It's 11:11 [solo]

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It's 11:11 [solo]

Message par Lillia Mizutani le Mar 11 Avr - 0:03

« Like a strange flower that blooms between seasons, like the morning star that hangs between days, all of this, someday, will pass.Everything finds its place and returns, if I finally smile as if nothing happened.»
It's 11:11
Lillia se balade les draps encore autour de ses jambes autour de son appartement. Ses jambes nues mènent de petits petons son corps frêle, traînant derrière lui un tissu blanc écarlate. Il est 11:11. Elle s'est rendormie après avoir jeté un coup d’œil à son réveil plus tôt dans la journée. Elle se dirige d'abord vers la douche.

Une trentaine de minute plus tard. Elle sort de la douche vêtue d'un autre ensemble pyjama, un t-shirt gris avec un lapin dessus et un short noir. Ses cheveux sont attachés en une queue de cheval bombée. Elle aurait aimé que ses cheveux poussent à Newwell-City, pourtant son apparat restait le même. Lillia pense au fait qu'elle va devoir se faire au fait de mesurer un mètre cinquante cinq toute sa vie. Lillia s'est légèrement pomponnée, du crayon sur la paupière et du blush, peut-être sortira-t-elle un peu plus tard dans la journée. Son appartement est quelque peu poussiéreux, mais elle pense qu'elle fera le nettoyage après le petit déjeuner, et le brossage des dents . La jeune fille ouvre son frigo et se prend du lait frais. Elle ouvre une commode après avoir légèrement galéré à atteindre la poignée. Elle prend une boite de céréales, plus spécifiquement du maïs soufflé au chocolat.

Elle prend un bol, le pose sur un comptoir et verse une poignée de céréales dans ce dernier, puis le lait. Elle prendra de la citronnade après, pour un peu mieux se réveiller. Elle mange ses céréales, un livre qu'elle a emprunté à Rick à ses côtés et fait attention cette fois de ne pas renverser son lait dessus. Ce dernier a tenté d'être compréhensif, mais il aimait pas mal le roman qu'il lui avait prêté, un roman policier avec de l'horreur en sub-genre.

« When there’s not much time left to the day, when we used to make wishes and laugh, everything reminds me of you ♪ »

Elle chantonne alors qu'elle fait la vaisselle. Lillia pense a beaucoup de choses. Elle pense à ses grands-parents, à son père, Hiro. La russo-nippone rince les assiettes, l'esprit quelque peu ailleurs. Elle tente de s'occuper comme elle peut. Elle passe le balai. Lillia aimerait voir sa mère. Après le divorce de ses parents, sa mère avait coupé les liens avec son mari autant que sa belle famille qu'elle. Lillia se demande si c'est un élan d'effroi qui lui a donné tout se courage à cette femme. Si c'est qu'elle voulait se refaire une vie, avec quelqu'un d'autre ou seule.

Il n'y a pas grand chose qu'elle puisse y faire au final. La jeune fille s'imagine. Elle s'imagine grandir, mais à la fois ne pas grandir. Elle se demande combien de temps va se passer où elle devra rester là. Il n'y a pas que cela. Elle se demande si elle s'entendra encore avec Rick. Elle pense l'avoir entendu voir d'un mauvais œil le programme. Ils n'en parlent pas lui et elle. Ils s'échangent des ingrédients, quelques fois mangent ensemble. C'est particulier. Lillia dirait qu'elle trouve le jeune homme brun charmant. Il lui avait fait la blague que c'était peut-être du à ses origines néo-latines. Lillia n'avait pas réussi à cacher son intérêt. Rick l'a légèrement taquinée. Elle sent son visage se chauffer légèrement et s'applique plus rapidement à passer le balai. Enfin, elle croit qu'il y a peu de chances qu'il soit un jour intéressé à elle. L'âge déjà et puis autre chose, elle pense que Rick ne cherche pas ce genre de relation.

Est-ce qu'elle s'entendra toujours avec Akane ? Elle non plus n'aime pas le programme, et est plus vocale à ce sujet. Ce n'est pas qu'elles sont si amies que ça non plus. Enfin, elle aimerait que leur relation ne se déterriore pas au fur est à mesure du temps, comme elle n'aimerait qu'aucune de ses relations ne se détériore avec le temps. Qu'en est-il d'Owain ? Il est souvent avec Akane, à essayer de tirer un sourire d'elle, Lillia voit. Il se moque du programme quelques fois, Lillia pense qu'il n'y tient pas vraiment à coeur alors qu'elle passe l'attrape poussière entre ses meubles.

