ? Auquel cas, après avoir oublié toutes ces expériences qui ont forgé ma personnalité et mon attitude, ne suis-je pas devenu qu’une coquille vide, dont la personnalité est née de rien ?
Ai-je une personnalité ? Suis-je quelqu’un ?
Ha ! Tant de questions existentielles, que je pourrais me poser constamment. Mais c’est sans importance. Je suis ce que je suis, bla, bla, bla ; quoi qu’il en soit, vivons avec ! Aujourd’hui, c’est semoule et boulettes, une conversation avec mon ami Rick, et ensuite, je rentrerai probablement chez moi. J’ai de la chance d’être ici, c’est tout ce qui compte.
J’ai de la chance d’être en face de Rick, actuellement, j’ai de la chance d’être dans cette ville, j’ai de la chance d’être en vie. N’est-ce pas ainsi que ça fonctionne ? Tout est une chance, la vie est une chance.
Cette semoule et ces boulettes sont une chance ! Mon ami est une chance !
Je regarde Rick, et je me dis : quelle chance !
Je m’avance donc vers le cadran de la porte, sur lequel je pose la main à mon tour, pour le soutenir, et qu’il puisse se déplacer, et fais mine de le suivre. Allons, vivons.
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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Rick O'Brien le Mar 4 Juil - 20:47


Et des boulettes.
feat. Chalulu


Charles lui adresse un  agréable sourire. Rick lui en adresse un satisfait. Au moins ça aura l'effet de l'aider à bien commencer la journée. Passer des heures seul de son côté lui a donné la mauvaise habitude de ne savoir que tout à fait dire lorsque le la compagnie lui payait visite sans lui avoir touché le mot.

-" Salut ! Pas de problème, c’est tant mieux ! Il lui répond, et bien, tant que ça lui va, il n’a pas de plaintes à porter.

- Ouais, puis au pire, il m’en restera pour deux jours, Rick tourne le pas, et entend ceux de Charles faire écho dans le rez-de-chaussée – signe qu’il était en train de le suivre.

Il lui mentionne une anecdote en montant l’escalier. A l’époque, commençait-il, il venait tout juste de changer de matelas parce que l’ancien avait des ressorts. Ces derniers ne présentaient pas un problème étant tout petit, mais devenaient de plus en plus difficiles à ignorer pour son dos notamment. Rick rajoute qu’il avait remplacé son matelas seul, et qu’il était souvent seul chez lui en ce temps. Il eut alors l’idée de descendre les escaliers de sa maison avec l’ancien matelas, et dit se souvenir encore clairement des sensations que lui procurait cette « course ». Il recommençait la descente maintes et maintes fois avant de se faire attraper par ses parents, et dit que ça n’aurait pas été aussi drôle à raconter s’il ne s’était pas fait choppé. Rick rajoute que sur le moment ce n’était pas très marrant.

Les escaliers montés, il se dirige vers la porte de son appartement et passe la carte magnétique pour pouvoir l’ouvrir. Il indique à Charles de continuer à le suivre alors qu’il prend la direction de la cuisine - cuisine directement liée à la salle à manger, constituant table et chaises dans le coin.

- Tu peux t’assoir, il dit alors qu’il prend des assiettes  et commence à mettre la table.

Rick fait plusieurs allez retours, et récupère les verres en dernier. Il s’affaire à regarder s’il lui faut réchauffer le plat. Il s’arrête devant la plaque de cuisson et lève le couvercle du récipient contenant sauce, boulettes, oignons et légumes. Après l’avoir gouté d’une cuillerée, le contenu était encore tiède, voire chaud. C’est bien plus que suffisant. Rick prend la marmite et la pose sur un des plusieurs supports présents sur la table puis va récupérer celle contenant la semoule pour la poser sur un autre support.

Son ventre gronde d’un bruit, et il s’arrête brutalement dans sa démarche,  essayant de le cacher en toussant d’un coup. Oui, enfin, il mangera sa grande part pour lui n’est-ce-pas. Cela ne change en rien qu’il ait trop cuisiné pour finir le plat ce midi. C’est tant mieux, une bonne excuse pour inviter quelqu’un, passer du temps en cette compagnie. Sa cuisine n’est pas mauvaise,  plutôt normale à son goût, et il estime que ça suffira. Rick fixe Charles alors que le silence occupe son appartement.

