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Phénomène. [Akiro Lynn]

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Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Jan Lyons le Sam 8 Avr - 1:41


Phénomène.
FT. AKIRO LYNN

   Une journée parmi tant d’autres… Il ne se passe rien de particulier.
Les gens vont et viennent sur la place de la ville, rentrant dans divers bâtiments, ou allant dans diverses rues. Ils sont par paires, par groupes, ou certains sont seuls. Certains parlent, certains rient, certains chantonnent, et certains sont silencieux.
Jan est assis sur un banc. Il n’a rien à faire là, ni rien à faire quoiqu’il en soit. S’il ne s’agissait que de rester assis et immobile, il aurait pu le faire dans son appartement, mais il avait envie de prendre l’air ; il s’est d’abord promené un petit peu, puis a décidé de s’asseoir ici, et observer les passants, pour passer le temps.
Il ne se passe rien de spécial sur cette place. Le monde est absolument calme. Aussi, avant même de s’en être rendu compte, Jan s’est-il perdu dans ses pensées. Pour une fois, cependant, ses pensées sont calmes, puisqu’il se remémore un souvenir du passé, bien, bien avant son arrivée à Newwell City.

  L’école est finie pour cette semaine, et les petits garçons et petites filles attendent derrière le portail d’entrée que leurs parents viennent les chercher. Jan s’apprête à partir seul, comme à son habitude, et commence à dire au revoir à ses « amis », lorsqu’il entend un raffut désagréable quelques mètres plus loin.
Il se retourne et voit trois garçons debout autour d’un autre, assis sur un muret, un livre dans les bras, serré contre son torse. Les gamins parlent fort, et celui qui est assis tremble légèrement, les larmes clairement au bord des yeux. Jan ne connaît aucun d’eux. Il est clair, cependant, que les trois debout sont en train de se moquer de l’autre ; le blondinet les entend l’insulter quant à sa lecture.
Ne jetant qu’un regard rapide à ses « amis », il s’approche de ces quatre-là.  

  Quelque chose attire l’attention de Jan, le ramenant à la vie réelle. Quelque chose face à lui a changé, mais il ne voit pas exactement quoi.
« lolwut. »
Il secoue légèrement la tête, afin d’effacer le nuage de pensées flottant devant ses yeux, et floutant sa vue, puis regarde plus attentivement le paysage se déroulant face à lui, afin d’y trouver la moindre différence avec celui qu’il fixait quelques secondes auparavant.
Ah, voilà. Liberty est en fait apparue au milieu de la place sans qu’il ne s’en aperçoive. Si elle était arrivée en marchant normalement, il n’y aurait même pas prêté attention, mais son apparition soudaine a attiré son regard.
Rien d’intéressant, en somme. Elle n’est là que pour le principe d’être là ; elle ne bouge pas, et semble attendre, que quelqu’un ait besoin d’elle, peut-être. Jan la regarde quelques secondes par curiosité, mais y perd rapidement intérêt, se perdant de nouveau dans ses pensées.

  Alors qu’il s’approche de leur petit groupe, les trois garçons se taisent un instant. Voyant qu’il ne leur dit rien, ils se regardent d’un air d’incompréhension.
« Hey, tu veux quoi ? », et d’autres questions fusent, mais Jan les ignore complètement. Il regarde le petit garçon assis, qui le fixe d’un air inquiet.
Il est roux, aux yeux verts, et semble relativement frêle. Le blondinet ne le connaît pas du tout, mais ils semblent avoir le même âge.
Jan le regarde dans les yeux, et penche la tête légèrement vers le côté. D’un ton et d’un air neutre, il lui demande :
« Tu lis quoi ? »
Le rouquin le fixe d’un air surpris. Les garçons à côté encore profèrent critiques et insultes, riant de bon cœur, mais Jan les ignore une fois encore. Il n’écoute même pas ce qu’ils disent ; il sent juste qu’ils ne comprennent pas ce qu’il peut bien faire là.
« … Phænomen d’Erik L’Homme… », répond son interlocuteur, d’une voix pas aussi douce et basse qu'hésitante.
C’est alors qu’un des garçons à côté s’écrie, plus fort encore qu’avant :
« Ha ! C’est quoi ce truc d’intello ? C’est quoi ce nom, sérieux ? Personne connaît ! »
Ses deux camarades rient de plus belle, semblant penser qu’il vient d’énoncer la vérité la plus générale et hilarante de tous les temps. Jan les regarde un par un, sans un mot. Rien ne traverse son esprit – ou si, mais comment l’expliquer ? Comme souvent, il y a tellement de choses dans sa tête, que c’est au final comme s’il n’y avait plus rien, mais il n’arrive pas à mettre de mots sur ce fait.
Jan écarquille les yeux, reculant d’un pas, posant son bras droit contre son torse et poussant son bras gauche vers l’arrière. Il les regarde tous les trois en même temps, et s’écrie à son tour : « QUOI ? Vous connaissez pas Phænomen ? Vous êtes sérieux, là ?! »
Les trois garçons s’arrêtent de rire, et le fixent, interloqués.
« Vous vivez dans une grotte ou quoi ? Vous croyez que c’est toujours cool de dire qu’on lit pas ? On est au XXIème siècle, les gars ! Des trucs comme Phænomen, tout le monde les lit ! SURTOUT ÇA ! Tout le monde lit ça ces temps-ci, et tout le monde en parle ! »
Alors qu’ils se regardent tous les trois d’un air choqué, il prend un air parfaitement dégoûté.
« Wow, vous me faites pitié… Faites comme lui, plutôt, achetez-vous un cerveau, un peu. », dit-il en montrant le rouquin à côté.
Les gamins sont sans voix. L’un d’entre eux a les larmes aux yeux. Ils fixent Jan l’air énervé, l’autre garçon d’un air d’incompréhension… puis s’en vont en courant, vexés comme des poux.
Le petit garçon resté à son côté fixe Jan d’un air impressionné et reconnaissant.
« C’est vrai, tu connais ? », demande-t-il, des paillettes dans les yeux.
Jan le fixe quelques instants. Il ne connaît pas plus ce bouquin qu’il ne connaît cet enfant. Il n’a d’ailleurs aucune idée de pourquoi il est allé le défendre – c’est bien la première fois qu’il joue les héros. Il préfère d’habitude rester égoïste… Mais cela ne lui coûtait rien.
« Non., lui répond-t-il, j’avais juste envie que ces abrutis te laissent tranquille. Moi aussi j’aime bien lire. T’as raison de lire quand tu n’as rien à faire, moi aussi je le ferais s’il ne fallait pas tant avoir des amis. »
Il aurait pu mentir au petit garçon comme il avait menti aux autres, en lui disant que oui, il connaissait, pour lui faire plaisir et s’en débarrasser. Mais il n’en avait pas eu envie.
« C’est quoi, Phænomen ? Ça a l’air bien. », ajoute-t-il de son air de nouveau neutre.
Alors que le petit garçon semble hésiter, presque effrayé de l’étrange personnage qu’il a face à lui, ou si non étrange, inhabituel pour lui, le petit Jan ajoute à cela :
« Ravi de te rencontrer, sinon. Moi c’est Jan ! »
Il sourit de pleine dents, d’un sourire montrant que ce petit mensonge sera leur secret à eux deux pour toujours.