Elle comprend. Ce que leur a retiré le programme, ce n'est pas moindre. Oui il y a des gens dont la vie n'avait pas fait de cadeaux et comme quoi Newwell-City était une chance de recommencer à zéro. Cependant, pour la plupart des gens, Lillia se demandait si les programmeurs y avaient sérieusement pensé, c'était des vies, des proches, un avenir, des rêves, que l'on enlevait. La petite n'a jamais entendu parler de la guerre, du coup elle ne comprend pas tout à fait les enjeux, elle se dit. Qu'en sera-t-il une fois cette guerre terminée ? Pourrons-t-ils tous laisser Newwell-City de côté ? Et si il n'y avait pas de fin ?

Lillia a légèrement peur. Peur de voir les gens changer, peur de voir ce que le temps lui réserve. Newwell-City ne sera pas un havre de paix pour bien longtemps. Elle sait bien que ses vœux ne vont pas s’exhausser, comme son vœu que ses parents restent ensemble alors que ça n'allait plus. Lillia pense, et repense. Elle essore un tissu dans un bac de produit ménager et de l'eau, puis rattache le tissu au balais et nettoie le sol.

La jeune fille pense au fait qu'il n'y a plus vraiment besoin de nourrir grand monde, elle comme tous les autres sont dans cette stase entre la vie et la mort. Se donner la mort était tout à fait possible d'après le règlement - interdisant toute forme de violence, elle supposait que ça impliquait l'auto-mutilation. Lillia y pense l'esprit légèrement sombre. Elle n'avait jamais essayé de tel pour sa part, par peur au final. C'était tant mieux, elle suppose.

Elle pense. La jeune fille pense qu'elle aimerait étudier à nouveau. Les classes lui manquent, comme ses camarades. Elle a toujours été une artiste, une littéraire, l'esprit quelque peu ailleurs. Elle vaque à ses occupations Lillia, et lit pour penser encore étudier en sorte. Voyant ça difficile que s'installent des cours obligatoires, elle s'occupe elle même de s'enrichir via la lecture et la pratique d'arts. Supposons la guerre finie, le temps de réinstaller une système d'éducation allait prendre beaucoup de temps, ce n'est pas du temps qu'elle veut perdre, plus elle en sait mieux c'est. Lillia se demande si une fois sortis de Newwell-City, tous les habitants ne devront pas se confronter à la même chose qu'en arrivant ici ? Un environnement différent, des règles différentes, mais cette fois, tout peut les menacer. Habitués à l'entente et à la non-violence entre eux, sûrement seraient ils préparés ? Lillia doute que la violence disparaîtra chez la race humaine, ou chez l'animal en général - cela fait partie de leur patrimoine génétique. L'humain est de nature violente.

Elle remarque qu'elle s'éloigne de ses premières inquiétudes. Cependant, dans un coin de sa tête, Lillia est reconnaissante de ne pas rester butée sur des sujets qui lui prendraient la tête. Elle a, lors de son arrivé, beaucoup pleuré, pour des raisons que l'on peut comprendre. Elle pensait à ses proches, à sa peur des inconnus, de l'inconnu, à son avenir, à comment allait-elle faire si, et si, et si ? Tellement de questions tournaient dans sa tête. Il lui arrive de se réveiller après  avoir fait des cauchemards. Lillia se lève parce qu'il faut se lever au final. Certains jours, elle n'en n'a pas grandement envie, quelques fois elle veut dormir, et rêver de sa vie avant d'être ici.

La nostalgie la prend alors qu'elle regarde la montre. Il n'est surement plus 11:11, cependant celle dans la cuisine est coincée sur cette horaire depuis plusieurs jours. Elle aurait bien pensé à la faire changer, mais il n'y a pas d’horloger en ville. De plus, elle doute qu'avec la paie qu'elle reçoit, même si elle en reçoit sans avoir grand chose à faire, elle puisse se le permettre. La russo-nipponne pense avoir fait le tour de son appartement pour le ménage. Elle range le reste, va vider le seau dans l'évier, saute de petit sauts pour ne pas trop salir avant de glisser dans sa chambre.

Elle aurait pu sortir. Passer le bonjour à Kendall, ou à Rick qui est juste à côté. Cependant elle n'en n'a pas vraiment envie. Bien que beaucoup de points sont confus dans sa tête elle ne veut pas demander à Liberty d'y répondre, elle se sent quelque peu fatiguée, pas vraiment motivée, sans se sentir tout à fait seule non plus. Lillia est dans un entre deux. Elle regarde son portable et envoie un message à Owain sans aucune raison particulière.

Elle s'endort après avoir quelque peu discuté avec lui, rassurée. Elle pense qu'elle rêve du blond, entre autres. Elle reconnaît sa voix au loin alors qu'elle s'endort, lentement.
« All of this, some day will pass »

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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Lillia Mizutani
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