-…J’ai pas mangé ce matin", il dit d’une voix étonnamment faible, il est quelque peu facilement aux prises par la honte, mais il pense que Charles peut bien le comprendre. Rick reste quelques secondes supplémentaires debout à regarder l’autre jeune homme lui tenant compagnie, puis vient s’assoir sur la chaise la plus proche de lui.

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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Charles Deering le Sam 8 Juil - 19:07


De la semoule.
FT. RICK O'BRIEN

« Ouais, puis au pire, il m’en restera pour deux jours. »
Ah ? Mon cher ami se douterait-il que quelles que soient mes paroles, je ne serai tout de même jamais un gros mangeur ? Ou a-t-il vraiment cuisiné des montagnes de semoule et boulettes ?
Imaginer la deuxième option m’amuse grandement. Je ne peux que trop bien voir Rick se retrouver face à deux-cent fois trop de nourriture et se poser toutes sortes de questions existentielles.
Et c’est là qu’il a pensé à moi ! Le moins gros mangeur de la ville ! Ha ! Voilà une preuve que c’est bien qu’il voulait juste me voir. Ça fait si plaisir.
Il avance, et je le suis. Il raconte une petite anecdote, et je l’écoute ; de même, je le suis dans son appartement. Je n’ai pas besoin d’ajouter quoi que ce soit à ses propos – ce que j’en pense importe peu, et surtout, j’aurais du mal à répondre par une anecdote de mon côté. Après tout, je n’existe pas depuis aussi longtemps que lui ! À vrai dire, même la personne la plus jeune dans ce programme, qui doit avoir approximativement 15 ans, a déjà vécu plus longtemps que moi. Je ne suis qu’un enfant sans la moindre expérience, alors il est de mon devoir de laisser place aux adultes, et ne pas me mêler des conversations des grands !
Bien sûr, rien ne m’empêche de les écouter et les apprécier. C’est un honneur que me fait Rick en me racontant une part de son passé. Je m’en souviendrai, ah ! Peut-être que maintenant ça m’appartient aussi un petit peu. Quand quelqu’un nous raconte une anecdote, ne fait-elle pas partie intégrante de notre passé aussi à présent, en tant que quelque chose qu’on nous a raconté ? Peut-être n’est-ce que moi qui m’accroche à des petits détails pour avoir quelque chose qui m’appartient – mais je ne pense pas que toutes les personnes amnésiques au monde pensent ainsi. C’est que je trouve mes amis si importants, que je veux que mon histoire soit la leur, que je veux être un peu comme eux !
Un vrai humain avec une vraie histoire et une vraie vie. Ils m’impressionnent tous, ah ! Je les aime tous. Ce que je suis heureux d’en protéger quelques-uns ainsi, en les couvant dans le programme – ce que je suis heureux de protéger quelqu’un comme Rick !
« Tu peux t’assoir. », dit-il, et c’est ce que je fais. Je ne voudrais pas le contrarier en restant inutilement debout.
Il amène la nourriture sur la table. Je regarde tout simplement les choses au fur et à mesure qu’il les amène, et me dis qu’effectivement, il y en a en grande quantité. Haha… je n’arriverai jamais à manger tout ça. Évidemment nous sommes deux, mais imaginons que nous partagions équitablement… Effectivement, il lui en restera. Tout cela m’impressionne presque ; je n’ai jamais cuisiné autant. Il est vrai que je n’ai jamais cuisiné pour plus de deux, du moins d’autant que je ne me souvienne, mais je me demande comment quelqu’un peut aussi mal doser. Ah ! Je suppose que ça fait partie de son charme, d’une certaine manière. On n’est pas tous aussi adroits.
« J’ai pas mangé ce matin. », dit-il, restant debout, et je suis assez surpris, car je ne comprends pas pourquoi il me dit ça. Serait-ce une explication pour ses yeux plus gros que le ventre ? Quoiqu’il en soit, pour ne pas le contrarier, je lui souris tout simplement, prétendant avoir compris ce dont il parlait.
Finalement il s’assoit à côté de moi, et je ne lâche pas mon sourire. Voyons, que puis-je dire ? J’ai été bien silencieux depuis tout à l’heure. Il est temps pour moi d’être poli. Je devrais le remercier de m’avoir invité, après tout, ça me fait probablement beaucoup plus plaisir qu’il ne puisse le penser.
« En tous cas, merci de m’avoir invité. Je ne m’y attendais pas du tout ! », dis-je.
Je n’ai rien d’autre à ajouter. Ah, que je suis ennuyeux !