  Jan sort de sa rêverie presque en sursaut, réalisant qu’il sourit.
Il cache rapidement cette horreur, reprenant son air sérieux.
« Pourquoi je repense à ça, moi ? », se demande-t-il, s’étirant longuement.
En effet, il n’y a pas la moindre raison pour qu’il repense à Akiro ; il n’avait d’ailleurs pas repensé à lui depuis son arrivée dans le programme. Il n’était pourtant pas rare qu’il pense au garçon, un soi-disant ami d’enfance qui, sans raison apparente, l’a marqué. Peut-être est-ce par son départ soudain, ou est-ce parce que Jan s’est senti obligé d’aller le sauver comme une damoiselle en détresse… Ou même d’être honnête avec lui, puis de parler avec lui. Choses qu’il ne s’explique d’ailleurs toujours pas.
Jan, mécontent de ces pensées qu’il n’arrive pas à comprendre, fait une moue, et passe sa main dans les cheveux, les secouant, comme il secouerait son esprit s’il le pouvait, puis il relève la tête en même temps que d’un coup de main il remet sa chevelure en place.
En face de lui se tient quelqu’un. Jan lève la tête pour regarder son visage.
Et se crispe.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Akiro Lynn le Sam 8 Avr - 2:57

Again.
feat. jan lyons
  Pam. Pam.
Le son du pas lent d’Akiro dans une ruelle silencieuse.
Boum. Boum.
Le son de son cœur dans sa poitrine.
Et pam, et pam, et boum, et boum. Qu’y a-t-il d’autre dans son monde, que ces bruits qui ne sont que des produits d’amas de codes ? Akiro se concentre sur eux, tentant d’y trouver une touche synthétique, mais il ne la trouve pas. Il sait qu’ils ne sont pas réels, mais il n’arrive pas à le sentir.
Bla, bla, et bla.
Il s’approche d’une plus grande rue, et cette fois entend des gens, des inconnus discuter. Il tend l’oreille, mais n’écoute pas leurs conversations – il ne fait que tenter d’entendre un bruit robotique. Mais là encore, c’est en vain. Tout est si vrai. Mais tout est pourtant si faux.
Le rouquin marche plus lentement encore. Il cesse de se concentrer sur tous les sons qui l’entourent. C’est inutile, et par trop fatiguant. Il fixe le sol sans le fixer. Tout est flou, et il réfléchit.
Il réfléchit à sa place dans le programme. Sa place dans le monde.
Il se souvient de places qu’il a eues, ou n’a jamais eues.
Il est un peu triste, mais il ne sait pas pourquoi. Il sait bien sûr ce qu’il ressent, mais ne comprend pas pourquoi il le ressent, maintenant de tous les moments. Il pourrait y réfléchir et y trouver un sens facilement, mais il n’en a pas envie.
Home. Akiro veut rentrer chez lui. Il ne veut plus être là, en train de marcher, dans cette rue pleine d’inconnus. Il veut être chez lui.
Mais il n’a pas de chez lui. Il liste en son esprit tous les lieux qui auraient pu être chez lui, mais n’en trouve aucun correspondant à cette définition. Il veut y être, mais il ne sait pas où c’est.
S’il ne peut pas être chez lui, Akiro veut alors être entouré de ses proches. Il ne veut plus voir tous ces gens qu’il ne connaît pas.
Mais il n’a pas de proches. Il a toujours été seul, et les rares fois où il était entouré, il aurait aussi bien pu ne pas l’avoir été. Il pense à toutes les personnes qu’il connaisse, cherchant laquelle d’entre elles puisse correspondre à cette définition, avec laquelle il veuille être. Mais il n’en trouve qu’une.
Penser à cette personne le rend heureux l’espace d’un instant, mais son bonheur s’efface aussi vite qu’il est venu. Akiro sait bien que c’est impossible. Il ne reverra plus jamais Jan.
Il pense à Jan et sent son cœur se serrer dans sa poitrine. Bam ?
Jan n’est qu’un petit garçon avec qui il s’est bien entendu quelques mois. Pourquoi est-il aussi important ?
Pourquoi est-il tout ce qu’il n’a jamais eu ?
Penser à lui est idiot. Il ne le retrouvera pas. Et c’est bien là sa faute, pour être parti, comme ça, comme il était arrivé.

  « … Au revoir, alors. Et bonne vie. »
Le petit Akiro, sans rien répondre, recule d’un pas, puis tourne le dos au blondinet à qui il faisait face. Il marche de plus en plus vite à chaque pas, et ne se retourne pas une seule fois. C’est la première fois qu’il pleure lors d’un adieu, mais quoi qu’il arrive, personne d’autre que lui-même ne doit le savoir.

  Tant de temps est passé depuis. Jan a sûrement tant changé, plus sûrement qu’Akiro a pu le tenter. Et probablement l’a-t-il complètement oublié… Et qui sait s’il n’est pas, maintenant, le pire des monstres.
Mais Akiro en doute. La seule personne à l’avoir jamais vu comme un être vivant ne peut pas avoir le moindre défaut, même à présent.
Peut-être est-il mort. Et qu’en saurait Akiro, si jamais ? Et qu’est-ce que ça changerait pour lui, puisque de toute manière ils ne se reverront jamais ?
Il ne veut juste pas qu’il souffre, ou qu’il ait jamais souffert. Même s’ils ne sont à présent que des inconnus.
Pam.
Akiro cesse sa lente démarche. Le sol, ici, semble plus clair, plus touché par la lumière.
Il lève la tête, et voit autour de lui la place de la ville. Tous les chemins mènent à Rome.
Il y a tant de gens, ici, se dit-il, mais il ne veut être avec aucun. Il n’est pas fait pour être avec qui que ce soit. Il est sûr que d’une manière ou d’une autre, il s’en ira de toute manière ; et peut-être n’est-ce que plus malheureux ici, d’où rien ne semble pouvoir le faire sortir.
Le rouquin ne veut pas rester si triste. Il ne le peut pas. Il doit se trouver quelque chose de mieux à faire qu’analyser tout ce qu’il entend, et tout ce qu’il pense – peut-être lire, ou écrire. Ou peut-être encore la ville offre-t-elle des surprises. Il regarde attentivement autour de lui, à la recherche de quoi que ce soit de surprenant.
Bâtiment, gens, rues, bancs, gens, surprise, bâtiment.
Akiro passe d’abord son regard sur la chose qu’il souhaitait le plus sans même s’en apercevoir. Mais une seconde plus tard, il fait marche arrière, et fixe de ses deux propres yeux
(Jan)
(Jan !)
(Jan)
un jeune homme aux cheveux blond platine, assis sur un banc, l’air pensif.
Boum, boum, boum.
Le monde autour de lui reprend ses couleurs. Mais l’idée est absurde.
Akiro se pince le bras, mais ne se réveille pas dans un quelconque lit, dans un quelconque appartement. Il fait un pas en avant, et regarde plus attentivement encore le jeune homme.
Il aurait son âge, 17 ans. Des cheveux très blonds, et des yeux bleus.
Il a son âge, 17 ans. Des cheveux très blonds, et des yeux bleus.
Et pourquoi Akiro se pose-t-il même tant de questions ? Il reconnaîtrait ce visage parmi des millions d’autres. Jan est assis sur un banc à plusieurs mètres de lui.
Il réfléchit à sa place dans le programme – il est heureux. Il est à sa place ici. Car nulle part ailleurs il aurait pu le retrouver. La coïncidence est trop belle… Les pensées se mêlent dans son esprit.
Il s’avance vers lui, jusqu’à être tout près.
C’est lui, c’est lui, c’est lui !
Jan ne l’a pas encore remarqué, et il serait encore temps de s’enfuir, mais pour une fois, Akiro ne veut pas s’enfuir. Même s’il s’agit de le déranger, sembler étrange, ou être déçu parce qu’il a été oublié, il ne fuira pas, il lui parlera ; il veut entendre sa voix, et croiser son regard
Again, again.
Le blond se passe la main dans les cheveux et relève la tête. Il le voit.
Il le reconnaît.
Il n’y a pas erreur. Akiro n’est pas bête. On ne regarde pas un inconnu d’un air aussi surpris quand il vient nous parler. Il n’a pas l’air si heureux de le voir, mais pourquoi s’inquiéter, puisqu’il ne l’a vu que depuis une seconde – et s’il n’est pas heureux de le voir, il le sera pour lui. Il l’est bien assez déjà.
Mais que dire ? Le cœur du rouquin bat à vitesse grand V, comme il n’a jamais battu, tant la surprise mêlée à une bonne nouvelle l’emplit d’excitation – ou sûrement est-ce pour cela – et il est face à lui, sans savoir que dire.
Sa situation est si bête, ha ! Et il sourit sûrement un peu trop. Jan avait toujours l’air si neutre, quand il lui parlait au naturel. Lui ne sait pas faire ça.
« Jan ? Tu es LE Jan Lyons ? »
Pardonne moi, je suis un peu bête, mais tu sais que je le fais exprès, pense-t-il. Il sourit de pleines dents.
« Je suis ton plus grand fan ! Je peux avoir un autographe ?»
Akiro ne ment jamais.

.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Jan Lyons le Sam 8 Avr - 19:52


Phénomène.
FT. AKIRO LYNN

« … »
Trop de bruit, trop de silence. Un nombre incalculable de pensées contraires envahissent l’esprit de Jan. Tout va si vite qu’il n’est pas certain de comprendre ce qu’il se passe.
Il ne croit pas aux coïncidences. Mais il est absolument sûr que le rouquin se tenant devant lui n’est pas n’importe lequel.
Il ne parvient pas à poser de nom sur l’émotion qu’il ressent. Il en ressent tant à la fois, qu’il pourrait aussi bien ne pas en ressentir une seule. Et il fixe le garçon qui se tient devant lui, incapable de bouger, penser – et il n’est même plus sûr de respirer.
« Jan ? Tu es LE Jan Lyons ? », le nouvel arrivé dit-il. « Je suis ton plus grand fan ! Je peux avoir un autographe ?»
Et il sourit. Il sourit d’un air sincère, et d’un air confiant. Mais Jan ne peut pas lui rendre.
« … »
Quelque chose s’est brisé en lui. Il ne sait pas quoi, mais il l’a senti. Comme si une large hache avait traversé son corps entier, de bas en haut. Il serre les poings si fort que ses ongles s’enfoncent dans sa peau et y laissent une trace rouge de sang.
Que lui arrive-t-il ? Pourquoi ne se sent-il pas bien ?
Comment peut-il décrire ce que l’arrivée d’Akiro face à lui le fait ressentir ?
« hhhhhhh »
« a »
« a a a »
« moi c’est Jan »
« phænomen »
« moi c’est Jan »
« bonne vie bonne vie »
« jan tu es le jan »

Jan ferme les yeux, et baisse légèrement la tête, commençant à rire. Son rire est d’abord bas, et semble sardonique, mais bientôt il relève le nez, et sourit, riant de bon cœur.
« Tu peux rire ? »
« Mon plus grand fan ? Je n’en doute pas. », répond-t-il, regardant Akiro les yeux.
Son absence lui a semblé durer des minutes entières, mais n’a en fait duré que quelques secondes. Si quelque chose semble à présent peser sur son cœur, il n’est plus accablé de pensées, et son esprit est plus aéré, bien qu’il ne soit pas libéré de toutes contradictions.
« Désolé, mais je n’ai pas de quoi écrire sur moi. », continue-t-il, laissant de côté son sourire amusé pour un sourire poli.
« Mais t’as l’air prêt à le laisser écrire sur toi »
Jan décide de ne pas prêter attention aux pensées qu’il entend. Comme à leur habitude, elles l’agressent et l’insultent à chaque chose qu’il dit et qu’il fait ; mais il ne peut pas se laisser faire, et doit continuer à être celui qu’il lui faut bien être. Certaines sont plus fortes que d’autres, et bien trop semblent vouloir dénigrer le pauvre Akiro, qui n’a rien fait – il ne peut décidemment pas les écouter.
Il le regarde, et ne parvient pas à se débarrasser de son sourire.
« T’as pas souri autant depuis 1940 j’espère que t’es crevé »
Cette retrouvaille lui semble surréaliste. Il ne tenait pas tant à retrouver ce jeune homme, qui probablement en sait bien trop sur son passé, malgré son ignorance inévitable, mais il ne peut pas dire que le revoir lui déplaise. Il était après tout agréable de discuter avec lui, à l’époque – et le hasard ne peut que rendre les choses plus intéressantes. Voilà qui le change de son train-train quotidien.
Jan se lève, car il ne voit pas de raison de rester assis bêtement alors que son interlocuteur est debout.
Akiro fait quasiment la même taille que lui, si ce n’est pour peut-être un petit centimètre de moins. À présent exactement en face de lui, il ne peut que mieux admirer ses yeux verts, emplis d’émotions – « d’émotions que j’aimerais bien ressentir », se dit-il l’espace d’un instant.
Peut-être Jan est-il un peu jaloux d’Akiro, des yeux d’Akiro – des yeux d’Akiro qui se marient si bien avec sa peau pâle et son sourire sincère.
« OH ! »
Coup de hache, encore une fois ; mais cette fois-ci son corps était déjà fissuré sur son passage, et Jan ne peut sentir le coup que contre son cœur de pierre.
Ce n’est pas un moment pour se perdre dans ses pensées. Akiro n’est que plèbe comme tous les autres, malgré le fait qu’ils partagent des souvenirs. Les gens grandissent et changent, tout comme l’a fait Jan. Il pourrait être aussi bien un inconnu.
Mais s’il est venu lui parler, sûrement lui ne pense-t-il pas qu’ils ne sont que des inconnus, et Jan ne peut pas se permettre d’être malpoli ; aussi agira-t-il comme s’il se souvenait bien de lui, et que le retrouver lui faisait plaisir.
Il y a des tas de manières de réagir de façon appropriée, se montrant comme à son habitude aussi avenant que distant, que le jeune homme énumère rapidement en son esprit, avant de dire
« Ça tombe bien, je pensais à toi. »,
ce qui ne correspond absolument pas à ces standards.
« MAIS MENS LUI MENS LUI »
Voilà des pensées bien bêtes, se dit-il. Qui l’insultent quand il ment, mais ne le laissent pas dire la vérité.
Mais pour une fois, il aimerait bien les écouter. Jan ment constamment, mais à Akiro il n’a jamais su mentir. C’était ainsi quand ils étaient enfants, et voilà qu’ils sont grands, et se retrouvent après des années, et que rien n'a changé.
« Sorcier, sorcier, sorcier »
Jan est soudain en colère, et souhaite revenir en arrière, et ne jamais revoir le rouquin. Il le déteste, après tout. Il l’a toujours détesté. Il a toujours détesté son regard et son sourire confiants, tout comme il détestait son corps tremblant et les larmes au bord de ses yeux.
« Mais à l’époque tu ne ressentais pas la colère »
Il a soudain envie d’attraper Akiro par le cou
le caress
l’étrangler
l’embra
« OH ! »
Il sourit une fois encore, soupirant très légèrement. Pauvre Akiro,
« Pauvre Akiro ? Pauvre Jan, oui ! »
qui n’a rien fait, mais lui donne tant d’envies
de meurtre.
« Je ne sais pas quoi dire. Quelque chose comme « Oh, quelle drôle de coïncidence ! », ou « Désolé que tu sois coincé là aussi » ? », termine-t-il.
Si seulement l’un d’eux deux pouvait disparaître, là, soudainement, et n’avoir jamais existé.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Akiro Lynn le Mer 12 Avr - 2:20