HRP:
Ah, ce que j'ai pas d'inspiration !
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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Rick O'Brien le Sam 29 Juil - 18:05


Et des boulettes.
feat. Chalulu


Son ami garde un sourire amical en sa direction. Rick lui remercie, en lui en adressant un léger en retour. Ce genre de temps passé en compagnie lui était agréable et lui permettait de laisser de côté un temps ses frustrations vis-à-vis du programme.

- « En tous cas, merci de m’avoir invité. Je ne m’y attendais pas du tout ! Lui dit Charles, presque avec enthousiasme tout nouveau.

Ça surprenait encore Rick de le voir si positif pour tellement de choses, bien qu’il le connaisse depuis un moment déjà. Quelques fois on aurait dit qu’il découvrait le monde autour de lui. Rick soupire en se disant que c’était quelque chose qu’il appréciait et lui donnait envie de prendre soin de Charles des fois. Regarder le monde d’un œil nouveau comme il le faisait était une chose qu’il lui enviait. Mené par ses ambitions, Rick a vite appris à approcher ce qui l’entourait avec un grain de sel.

Ils ont le même âge, et pourtant, sont notamment différents sur beaucoup plus de points qu’il ne pourrait citer. Il ne l’entend pas vraiment beaucoup parler de ce qu’il était, mais Rick laisse la question là où elle est. Peut-être que s’il n’était pas rattaché au passé aurait-il un rapport différent avec Newwell-City. Ce pourrait être une nouvelle vie, une nouvelle chance, sa maison en sorte, ce n’est cependant pas le cas. Newwell-City présente un obstacle pour ses ambitions, et donc pour son avenir – et il n’est pas du genre à abandonner ces buts. Il pense qu’il aimerait entendre ce que Charles a à dire à ce sujet, si question de présente.

- Pas de quoi, il répond, je peux toujours t’envoyer un message si il m’arrive de faire trop de nourriture ou, autre chose si tu veux, et vu comment il s’était réveillé ce matin, il pense qu’il y a de grandes chances qu’il gère mal son dosage lors d’une autre préparation de repas. Concernant d'autres opportunités de passer du temps ensemble, il pouvait techniquement toujours faire de la place pour lui, s'il le voulait.

- Je te sers, attends, il dit avant de prendre l’assiette de Charles, lui servir deux boulettes, une ration de semoule d’une grande cuillère de service et de la sauce dans cet ordre.

- Tu peux me donner l’excès si je t’en ai trop mis, et tu peux te resservir si jamais ça ne te va pas – n’hésite pas», il rajoute, avant de poser l’assiette de Charles devant son propriétaire et se servir à son tour.

Il remarque sa montagne de semoule dans son assiette, et manque de se renverser de la sauce dessus au vu de la quantité qu’il voulait mettre en parallèle à son tas de féculent. Il a faim, y’a-t-il plus qu’il puisse dire ? Ce serait étrange de se justifier tout haut, c’est lui qui ait cuisiné une trop grande quantité après tout.

Rick souhaite un bon appétit à Charles d’un murmure.


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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Charles Deering le Jeu 3 Aoû - 19:57