Comme Jan.
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Jan semble hésiter l’espace d’un instant, mais cela ne dure pas, avant qu’il se mette à rire, de plus en plus alors qu’il lève la tête pour regarder Akiro.
« Mon plus grand fan ? Je n’en doute pas. », dit-il.
Il soutient son regard, puis continue :
« Désolé, mais je n’ai pas de quoi écrire sur moi. »
Soudain, quelque chose en Akiro semble se bouleverser. La réaction de Jan le fait sourire, mais son esprit hésite, et soudain, ne veut plus tant être heureux. Il est partagé entre le bonheur et la tranquillité que lui a toujours apporté son vieil ami, et une sorte de stress sans fondement apparent ; un stress auquel il devrait être habitué, mais qui cette fois, semble différent.
Les deux jeunes hommes se regardent un moment dans les yeux, ni l’un ni l’autre ne devant savoir quoi dire. Après tout, ils ne pouvaient pas s’attendre à se revoir, après tant de temps.
Boum.
Les battements de cœur d’Akiro se font gros, mais semblent hésitants, ou ralentis par quelque chose, mais quoi ? L’excitation qu’il ressentait il y a peu semble le quitter, et être remplacée par un sentiment qu’il n’aurait jamais pensé ressentir à ce moment.
Jan se lève, et le rouquin recule d’un pas, comme pour lui laisser place. Là encore, ils se regardent dans les yeux, et si Akiro ne fait ça que dans l’idée de retrouver de la vie dans un regard qui lui a tant manqué…
Il peine à comprendre ce que ses yeux veulent dire. Ils semblent le scruter, le juger, le jauger – mais ils semblent en même temps empli de sympathie, et respect. À vrai dire, s’il ne connaissait pas déjà assez Jan, il n’aurait même pas pu remarquer ces premiers aspects. Et ce regard est-il vraiment anormal ? Puisqu’après tout…
Après tout, après tout tant de choses. Un frisson discret traverse les épaules d’Akiro alors qu’il tente de cesser de s’inquiéter.
« Ça tombe bien, je pensais à toi. »
Jan brise le silence avec ceci. En une seconde seulement, les inquiétudes du rouquin s’en vont, et laissent place à un doux plaisir, et à pas mal de gêne. Il est amusé par cette parole, mais aussi par lui-même. À l’idée de lui-même aussi dire qu’il pensait à son interlocuteur avant de le retrouver, il se sent presque rougir.
Mais il parvient à s’en empêcher. Bien sûr, Jan a toujours mieux géré les situations sociales de ce type que lui. N’a-t-il pas toute sa vie voulu suivre son exemple ?
Ce pensant, il prête de nouveau attention à l’expression de ce dernier. Et quel beau sourire que voilà ! Jan n’est pas aussi charismatique qu’il l’était quand ils étaient enfants, non ; il est plus, bien plus.
« Je ne sais pas quoi dire. Quelque chose comme « Oh, quelle drôle de coïncidence ! », ou « Désolé que tu sois coincé là aussi » ? »
Akiro est à la fois admiratif, et un peu jaloux.
Si ce n’était pour ce qu’il a vu dans son regard… et pour ces quelques secondes de latence de trop…
Et pour cette attitude qui ne lui convient pas…
Il serait entièrement jaloux de la perfection des actions et dires de Jan.
De nouveau, il sent son estomac se serrer jusqu’à se retourner. Il a presque envie de se plier en deux pour supporter la douleur, mais il subit, et garde la tête haute. Comme Jan.
Comme Jan.
Comme Jan.
À son tour, il rit, mais lui est clairement plus gêné. Mais n’a-t-il pas décidé de l’assumer ? Qui plus est, il ne peut pas prétendre à Jan qu’il ne l’est pas. Il sait – Akiro sait qu’il sait.
« Haha, si tu ne sais pas quoi dire… alors ne dis rien. », répond-t-il.
Il n’est même pas sûr de la raison ou même du sens de ce qu’il vient de dire, mais son regard et son sourire sont assez amicaux pour que son interlocuteur ne s’inquiète pas d’une chose aussi futile que son incapacité à s’exprimer correctement.
« J’avais peur de ce que j’allais faire dans ce programme, mais je crois qu’il vient de me rendre les choses plus faciles. » termine-t-il, sachant qu’il serait compris.
Et il regarde le blondinet fixement dans les yeux. Il ne peut pas le quitter des yeux, ne veut pas le faire, et ne le fera pas.
Il veut voir ce qu’il se passe dans ce regard, et tenter de comprendre ce qui ne va pas, ce qui fait retourner son estomac.
Il veut retrouver la rassurance qu’il y trouvait à l’époque.
Il veut retrouver Jan.
Parce que la personne à qui il est en train de parler n’est pas Jan.
Il veut retrouver Jan.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Jan Lyons le Dim 23 Avr - 20:31