De la semoule.
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« Pas de quoi, je peux toujours t’envoyer un message si il m’arrive de faire trop de nourriture, ou autre chose si tu veux. », me répond-t-il.
Je le regarde d’un air presque rêveur. Voyons, voyons, c’est trop d’honneur, je ne sais pas si je mérite ça. Je jette un coup d’œil tout autour de son appartement, par réflexe, comme si me disais que je devrais m’habituer à cette vue – mais je ne compte pas abuser de l’hospitalité de mon cher ami, bien sûr. Je ne fais que me réjouir à l’idée qu’à présent, de temps en temps, rendre visite à un ami fera partie de ma vie.
« Oh, je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité, lui dis-je, mais évidemment tu n’as pas à hésiter si tu as besoin d’un deuxième estomac à remplir !
Je pense qu’il n’y a plus rien à ajouter à ce sujet ; il doit à présent avoir compris à quel point son invitation m’a fait plaisir. Je me redresse sur ma chaise en le regardant me servir. Ce fait, il dit :
« Tu peux me donner l’excès si je t’en ai trop mis, et tu peux te resservir si jamais ça ne te va pas – n’hésite pas. »
Je lui souris de nouveau. Je me verrais fort malpoli de laisser de la nourriture, ou pis encore, lui rendre, mais je sais bien qu’après tout, nous ne faisons que jouer constamment le jeu de la politesse – lui dira des choses polies, et j’en répondrai des tout autant. Le silence est parfois d’or dans ce type de situation; je me dis qu’il vaut mieux que l’on se comprenne sans mots, plutôt que faire des allers-retours entre formule de politesse insensée sur formule politesse insensée.
Il me murmure un bon appétit, je lui réponds à haute voix : « Bon appétit ! »
Pourquoi murmurer lorsque l’on souhaite quelque chose de positif à quelqu’un ? Ne devrait-on pas montrer son enthousiasme à l’idée du bonheur de l’autre – même s’il ne s’agit que d’apprécier un repas ?
Je commence donc à manger, alors qu’il fait de même. Je ne saurais réellement dire si c’est bon ou pas terrible, car je n’ai jamais su apprécier la nourriture – tout ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas infect, c’est certain. Manger en silence ainsi rendrait, à mon avis, la situation inconfortable, ou si ce n’est ça, socialement moins agréable, aussi décidé-je de dire quelque chose, dans l’espoir de lancer un sujet de conversation ; après tout, discuter avec Rick, en particulier, a toujours été une activité intéressante.
« Manger me fait toujours penser au fait qu’être à l’intérieur d’un programme rend nos sentiments de faim et même notre nourriture irréels – et pourtant, rien ne semble différent de notre vie à l’extérieur. Je trouve ça fascinant, d’une certaine manière. », dis-je.
Je regarde mon ami, souriant comme d’habitude. Je sais bien que son opinion du programme est largement différente de la mienne, mais polis comme nous sommes, nous pouvons tenir une conversation diplomatique à propos d’un sujet qui nous sépare pourtant, n’est-ce pas ? Qui plus est, j’ai du mal à visualiser qui que ce soit n’étant pas impressionné par la capacité du programme à imiter la vraie vie – l’art qui imite la vie ! Moi-même le suis, alors que je connais le fonctionnement du programme au plus près de ses racines. Que l’on soit claustrophobe ou non, que l’on ait du mal à se détacher du passé ou non, on ne peut pas être si indifférent aux avancées technologiques. Ne serait-ce pas de la mauvaise foi, de tant se renfermer dans ses sentiments, qu’on ne veut pas reconnaître des bijoux de la science ?
Je ne cherche pas à le provoquer, je suis certain qu’au fond, il est forcément d’accord avec moi – je l’estime bien assez pour penser qu’il puisse avoir l’intelligence d’avoir une opinion qui prend en compte toutes les facettes de la ville. Serais-je déçu s’il ne l’est pas ?
Suis-je souvent déçu par les gens ?
Voyons ce que la vie m’apporte. Voyons ce que Rick fait de la vie !
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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Rick O'Brien le Mar 19 Sep - 21:30


Et des boulettes.
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C'est bien un programme à la pointe de la technologie. Le fait que Rick n'en sache pas vraiment grand chose avait tendance à l'irriter sur les bords. Il est au sein d'un bijou de l'informatique, une telle création relèverait du miracle presque - un secret qui n'avait été mis au courant les survivants que dans l'ordre de les sauver la guerre une fois commencée, comme une sorte de dernière mesure. Il pense bien que révéler la création d'un tel niveau de perfectionnisme dans la simulation de réalité virtuelle aurait posé bien plus qu'un problème.

Il a plein de questions, qu'il aurait du poser plus tôt, il se dit. Cependant, parce qu'il n'a aucune sympathie pour l'intelligence artificielle qui les tient ici, aussi attentionnée semble-t-elle, il les garde pour lui. Elle n'essaierait que de lui garder les réponses les plus propres possibles - il n'ira pas se fatiguer pour rien. Rick semble regarder au loin, l'histoire de réfléchir à comment il pourrait former les mots lui venant à son esprit.

C'bien assez pour qu'on y croie, semble-t-il, mais pas assez pour être vrai. L'illusion d'y vivre est tellement belle, y'a de nouvelles choses, de nouveaux gens, c'est une nouvelle vie - on pourrait limite dire que tout est dans notre tête, mais que justement, c'est pour ça que la faim nous touche tant

Il se servira de l'eau après, il pense vaguement, sa fatigue quotidienne ne lui rendant pas les jours les plus faciles à vivre. C'est ça se savoir faible.

- ...Enfin, autant que ça me concerne, j'suis de ces conservatifs qui aiment pas être jetés dans un environnement inconnu au titre de me voler ce avec quoi j'étais confortable.

- C'même pas une question d'habitude à ce point, j'ai réussi à m'apaiser dans ce qu'avait jusqu'à lors, dans ce que j'étais. C'est mon identité qu'ils prennent en me laissant ici.

Avait-il pensé s'être fait une raison ? C'était pas tout à fait vrai. En sorte oui, il était là, et puis il vivait comme il devait parce qu'il le fallait et pas au delà. Ambition, études, culture, intérêts, il ne se laisse pas particulièrement faire au point de faire vraiment rien de ses journées. Rick n'est pas tout à fait naïf non plus, ce pour quoi il se bat, ce pour quoi il est encore là n'est plus. Il n'est plus celui pour qui il vivait à l'extérieur, s'il se décide à rester ici, s'il s'y soumet sagement il ne sera plus lui-même.

Il ne sera plus le même.

Le monde qu'il espère retrouver à l'extérieur est au pire des cas en ruines. Il ne sait pas s'il aura la force encore de tenir d'ici là. Parce que c'est quelqu'un plein d'ambition, et que viser gros ici, c'est sortir d'ici de son propre chef retrouver dehors, en retrouver d'autres, puis lui.

- Après, je pourrais toujours essayer de faire un effort et laisser ça derrière mais, c'est pas la première chose qui me vient à l'esprit - remords et regrets, tout ça. J'y repense un peu amer, en deuil peut-être.

Et puis y'a l'éventualité que ce soit pire une fois là bas, qu'il ne reconnaîtra pas ce qu'est chez lui, qui il est au beau milieu de tout ça, qu'il voudrait être et comment pourrait-il changer le monde. Une chose que Rick sait, c'est que se lever sans l'impression de faire quelque chose qui puisse activement changer quelque chose le frustre dans une colère sans nom. Tant lui rappelant qu'il ne fait pas autant d'impact qu'il souhaiterait, ou dans un égocentrisme certain, il ne veut pas d'un monde où il est obligé de vivre dans une passivité éternelle - et il ne voulait pas que ce programme les y aide en les "cryogénisant dans le temps" ainsi.

Frustrations à part, il était juste en général fatigué et en besoin de compagnie - manger le calmait plutôt, et plus que ça avec Charles. Rick était beaucoup plus ouvert à la discussion que sa mine générale ou que ses pensées le faisait penser.


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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Charles Deering le Dim 1 Oct - 2:25