Phénomène.
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Oui. Décidemment, Jan a complètement changé d’avis.
Si sur le coup, revoir Akiro l’avait enthousiasmé, avec l’idée toute simple et agréable de retrouver un vieil ami, il est à présent certain que sur le long terme, ce retour ne peut lui apporter que du mal.
« Haha, si tu ne sais pas quoi dire… alors ne dis rien. », Akiro dit-il.
Voilà décidemment qui va droit au but. Cela ne vaut pas les belles phrases de Jan, mais il le comprend – il le comprend, bien qu’il ne puisse pas se permettre d’être d’accord. Akiro est par trop honnête, et pur peut-être, pour que ses valeurs correspondent aux actions de son interlocuteur.
Et à ça, il, ajoute :
« J’avais peur de ce que j’allais faire dans ce programme, mais je crois qu’il vient de me rendre les choses plus faciles. »
Puis il regarde Jan fixement dans les yeux. Le blond soutient d’abord son regard, pendant quelques instants, puis ne peut pas s’empêcher de le détourner.
Il baisse légèrement la tête, et regarde de côté. Il ne peut pas regarder Akiro dans les yeux.
« Voilà pourquoi », se dit-il, voilà pourquoi son retour ne peut lui faire que du mal.
Akiro connaît un Jan plus jeune, un autre Jan. Un Jan en qui on pouvait encore avoir confiance. Et en qui il a toujours confiance.
Mais celui qui se tient face à lui n’est pas le même. Le peu d’honnêteté qui restait à son lui enfant, et surtout de sincérité, ont complètement disparus à ce jour. Il le sait ?
Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
Il s’est toujours dit que ce ne pouvait être qu’une bonne chose. Que c’est ainsi qu’il devait vivre sa vie – que c’était la meilleure solution.
Mais là, ce garçon, qu’il n’a pas vu depuis si longtemps, lui fait, même l’espace d’un instant, penser le contraire.
Ça l’énerve, ça l’énerve, parce que c’est une chose qu’il n’arrive pas à contrôler. Et que Jan n’arrive pas à contrôler quelque chose, surtout lié à ses sentiments, est si rare, que plus qu’enrageant.
Mais il ne peut pas non plus s’énerver contre Akiro. Il ne peut pas même lui en vouloir.
Il se sent trop coupable. Il sait qu’il est coupable. Et l’idée que quelqu’un d’aussi sympathique et agréable qu’Akiro puisse avoir confiance en un être aussi malhonnête que lui, le rend d’autant plus mal à l’aise qu’il est cet être… et que c’est entièrement sa faute.
Car il n’aurait jamais dû s’approcher d’Akiro à l’époque. Il n’aurait jamais dû montrer le moindre côté sincère, ou même sympathique, de sa personnalité. Peut-être même aurait-il dû être cruel d’une certaine manière, pour être sûr qu’il ne se mette pas à l’apprécier.
Mais là encore, ça, aurait été faire quelque chose pour lui. Pour lui permettre de ne pas souffrir, sachant qu’il finirait par le décevoir. Et Jan ne peut pas faire ça, ce n’est pas logique. Ça ne va pas avec celui qu’il est ; pas plus qu’être honnête ne va.
Qui est-il ?
Il enfonce l’ongle de son majeur dans le bout de son pouce. Ce n’est pas le moment pour se poser des questions existentielles. Ce n’est jamais le moment pour se poser ce genre de questions existentielles.
Après tout, il était enfant à l’époque, et inexpérimenté. Il a dû vouloir goûter à un bonheur, bonheur qui n’est pas celui qu’il doit avoir.
Avoir un ami. Être ami avec quelqu’un de bien.
Car il n’y a pas de doute à ce sujet, Akiro est quelqu’un de bien. Mais ses valeurs ne sont pas assez correctes pour pouvoir être autour de Jan…
Et il ne mérite pas l’horreur de supporter un être faux comme lui.

D’habitude, Jan se fiche des sentiments des autres. Mais le rouquin face à lui le fait sentir coupable. C’est si rare, qu’il devrait presque le remercier de lui faire ressentir une émotion nouvelle.
Il retourne son regard vers lui, le regardant de nouveau dans les yeux. Il n’est pas resté le regard détourné pendant des heures, mais assez longtemps pour qu’Akiro l’ait vu – ait vu son malaise.
Jan n’avait pas laissé passer de chose telle depuis des années, et des années.
Il est presque confus. Il ne sait pas quoi faire, comment agir. Devrait-il agir différemment pour lui, parce qu’il l’a connu plus tôt, et donc le connaît comme quelqu’un d’autre ? Ou devrait-il être comme il l’est toujours, pour l’habituer à qui il est ? Après tout, ce n’est pas comme si son personnage était particulièrement antipathique. Il le respecterait toujours, il serait toujours poli, il ne lui ferait rien de mal, alors pourquoi – pourquoi se sent-il coupable d’être si bien ?
Il sourit, et laissant échapper un petit rire, répond :
« C’est vrai, on n’est pas censé rencontrer de personnes qu’on connaît déjà ici. Enfin, de ce que j’avais compris. Au moins, nous voilà un allié, dans ce programme étrange et étranger ! »
Il hausse vaguement les épaules, et prend un air un petit peu désolé, de dire des choses si bêtes, et d’être là.
D’être là, tout simplement.
« Du moins si tu ne te décides pas de justement te défouler sur moi pour montrer ton mécontentement, afin de sentir un sentiment de culpabilité que tu ne ressentirais pas si c’était inconnu. », ajoute-t-il.
De nouveau, il stabilise son regard, droit dans les yeux d’Akiro. Boum, je suis là.
Fais avec.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Akiro Lynn le Dim 7 Mai - 16:58

Regarde.
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Il détourne le regard.
Jan détourne le regard, et le cœur d’Akiro, l’espace d’un instant, qui lui semble durer des minutes entières, cesse de battre. Une angoisse traverse le haut de son corps, venant de sa poitrine à sa gorge, et lui donnant la sensation qu’il ne peut plus respirer.
Un monstre, voilà ce qu’il est. Faire détourner le regard de Jan. Non. Quel que soit l’angle sous lequel il tente d’y penser, Akiro ne peut trouver en ça qu’horreur. Qu’a-t-il fait ? Comment a-t-il pu oser ?
Le voilà penser que finalement, sa présence dans le programme n’est pas chose si mauvaise – mais quelles qualités peut-elle seulement avoir, si elle fait du mal à Jan ?
Le rouquin est tétanisé, et fixe son interlocuteur de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, de droite à gauche. S’il ne le retenait pas, par peur d’inquiéter plus encore le jeune homme face à lui, son corps entier tremblerait autant qu’il le peut, de terreur, de culpabilité, d’angoisse, de quoi que ce soit qu’il ressente. Il aimerait attraper Jan par les épaules, le secouer légèrement, et lui dire que tout va bien aller – car Jan qui détourne le regard, une manœuvre si fréquente chez n’importe qui, une marque de souffrance habituellement si faible, Jan qui détourne le regard ne peut que montrer le pire. Qu’a-t-il fait ? Toutes sortes de scénario traversent l’esprit d’Akiro, des idées de futur et de présent, et des faits du passé. Il réfléchit à tout, dans l’espoir de comprendre ce qui ne va pas, ce qu’il a fait de mal, et surtout, ce qu’il peut faire pour régler ça. Il se sent poussé à étreindre son ami pour le rassurer, et lui dire qu’il est désolé, qu’il ferait tout pour l’aider -
Mais Akiro ne bouge pas d’un centimètre.
Ce serait bête. Jan n’a fait que détourner le regard. Il n’a fait qu’hésiter. Et qui n’hésiterait pas, face à quelqu’un qu’il ne s’attendait clairement pas à revoir ? Qui plus est, rien n’indique qu’il se souvient aussi bien d’Akiro que lui se souvient de tout à son propos.
Arquant largement les sourcils, celui-ci rit intérieurement. « Ah, se dit-il, se souvient-il du fait que je panique toujours pour un rien ? »
Il n’a toujours rien dit, ni rien fait, alors que le blond le regarde de nouveau. Après tout, son regard n’est pas resté détourné très longtemps ; il n’y a que dans l’esprit d’Akiro que ça a duré des heures.
Et Jan sourit, et rit de nouveau, et il dit :
« C’est vrai, on n’est pas censé rencontrer de personnes qu’on connaît déjà ici. Enfin, de ce que j’avais compris. Au moins, nous voilà un allié, dans ce programme étrange et étranger ! »
Assez rapidement cette fois-ci, Akiro assimile ses propos, car il s’y intéresse trop. Son angoisse reste la même, n’augmentant ni ne descendant ; ce que Jan dit est trop impersonnel – trop impersonnel pour l’inquiéter, trop impersonnel pour le rassurer.
Toujours souriant, Jan hausse les épaules, et prend un air semblant désolé, avant d’ajouter :
« Du moins si tu ne te décides pas de justement te défouler sur moi pour montrer ton mécontentement, afin de sentir un sentiment de culpabilité que tu ne ressentirais pas si c’était inconnu. »
Il le regarde dans les yeux. Akiro fait de même, car après tout, il ne parvient pas à s’empêcher de ne faire que ça depuis tout à l’heure. Seulement, le regard de Jan semble confiant, et accompagne son sourire – celui-ci voit-il dans le regard de son interlocuteur qu’il est absolument terrifié ?
Une seconde peut-être passe, où il pense à ce qu’il vient d’entendre, immobile – puis il ferme les yeux et sourit bêtement.
« Pff, qu’il est bête. », se dit-il.
Il rouvre les yeux et regarde de nouveau Jan. Il sait bien que le plus bête des deux à cet instant est bien lui-même – il le regarde et voit qu’il va bien.
Il y croit, et n’y croit pas, mais en tout cas, il le voit.
S’en prendre à lui. Akiro rit tout aussi bêtement qu’il sourit. Décidément, Jan a tout compris, et c’est avec talent qu’il a dit exactement le contraire.
Bien sûr, le Jan qu’il a toujours connu n’a jamais été complètement sérieux. D’ailleurs, il a toujours été marquant en ses blagues, qui de son air absolument neutre quotidien lui ressortaient un sourire intelligent. Plus la blague était mauvaise, plus son sourire se voulait malin – ça a toujours été ainsi.
Il n’a pas complètement disparu, hein ?
Akiro le pousse légèrement par l’épaule, secouant la tête.
« Fous-toi de moi, va. », dit-il, ne pouvant s’empêcher de sourire, malgré ses sourcils toujours légèrement arqués de son angoisse toute récente.
Mais peu à peu, ses traits s’adoucissent. De nombreuses choses traversent son esprit, de choses qu’il pourrait dire ; des compliments, des idées, des blagues de toutes sortes lui viennent, mais c’est la plus bête, comme à son habitude, qui ressort.
« Je me vengerai de la fois où tu as tenté de me tuer en me poussant dans les escaliers, mais rien de plus. »
Il tire la langue. Il reste dans le thème, après tout. C’est du petit Jan qu’il a appris cet esprit.
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Jan Lyons le Jeu 25 Mai - 19:14


Phénomène.
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  Bien sûr, Akiro semble mal à l’aise. Ou malheureux, que Jan en sait-il ? Quoiqu’il en soit, il pouvait s’y attendre. Il a fait une erreur en se laissant détourner le regard, et il sait parfaitement qu’à présent, Akiro se sent coupable de quelque chose, et qu’il ne sait même pas quoi. Mais il n’y a rien qu’il puisse y faire, aussi lui rend-t-il son regard le plus calme, attendant sa réponse, ou tout simplement que les choses passent.
Et les choses passent ; Akiro ferme les yeux, et sourit. Fait-il cela de la même manière que Jan le fait, passant d’une vérité à un mensonge, ou est-il simplement parvenu à passer à autre chose ? Le blond se le demande l’espace d’un instant, mais il ne peut pas croire une seule seconde que son interlocuteur puisse mentir, aussi opte-t-il pour la deuxième option.
Akiro rouvre les yeux, le regarde, l’air légèrement inquiet, mais déjà rassuré, et lui pousse délicatement l’épaule.
« Fous-toi de moi, va. », dit-il.
Il semble aller mieux de seconde en seconde. Jan ne dit rien, et la seule chose qu’il fait de spécifique est de ne pas se crisper comme il l’aurait fait si n’importe qui d’autre l’avait touché. Il n’y réfléchit pas particulièrement ; il s’agit juste d’une sorte de confiance qu’il a conservée inconsciemment en ce jeune homme qu’il n’a pas vu depuis des années. Lorsque le toucher de quelqu’un lui est désagréable, il ne s’agit pas non plus d’un vœu, ou d’une pensée en soi – ce n’est qu’un réflexe, qui est, pour une raison ou pour une autre, absent avec cette personne-là.
« Je me vengerai de la fois où tu as tenté de me tuer en me poussant dans les escaliers, mais rien de plus. », Akiro ajoute-t-il.
Il tire la langue, comme pour confirmer que ce qu’il dit n’est qu’une blague, pour infirmer ce semblant d’agression que Jan lui donne ; mais celui-ci est surpris, et d’abord, entre-ouvre la bouche sans rien dire, sans voix.

  Le petit Jan n’avait jamais eu le moindre souci avec ses camarades de classe, ou qui que ce soit même au monde. Il avait toujours su parfaitement comment réagir et agir pour plaire aux gens. Son nouvel ami Akiro, cependant, était bien plus malchanceux – et bien qu’il n’ait strictement rien fait de mal, d’autres enfants s’étaient mis en tête de le détester. Il s’agissait de fausses rumeurs qui n’avaient fait qu’enfoncer sa réputation, bien sûr ; et Jan s’enrageait rien qu’à cette idée. Il ne pouvait supporter qu’on colporte de fausses rumeurs, lui qui aime tant tout savoir de chacun – ça ne fait que compliquer son travail. C’était, cependant, la première fois que ses sentiments à ce sujet devenaient plus qu’agacement. Comme un esprit protecteur entourait la pensée d’Akiro dans son esprit, et rien ne l’énervait plus que de savoir que des inconnus, des moins-que-rien, puissent vouloir lui faire du mal gratuitement.
Il ne pouvait cependant pas y faire grand-chose, et son ami lui assurait s’en moquer. Jan se taisait donc, bien qu’il sache que cette fausse tranquillité d’Akiro n’existait que parce qu’il se faisait sourd à toutes rumeurs, insultes ou mauvaises blagues.  
Personne n’avait rien contre Jan, et lui-même le savait, mais l’esprit cruel d’un enfant n’a pu que les mener à se servir de lui pour faire du mal indirectement – ou directement – à leur victime toute choisie. Il avait déjà entendu des manigances, menant à déstabiliser Akiro en le mentionnant lui, ou éventuellement des plans tous plus étranges et insensés les uns que les autres, pour que celui qui fasse mal au rouquin ne soit pas un inconnu, mais quelqu’un à qui il tenait clairement énormément.
Aussi, quand il a senti une main le pousser dans ces escaliers, il n’a pas été si surpris.
Ils se sont tout simplement croisés dans les escaliers, Jan descendant, et Akiro montant, par hasard.  Et à l’instant où l’un et l’autre se voyaient et se souriaient par politesse, une main pousse Jan – et il tombe directement, comme si la ligne lui était toute tracée, sur Akiro. Ils étaient assez haut dans la cage d’escalier, et ils culbutent tous les deux, tombant jusqu’en bas des escaliers.
Jan, entraînant son ami dans sa chute, plus dangereuse qu’elle n’a sûrement semblée aux abrutis l’ayant poussé, ne réfléchit même pas, et par réflexe, le serre contre lui ; d’une main il tient son dos, et de l’autre, il protège l’arrière de sa tête.
Et ils tombent, et la chute se fait plus lourde que même lui aurait pu l’imaginer. À vrai dire, ses deux mains lui font soudainement extrêmement mal, et il n’arrive qu’à s’imaginer ce qu’il serait arrivé s’il s’était agi de la tête de son ami, plutôt. Le reste de son corps, cependant, par-dessus Akiro, n’a pas touché le sol, aussi n’a-t-il ressenti que le choc, mais rien de douloureux.
Les gens avancent et passent, autour, comme s’ils n’existaient pas. Ils parlent, et Jan croit entendre comme au loin la voix d’Akiro l’appeler, mais il n’arrive même pas à y prêter attention. Tous ces sentiments, de colère, d’angoisse même, à l’idée de lui-même blesser son ami bien que ce ne soit absolument pas sa faute, l’immobilisent. Que ce soit pendant des secondes ou des minutes, il ne bouge pas, et il ne sait même s’il respire, ou s’il pense – puis il soupire, et son corps semble légèrement se décrisper.
Une seconde passe, et déplace ses mains, pour au moins relever son corps. Ses bras plus douloureux qu’il ne l’avait réalisé, cela s’avère plus laborieux que prévu, et à peine son torse relevé, il s’arrête, et fixe Akiro.
Celui-ci a l’air confus, et inquiet. Il lui demande des choses, telles que, ça va, Jan, ça va, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il ne semble pas blessé. C’est tout ce qui compte. Tant il est furieux, Jan n’arrive pas à dire quoi que ce soit. Il fixe son ami.
Il relève sa main droite, aussi agilement qu’il le puisse, et passe sa main sur le front, et dans les cheveux, du rouquin. Il fixe le vide. Il aimerait dire qu’il est désolé – désolé de s’être laissé tomber comme un idiot, désolé de n’avoir rien fait contre ses abrutis qui s’en prennent toujours à lui… Mais il ne dit rien.
Quelques secondes passent, le temps de son mouvement peut-être, et soudain Jan revient à ses esprits. Il prend une grande inspiration, et se relève soudainement. Toujours silencieux, il tend la main à Akiro pour l’aider à se relever, et ce fait, il lui tourne le dos, et ferme les yeux.
Il est trop furieux et confus pour parvenir à s’exprimer.
 