De la semoule.
FT. RICK O'BRIEN

« Après, je pourrais toujours essayer de faire un effort et laisser ça derrière mais c'est pas la première chose qui me vient à l'esprit - remords et regrets, tout ça. J'y repense un peu amer, en deuil peut-être. »
Je regarde par la fenêtre, pensif. Ça a définitivement du sens, ce qu’il dit. Je comprends ; je ne suis pas tout à fait d’accord, mais je ne suis pas tout à fait contre.
Moi, j’aime ce programme. Je suis content d’y vivre. Je pense qu’il est une réussite, et j’ai le sentiment que les gens ont de quoi être heureux dedans.
« Oh, tu sais, moi, un passé, des habitudes, ce ne sont pas vraiment des choses que j’ai. », je dis.
Mais je n’ai pas envie d’avoir l’air déprimant. Je ne suis pas déprimé – je ne le suis jamais. Je prends la vie telle qu’elle me vient, et je suis très heureux de ce que j’ai. La seule chose qui puisse, non pas me peiner, mais me déranger, est de manquer d’expériences, car avoir des expériences me semble passionnant, mais il y a bien une solution pour cela ; en avoir à présent.
Je me retourne donc, et souriant, renchéris :
« Alors, c’est peut-être parce que je ne peux pas comprendre ces problèmes-là, mais je me dis qu’en échange de tout ce que le programme nous apporte de bon, on peut bien supporter ça. Surtout qu’il faut bien se dire qu’à l’extérieur, on ne pourrait plus vraiment vivre. À ce stade-là, on n’avait plus le choix. »
Je suis bien bête, d’avoir dit on, il va s’en poser, des questions, maintenant. Ma phrase n’a pas tellement de sens, après tout. J’aimerais tellement pouvoir encourager Rick à aimer cette ville ! À comprendre que c’est exactement ce dont il a besoin pour vivre, et être heureux ! Mais qui suis-je, pour le faire, à ses yeux, d’autres que quelqu’un d’autre qui a été enfermé ? Je veux absolument le convaincre.
Peut-être qu’à lui, je peux le dire. C’est pour son bien, après tout. Je ne vois pas pourquoi je le cacherai. Ne serait-ce pas une expérience ? Me présenter comme le programmeur ? Je me demande bien ce que ça donnerait. Des gens me détesteraient, d’autres m’adoreraient ! Je leurs apprendrais à n’en avoir rien à faire de moi. À n’aimer que la ville, et Liberty.
« Tu sais, j’y tiens beaucoup à ce programme. Après tout… … »
Je l’ai créé.
Je reste la bouche ouverte, à essayer de parler, mais rien ne sort. Pas une parole, pas un son.
Ah, oui, je ne suis pas malin, aujourd’hui. Ce n’est pas moi qui décide.
Je baisse la tête, un sourire amer aux lèvres, sans terminer ma phrase. Je suis un peu déçu de ne pas pouvoir dire ce que je fais, mais j’ai signé le contrat, après tout, et je sais très bien que c’est pour mon bien. Je ne devrais pas me laisser avouer de telles choses à n’importe qui.
Peut-être, s’il l’apprenait, que Rick ne voudrait plus être mon ami. Je ne peux pas me permettre de perdre un ami. Je crois que ça ne m’est jamais arrivé, et j’en serais grandement peiné. Imaginer que quelqu’un comme Rick me haïsse ! Ah, la douleur !
Je ne sais pas quoi dire de plus. Je mange en silence, et attends de voir ce qu’il en pense. Je suis sûr qu’il peut comprendre. Je suis sûr qu’il peut gérer la situation mieux que moi. Après tout, il est plus expérimenté que je le suis.
À Rick de m’apprendre des choses !
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Re: Des histoires de semoule. [Rick O'Brien]

Message par Rick O'Brien le Dim 12 Nov - 3:09


Et des boulettes.
feat. Chalulu


Comme il a l'habitude qu'on lui dise qu'il parle trop. Il sait bien, lorsqu'il part un peu vite, un peu loin il pourrait parler des heures, et son débit est une des choses qui le fatigue le moins. Avoir des débats avec lui, c'était l'horreur, entendait-il les autres dire. Il se trouve lui même insupportable à tout vouloir contredire, tant qu'il se pense juste, même ses propres supposés coéquipers, à ne faire pas attention au fait qu'il mette mal à l'aise, à dire que les gens se sentent mal pour rien et qu'ils sont faibles. Charles n'est en rien dérangé par ça chez lui.

« Oh, tu sais, moi, un passé, des habitudes, ce ne sont pas vraiment des choses que j’ai.

Rick lui lance un regard interrogateur, là, entre deux bouchées. Il pense que ses boulettes pourraient être plus salées. Pas de passé, pas d'habitude, il veut dire qu'il d'adapte à son environnement ? Ou qu'il a tendance à ne se souvenir de pas grand chose ? Il lève un sourcil vis à vis de cette tournure de phrase, bien particulière.

- Alors, c’est peut-être parce que je ne peux pas comprendre ces problèmes-là, mais je me dis qu’en échange de tout ce que le programme nous apporte de bon, on peut bien supporter ça. Surtout qu’il faut bien se dire qu’à l’extérieur, on ne pourrait plus vraiment vivre. À ce stade-là, on n’avait plus le choix.

Il est vrai, qu'il n'irait pas de ses propres yeux voir ce qui se passe à l'extérieur, par peur de donner raison à ce programme de le protéger. Même dans de telles circonstances, il y en auront qui voudront sortir et reconstruire en temps de crise, en temps de guerre, car la destruction ne pouvait seulement au final que faire ralentir ce processus de reconstruction supposé inévitable.