  Jan se souvient très bien de cet incident, et l’image même de sa réaction lui provoque un frisson. Ils en avaient vaguement reparlé après, mais il n’était jamais parvenu à vraiment expliquer son silence… ni l’autre chose. Il n’avait pas plus pu l’expliquer à Akiro qu’il n’avait pu se l’expliquer lui-même.
Il est normal que celui-ci ne conserve pas le même souvenir de cet incident que lui. Jan secoue la tête, et sourit, puis rit.
« Ha, c’est vrai, honnêtement, tu ferais bien de te venger. », dit-il.
Il jette un regard circulaire alentour. L’idée de gens, d’inconnus, de moins que rien, qui puissent blesser Akiro, lui traverse l’esprit, et il se dit soudain qu’il aimerait mieux être seul au monde avec lui, pour être sûr que rien ne lui arrive.
« Parce que toi tu ne lui feras pas de mal ? »
Mais effectivement, ce serait idiot.
« Il n’a pas besoin de toi »
Quelque part, il vaudrait mieux qu’Akiro soit tout simplement seul au monde, pour que rien ne puisse le toucher.
« Il n’est pas assez important pour que tu veuille tant son bien »
Mais c’est vrai, il peut bien se débrouiller.
Après tout, Jan petit était un idiot, qui n’avait pas encore la moindre expérience. Il n’aurait jamais dû tant vouloir protéger cet autre garçon lambda. Le plus grand lève le regard, et regarde ce garçon lambda, qui pour une raison ou pour une autre, existe toujours dans ce monde qui est celui de Jan, et qui tourne autour de Jan ; lambda de chez lambda. Il n’y a rien de spécial à son regard, son attitude, son physique, ce qu’il ressent. Il ne vaut rien de plus qu’un autre.
Jan regarde sa montre – car bien sûr, même cet objet vaut plus que cet humain lambda face à lui.
Il relève le regard.
« Je vais devoir y aller. On se reparlera une autre fois. », conclut-il, souriant poliment.
Il regarde son interlocuteur, attendant tout simplement sa réponse avant de partir, pour s’en débarrasser. Il le regarde dans les yeux car c’est ainsi qu’on s’adresse le plus poliment à quelqu’un…
Détourne le regard…
Et ajoute :
« … On peut échanger nos numéros de téléphone, si tu veux. »
« uuugh. »
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Akiro Lynn le Dim 11 Juin - 3:09

Surprise.
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Le blond semble surpris, et entrouvre la bouche, semblant sans voix. Ne sachant pas comment réagir à cela, Akiro regarde les lèvres de son interlocuteur, comme pour lire un sens en leur mouvement. Une seconde, puis deux – puis il relève la tête, ravalant sa salive, se sentant coupable de quelque chose, quelque chose dont il n’est pas certain.
Ayant réfléchi quelques secondes, Jan secoue la tête, comme pour se nettoyer l’esprit, et encore une fois transforme un sourire en rire. Cette habitude est charmante… se dit-il le rouquin. Trois petits points ; il devrait la prendre en exemple.
« Ha, c’est vrai, honnêtement, tu ferais bien de te venger. », Jan dit-il.
Akiro le fixe, et ce n’est que quand il réalise que son interlocuteur regarde alentour, qu’il décide de faire de même, pour ne pas sembler le fixer – mais n’était-ce pas ce qu’il faisait ?
Se répétant la dernière phrase qu’il vient d’entendre en boucle dans son esprit, il ne peut s’empêcher lui aussi de sourire. Se venger, quelle drôle d’idée ! Il sait bien que Jan à l’époque n’a nullement souhaité l’attaquer, et l’a bousculé contre son gré – et la seule façon dont il puisse se venger de cet incident serait de le rendre confus, car c’est bien, en bas de ces escaliers, ce que lui a fait. Le jeune homme ferme les yeux, et re-visualise cet instant, re-visualise la tête de Jan au-dessus de la sienne ; et il peut sentir sa main contre son front de nouveau, lorsqu’il entend :
« Je vais devoir y aller. On se reparlera une autre fois. »
Tiré de sa rêverie, Akiro ouvre les yeux et retourne la tête précipitamment. C’est bien la tête de Jan qui est face à la sienne, mais sa main est à sa place, bien heureusement.  Le rouquin hausse les épaules, comme pour écarter de lui un fantôme électrifiant qui le tiendrait ; décidemment, il ne comprendrait jamais… ni lui, ni lui-même.
Il est surpris par ce qu’il entend. C’était évident, mais il ne l’avait pas réalisé – évidemment, cet échange devait venir à une fin un jour, et son interlocuteur a une vie en dehors de son monde. Ne sachant pas quoi répondre, il baisse le regard. « Ah », pense-t-il seulement. Quelle qu’en soit la raison, il aurait bien aimé parler ainsi plus longtemps, que cela soit pour le plaisir simple de retrouver ce vieil ami à qui il avait tant tenu, ou pour ce but qu’il s’est déjà donné, d’extraire ce réel ami à qui il avait tant tenu de l’acteur qui se tient face à lui.
Réfléchissant à ce qu’il allait répondre pour ne pas montrer sa peine exagérée à déjà perdre quelqu’un qu’il n’a pourtant pas vu depuis des années, il relève la tête, et croise son regard. L’air de celui-ci est poli, si poli, et si anonyme… qu’Akiro préfèrerait encore le voir pressé de partir. Jan soutient son regard apparemment plus facilement que lui n’y parvient, mais c’est lui qui détourne les yeux le premier – et avant que lui n’ait pu parler, ajoute :
« … On peut échanger nos numéros de téléphone, si tu veux. »
Akiro bondit, et presque physiquement. Voilà ce qui manquait ; il n’était pas obligé de le perdre. Sûrement aurait-il pu lui-même demander cela, mais peut-être son esprit lui en bloquait-il l’idée, car il voulait trop savoir s’il était le seul à vouloir garder contact.
Akiro le timide, Akiro l’asocial, saute de joie à l’idée d’échanger son numéro avec quelqu’un, et l’angoisse si proche de devoir envoyer un premier message, ou de l’attendre, lui paraît étrangement délicieuse. Cela n’a pas le moindre sens, mais cela doit être l’effet de Jan – pourquoi se cacher qu’il adorait Jan, et qu’il l’adore toujours, pour tout, en tout ?
Il l’adore tel on adore un ami proche, trois petits points.
Cette idée l’excite tant qu’il ne trouve plus ses mots ; et il attrape de sa poche un petit carnet et un crayon mille fois taillé qu’il garde constamment sur lui, et y note son numéro, qu’il a appris par cœur de toute manière déjà, au cas où. Il arrache la feuille du carnet et la pose dans la main de Jan, qui l’a tendue comme par réflexe en le voyant manigancer, et sur ce, le regarde rapidement, mais attentivement, une dernière fois avant de dire :
« Alors, je file. », et c’est ce qu’il fait. Il sourit, et tourne les talons, partant rapidement sans courir, avançant légèrement comme poussé par une brise.
Ce n’est pas s’enfuir s’il a donné son numéro juste avant. « Chut. »
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