Mais ce serait bien supposer que le temps de la guerre ne dure pas assez pour qu'il épuise la population humaine actuelle. Les couples iraient-ils copuler l'idée de savoir que leur enfant allait grandir dans un environnement incertain, en proie à tout ce qui l'entoure ? Ou faut-il installer de nouveaux régimes qui imposent à certaines femmes, non consentantes, de voir se faire utiliser leur corps comme intercepte aux progénitures à venir parce qu'il le faut bien ? Quoi qu'il en soit, il faudra une solution, solution qu'il n'a pas. Ceux seulement préoccupés par retrouver leur proches n'en feront rien.

Où en est donc le conflit à l'heure où ils en parlent ? Est-il si horrible que ça qu'on ne leur montre pas à eux, supposé être des personnes choisies pour être protégées dans un programme de pouvoir d’exécution digne gouvernemental. Rick l'ignore, cela fait un temps certain qu'ils sont dans le programme et transparence n'est pas au rendez vous. Ce serait risqué, d'afficher la vérité au grands yeux, l'horreur qui se passe à l'extérieur. Cependant, les programmeurs manquent quelque chose. S'ils veulent leur coopération, il faut donner du pouvoir au peuple, et des informations sont essentielles.

Ils ne peuvent plus lui permettre de s'occuper, de s'amuser au titre d'oublier ce qui se passe à l'extérieur. Tôt ou tard il faudra qu'ils deviennent les acteurs de la survie de la race, et ce n'est pas les forçant à une vie paisible et sans particulier efforts qu'il y arriveront. La notion de difficulté à vivre est nulle ici, ce ne peut être une vie qui prépare à une reconstruction d'un monde en ruines. N'est-ce pas cela qui est supposé les attendre de l'autre côté ?

- Tu sais, j’y tiens beaucoup à ce programme. Après tout… …

Après tout...? Mh.

Rick doit en être au trois-quart de sa semoule. il se ressert un peu de sauce. Ce n'est pas la première fois que ça arrive. Charles avait quelque fois ses pauses dans ses discussions, elles sembleraient continuer des fois. On l'aurait dit bouger ses lèvres légèrement, Rick n'est pas sûr si c'est distinct ou si c'est lui qui l'imagine. Il l'a remarqué, mais il ne le relève pas, et il n'appuie pas non plus sur le sujet. Charles lui a l'air bien calme d'un coup.

- Si on arrive à en sortir, y'a des lieux qu'il faut que je te montre, Il dit, serein. Ils n'en seront peut-être plus aussi beau que je me souvienne et on ne sortira peut-être même pas d'ici, mais... Y'a des coins de Central Park que je sens que tu aimerais bien voir, et pas mal de choses à faire à Manhattan, je te ferais visiter.

Il pense que ça lui est venu comme ça. Ils étaient là à parler comme des égaux, comme des amis de longue date. Rick voit bien que, s'il se décide à se mettre le programme au dos, Charles le regarderait d'un air confus. Ce doit être facile à dire pour lui, puisque son rapport à son passé n'est pas aussi ancré que Rick. A nouveau c'est enviable, mais regrettable.

Rick pense qu'il apprécierait bien d'avoir rencontré Charles en dehors de ses circonstances, en dehors du programme. Auraient-ils pu parler comme il le font maintenant ? Lui montrer les sketchs de mémoire qu'il faisait des environs. Une forte partie de lui a l'impression que non. Charles lui semble ailleurs, appartenir quelque part dont il ne parle jamais. Et Rick riait à l'idée d'effectivement pouvoir parler de sa propre personne des heures à Charles. Le sens du dernier de sa personne aurait été différent mais il espère qu'il aurait pu, en le croisant par tout hasard dans la rue, en prendre connaissance.

- Si c'est bien détruit à notre arrivé, ce n'est qu'aux souvenirs d'autre temps qu'on peut se référer pour retrouver ce qu'on a perdu. Ce pourra éventuellement être aménagé. Seulement, aucune idée de combien de temps ça prendrait, on ne sera peut-être pas là pour le voir - ça m'arrangerait qu'on le puisse, nous deux en tout cas. »

Est-ce ce que c'est au final ? Un bon retour au bonne vieilles bases et la peur de la mort ? Rick amène ses couverts dans sa bouche pour finir une bonne fois pour toute cette semoule. Pour des extras, et bien, ça attendra.


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