Message par Jan Lyons le Dim 18 Juin - 1:55


Phénomène.
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     Akiro semble très heureux à l’idée d’échanger leurs numéros. Trop heureux, même. Aurait-il quelque chose derrière la tête ?
À cette idée, Jan hausse les épaules. Non, bien sûr que non – il doit juste être sincèrement heureux, que cette conversation se soit bien passée, probablement. Après tout, il n’a jamais été très à l’aise socialement, et venir lui parler a dû être un énorme effort.
Une partie de Jan veut lui dire qu’elle est fière de lui, une autre s’écrie qu’il n’a pas à l’infantiliser, et une autre encore lui dit qu’elle se fout bien des sentiments d’un garçon de son âge qui ne sait même pas correctement s’exprimer.
« Hm. »
Il fronce les sourcils.
« Quelles conneries. »
Il essaie de virer ses pensées rapidement vers autre chose – ah, tiens. Lui et Akiro, aussi bons amis qu’ils aient été à l’époque, n’ont jamais conversé par SMS. Ils n’avaient pas de portables à l’époque. Ils étaient si proches, et voilà que c’est maintenant, qu’ils ne sont que des inconnus sans presque plus de lien, qu’ils ont la possibilité de se contacter n’importe quand. Les miracles de la technologie, disent-ils. Que se seraient-ils dit à l’époque ? Des choses intéressantes, sûrement. Akiro était quelqu’un d’intéressant, autrement, il l’aurait ignoré.
Voir celui-ci bouger dans tous les sens le tire de sa rêverie. Alors qu’il a sorti un carnet et y note son numéro, Jan le regarde, suivant de la tête tous ses mouvements. On dirait que l’idée l’intéresse définitivement. Heh. Pas que Jan en ait douté un seul instant.
Comme par réflexe, il tend la main pour qu’Akiro y pose son petit papier, et c’est ce qu’il fait – et il le regarde une dernière fois de ses beaux yeux verts et lui sourit.
« Qu’est-ce que ça peut bien te faire que ce soit mignon ?! »
Ça l’est, c’est un fait.
« Alors, je file. », dit-il, et le voilà qui s’en va, d’une démarche légère, qui semblerait empressée, tout comme emplie d’allégresse.
Jan fixe le bout de papier dans sa main qu’il n’a pas bougée, et ne peut pas s’empêcher de sourire. Ce n’est pas ce qu’il appellerait tout à fait un échange. Il remue la tête, comme s’il était exaspéré, mais ce léger sourire aux lèvres; et il range le numéro dans sa poche, se disant que c’est bien Akiro, ça, et que c’est encore plus Akiro d’être probablement déjà en train de mourir d’envie de hurler en réalisant sa bêtise.
Autant de pensées qu’elles le voudront pourront lui hurler des insultes ou des idioties, Jan n’en a rien à faire. La présence du rouquin ne peut pas lui faire de mal, il suffit de le regarder pour savoir ça. Trop gentil, trop pur, il ne peut se faire du mal qu’à lui-même…
Ou peut-être Jan pourrait-il lui faire du mal.
Cela ne lui ferait-il pas lui-même du mal ?  
Heh, bêtises. Il y pense bien trop. Pourquoi veut-il tant que du mal ressorte d’un vieil ami en qui il avait confiance, petit ? Peut-être est-ce ce que les gens appellent un mauvais pressentiment. Mais Jan n’y croit pas.
Ils se parleraient de temps en temps comme de vieux amis, et n’ont pas à être aussi proches que dans le temps. Personne ne peut être proche de Jan, voyons. Il est bien au-dessus de ça, ha !
Il tourne les talons, pour rentrer chez lui cette fois-ci. La maladresse d’Akiro ne sera au moins pas allée jusqu’à partir dans le même sens que lui, tant mieux pour ce pauvre chou. Ha ! Jan ferait bien de lui envoyer un SMS dès son arrivée chez lui, pour lui éviter trop d’angoisses et d’attentes.

     Un petit Jan et un petit Akiro dans une salle d'informatique. Un travail en binôme interclasse, voilà qui est pratique quand on connaît un rouquin dans l'autre classe qui s'avère ne pas pouvoir, ni même vouloir se mettre avec qui que ce soit d'autre.
Un regard sur l'écran d'à côté. Un post it, chose que les professeurs semblent voir comme la preuve de sérieux sur un document ou un ordinateur du moment, indique le nom de leur binôme: Lauliver. Il semble moins studieux que... hmm... comment s'appelle leur binôme ? "Akijan" est écrit sur le post it au dessus de leur écran. Hm. Jan n'est pas fan de cette idée de mélanger les prénoms pour nommer chaque duo, mais il doit admettre que si on lui avait laissé la possibilité, il aurait passé de longues minutes à réfléchir à un nom.
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas ce qu'il regardait initialement. Sur l'écran d'à côté, il semble y avoir une conversation d'ouverte avec un autre binôme, et cela en soi n'intéresse pas trop le blondinet - son attention est plutôt appuyée sur ces petits emojis qu'ils utilisent dans littéralement tous leurs messages.
Il se retourne pour regarder son camarade, qui semblait regarder cet écran lui aussi, ce qui est compréhensible, tant le travail sur leur propre écran est passionnant. Il chuchote:
« C'est une nouvelle mode, les emojis à la japonaise ? »
L'autre lui répond de la même manière:
« Je sais pas. Mais c'est mignon. Je les utiliserais peut-être aussi. »
« Hmm... »
« Pas toi ? »
« ... Ouais, en fait si. J'aime bien. »

     Il y mettrait de ces petits emojis japonais idiots. Il ne les jamais utilisés, mais ça rappellerait des souvenirs plaisants.            
Que ne ferait-on pas pour ces yeux verts ? Ce n’est pas que Jan… Hein ?
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Re: Phénomène. [Akiro Lynn]

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